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Philippe II Auguste

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Philippe II
Portrait imaginaire de Philippe II par Louis-Félix Amiel, 1837
Portrait imaginaire de Philippe II par Louis-Félix Amiel, 1837
Naissance 21 août 1165 Paris
Décès 14 juillet 1223 Mantes (Yvelines)
Père Louis VII le Jeune
Mère Adèle de Champagne
Conjoint Isabelle de Hainaut
Ingeburge de Danemark
Agnès de Méranie
Enfants Louis VIII le Lion Marie de France, Philippe Hurepel de Clermont, Pierre Charlot le fils illégitime
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Sceau représentant Philippe II Auguste. Paris, XIIIe siècle.

Philippe II de France, dit Philippe Auguste1, est né à Paris en 1165 et mort à Mantes en 1223. Il fut roi de France de 1179 à 1223 à seulement 14 ans. Il est le fils et successeur de Louis VII et fait partie de la dynastie capétienne.

Problèmes avec l'Église catholique[modifier | modifier le wikicode]

Philippe Auguste se maria trois fois. Sa première femme Isabelle, fille de Baudouin V, comte de Hainaut, lui apporte en dot la province de l'Artois ; ils eurent un fils, le futur Louis VIII. Mais Isabelle meurt en 1190. Philippe II épouse en 1193, Ingeburge, sœur de Canut IV, roi de Danemark, mais il change d'avis dès le lendemain pour épouser peu après Agnès de Méranie. Le pape Innocent III excommunie (L'excommunié est chassé de la communauté, n'importe qui peut l'attaquer et lui prendre ses biens) le roi et frappe le royaume d'interdit (Plus aucun acte religieux ne peut être fait). Philippe Auguste doit céder et en 1200 reprend pour épouse Ingeburge, mais la maintient en captivité jusqu'en 1213.

La lutte contre les Plantagenêts d'Angleterre[modifier | modifier le wikicode]

Philippe II est le dernier roi capétien à avoir été sacré du vivant de son père. Il passe la plus grande partie de son règne à lutter contre la famille des Plantagenêts dont les énormes possessions en France étaient une menace pour le pouvoir royal. Il soutient la révolte de Richard Cœur de Lion contre son père Henri II Plantagenêt, puis les intrigues de Jean sans Terre contre son frère Richard. Il participe à la troisième croisade (1191) en compagnie de Richard Cœur de Lion, l'abandonne pour rentrer en France afin d'attaquer les possessions de Richard. Philippe II suggère à l'empereur allemand de s'emparer, en Autriche, de Richard sur le chemin de retour. Libéré, ce dernier reprend victorieusement la lutte et Philippe II n'est sauvé du désastre que par la mort inattendue de Richard en 1199.

Philippe s'en prend alors à Jean sans Terre frère et successeur de Richard. Philippe profite d'une querelle entre Jean sans Terre et une puissante famille française du Poitou : devant le refus de Jean sans Terre de se présenter devant son suzerain Philippe celui-ci lui confisque en 1202 la Normandie, le Maine, la Touraine et l'Anjou. Jean sans Terre ayant réussi à former une coalition, le prince Louis bat le roi d'Angleterre en Anjou tandis que le roi Philippe II bat les alliés des Anglais, l'empereur allemand Otton IV de Brunswick, le comte Ferrand de Flandres, Renaud comte de Boulogne et Henri duc de Brabant à la bataille de Bouvines (1214).

Un roi qui augmente le pouvoir des Capétiens[modifier | modifier le wikicode]

Agrandissement du domaine royal[modifier | modifier le wikicode]

Grâce à sa victoire à la bataille de Bouvines, Philippe II agrandit le domaine royal de la Normandie, du Maine, de l'Anjou, de la Touraine et de la Saintonge. Par son mariage, il devient maître de l'Artois. Il obtient également l'Auvergne et de grandes seigneuries en Picardie.

Évolution du domaine royal entre 1180 et 1223.

Des représentants du roi dans tout le domaine royal pour faire respecter ses ordres[modifier | modifier le wikicode]

Le roi de France de l'époque a pour unique revenu les impôts qu'il perçoit sur les paysans et les habitants de villes de son domaine personnel (le domaine royal). Philippe II organise l'administration du domaine royal désormais agrandi en y installant des baillis (ou sénéchaux dans l'ouest et le sud) qui le représentaient sur place (comme les préfets d'aujourd'hui). Ils sont nommés par le roi et s'occupent de la justice, des finances et de l'armée royale dans leur région.

De nouveaux "ministres" pour l'aider[modifier | modifier le wikicode]

Au niveau du gouvernement central, il supprime la fonction de sénéchal et répartit ses attributions entre le connétable responsable de l'armée royale, le chancelier, responsable de la justice royale et garde du sceau royal.

Le choix de Paris comme capitale[modifier | modifier le wikicode]

Une ville mieux protégée, tout comme l'argent du roi et la mémoire de ses lois[modifier | modifier le wikicode]

En fixant le trésor et les archives royales à Paris, le roi fait réellement de cette ville la capitale du royaume. Il assure la sécurité des 120 000 habitants en faisant construire la forteresse du Louvre et une nouvelle enceinte pour protéger Paris. Il fait paver les rues.

Enfin, il regroupe les écoles de la capitale et fonde l'université en 1200.

Philippe II favorise le mouvement des communes qui luttaient contre leurs seigneurs pour obtenir leur liberté.

Au même moment… dans le monde

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. On l'appelle ainsi car il est né au mois d'août

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]