Quatrième maison d'Orléans

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Armoiries de la famille d'Orléans.

La quatrième maison d'Orléans, autrement appelée maison d'Orléans, est une maison royale française, issue de Philippe, duc d'Orléans, frère du roi Louis XIV. C'est une branche cadette de la maison de Bourbon.

Philippe d'Orléans[modifier | modifier le wikicode]

Philippe, duc d'Orléans, fondateur de la quatrième maison d'Orléans.

Philippe de France, né en 1640 et mort en 1701, fils cadet du roi Louis XIII et d'Anne d'Autriche reçut à sa naissance le duché d'Anjou en apanage, puis le duché d'Orléans après la mort de son oncle Gaston d'Orléans. Il épousa Henriette d'Angleterre, qui mourut peut-être empoisonnée1 et dont il eut deux filles. Puis il se remaria avec princesse Palatine, dont il eut notamment Philippe III d'Orléans (le Régent). La quatrième maison d'Orléans est issue de ce mariage.

L'apanage du duché d'Orléans[modifier | modifier le wikicode]

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Les Orléans durant la Révolution[modifier | modifier le wikicode]

Philippe Égalité

En 1792, Louis-Philippe II d'Orléans – arrière-petit-fils du Régent - change son nom en « Philippe Égalité », pendant que son fils, le duc de Chartres (le futur roi Louis-Philippe Ier) participe aux batailles de Jemmapes et de Valmy. Philippe Égalité vote en 1793 la mort de son cousin Louis XVI, mais quelques mois plus tard (novembre 1793), il monte à son tour sur l'échafaud. Son épouse est emprisonnée à Paris et leurs plus jeunes fils à Marseille ; seul le fils aîné, Louis-Philippe, nouveau duc d'Orléans, reste en liberté. Il s’exile alors en Suisse.

Les Orléans durant le Premier Empire et la Restauration[modifier | modifier le wikicode]

Quand Napoléon Bonaparte devient empereur des Français, Louis-Philippe s'installe en Angleterre. C'est là-bas qu'il épousera en 1809 Marie-Amélie de Bourbon Sicile, avec laquelle il aura dix enfants. Napoléon abdique en 1814 et Louis XVIII devient roi de France ; son frère Charles Philippe, comte d'Artois et leur cousin Louis-Philippe d'Orléans reviennent alors en France.

Les Orléans durant la Monarchie de Juillet[modifier | modifier le wikicode]

Louis-Philippe Ier
Article à lire Article à lire : Monarchie de Juillet
Article à lire Article à lire : Révolution française de 1830

En 1830, les Trois Glorieuses éclatent à Paris. Charles X est renversé : c'est la fin de la Seconde Restauration. C'est le cousin du roi, Louis-Philippe d'Orléans, qui devient roi des Français. Alors, deux chambres royalistes se forment, la chambre des légitimistes (où en 1830 le prétendant est Charles X) et les orléanistes (étant au pouvoir de 1830 à 1848). Des querelles dynastiques éclatent.

Le nouveau roi, Louis-Philippe, est mal aimé des Européens. Les autres souverains le font passer pour un usurpateur. Seule la reine Victoria du Royaume-Uni viendra en visite officielle en France durant son règne. Louis-Philippe échappa à plusieurs tentatives d'assassinat et de renversement2.

La Monarchie de Juillet fut renversée lors de la Révolution française de 1848. Elle laissa place à la Deuxième République le 25 février 1848, et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu président de la République le 10 décembre de la même année.

Les orléanistes après le pouvoir[modifier | modifier le wikicode]

Après la chute de l'Empire[modifier | modifier le wikicode]

Le 2 septembre 1870, l'Empire abdique. Il est remplacé le 4 septembre par la République. À l'Assemblée nationale, où la plupart des députés sont royalistes, une Troisième Restauration est envisageable. Une solution de compromis est trouvée : Henri V (légitimiste) règne jusqu'à sa mort et son cousin, Philippe VII (orléaniste) lui succédera. Mais Henri V refuse de gouverner avec le drapeau tricolore (symbole républicain) et veut le drapeau blanc (symbole royaliste légitimiste). La restauration échoue. Alors, Henri V et Philippe VII ne régnèrent pas. Les Orléans restent en France et les Bourbons repartent en Autriche. Mais le 22 juin 1886, Jules Grévy fait voter la loi d'exil. Tous les membres d'une famille ayant régné sur la France doivent quitter le territoire français. Les Orléans prennent alors le chemin de l'exil.

Après la mort de Philippe d'Orléans en 1894, plusieurs prétendants au trône se succédèrent. En 1950, la loi d'exil est abolie. Les Orléans rentrent en France.

Aujourd'hui[modifier | modifier le wikicode]

L'actuel chef de la maison d'Orléans est Jean d'Orléans (1965), qui a pour héritier son fils aîné, Gaston d'Orléans (2009).

Liste des prétendants depuis 1848[modifier | modifier le wikicode]

1 – Louis-Philippe Ier, roi des Français de 1830 à 1848.

2 – Philippe d'Orléans (1838-1894), « Philippe VII » de 1850 à 1894.

3 – Philippe d'Orléans (1869-1926), « Philippe VIII » de 1894 à 1926.

4 – Jean d'Orléans (1874-1940), « Jean III » de 1926 à 1940.

5 – Henri d'Orléans (1908-1999), « Henri VI » de 1940 à 1999.

6 – Henri d'Orléans (1933-2019), « Henri VII » de 1999 à 2019

7 – Jean d'Orléans (1965), « Jean IV» depuis 2019

Portraits des prétendants orléanistes depuis 1848[modifier | modifier le wikicode]

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. Ses contemporains ont cru à un empoisonnement ; actuellement, les historiens pensent que sa mort est peut-être due à une maladie : péritonite, occlusion intestinale (?)...
  2. C'est la reine Victoria qui accueillit les Orléans lors de leur exil.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Le portail de la Monarchie française —  De Clovis à Napoléon III. Les rois, les reines, les institutions royales.