Justice

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Allégorie de la justice : la balance, le glaive et les yeux bandés

La justice désigne deux choses :

  • la notion de redonner à chacun ce qui lui revient ;
  • l’organisation d’êtres humains qui permet de faire cela : magistrats, procureurs, juges, etc., regroupés au sein de l’institution judiciaire (le ministère de la Justice et les tribunaux), et les professions qui en dépendent comme les avocats.

Définition[modifier | modifier le wikicode]

La justice est un principe. La base de ce principe est qu’il faut respecter les lois et que tous les êtres humains sont égaux devant ces lois. L’injustice arrive lorsque ce principe n’est pas respecté. Par exemple, à l’école, un élève qui commet une mauvaise action, comme, par exemple, mettre de la colle sur la chaise du professeur, puis qui en accuse un autre de l’avoir fait. Si c’est cette personne qui est punie, alors il y a eu injustice car une personne a été punie alors qu’elle n’avait rien fait, et une personne n’est pas punie malgré qu’elle ait fait quelque chose de mal. La justice reviendrait dans ce cas à redonner à chacun ce qui lui revient : celui qui a mis de la colle doit être puni et celui qui n’a rien fait (il est innocent) ne doit pas recevoir une punition.

Dans cet exemple simple de la vie de tous les jours, on retrouve tout ce qui fera la justice. D’abord, il y a une loi qui a été transgressée. Dans ce cas, la loi est simple : il ne faut pas mettre de la colle sur la chaise du professeur car cela va abîmer ses vêtements et n’est pas respectueux. Puis, il y a un accusé. Il y a aussi un accusateur, qui sera ce qu’on appelle le procureur. Son rôle est de dire : il y a eu une loi non respectée ; il devra dire quelle loi n’a pas été suivie et comment, normalement, il faudrait rendre justice.

Il y a aussi la notion de punir la personne selon la gravité de ses faits. Il ne serait pas juste en effet de condamner au bagne à vie une personne parce qu’elle a volé un morceau de pain. C’est pourtant ce qui s’est passé avec Jean Valjean, le personnage principal du roman de Victor Hugo, Les Misérables. De nos jours, ce serait inacceptable. Pourtant, cela l’a été un jour. Cet exemple nous apprend que les crimes et délits et les peines qui leur sont appliquées varient suivant les époques, mais aussi suivant le pays considéré.

Les principes de la justice en France et dans les pays occidentaux[modifier | modifier le wikicode]

En France, en Belgique, en Suisse comme dans tous les pays occidentaux, la justice, en tant qu’institution, repose sur des principes qui garantissent un jugement équitable :

  • la justice est la même pour tous, que l’on soit citoyen ou étranger résident, car la même loi s’applique à tous les habitants (ce n’était pas le cas avant la Révolution française de 1789) ;
  • la justice ne peut agir rétroactivement (cela veut dire « agir en retournant en arrière », comme si une loi agissait sur quelque chose qui s’est passé avant sa naissance) ; c'est-à-dire que l’on ne peut pas être poursuivi et condamné sur base d’une loi si cette loi n’existait pas au moment où les faits reprochés ont été commis (le principe est « nul n'est censé ignorer la loi ») ;
  • la justice est gratuite ; cependant les frais liés à l’assistance d’un avocat doivent être payés par les parties qui s’affrontent, mais on peut demander l’assistance d’un avocat commis d’office dont la prestation (c’est-à-dire le travail de l’avocat) est payée par l’État ;
  • la justice est indépendante ; les juges nommés par le ministre de la justice sont indépendants de tous pouvoirs (politiques, financiers, médiatiques...) une fois qu’ils sont nommés ; les juges ne peuvent être remplacés ou déplacés que s’ils donnent leur propre accord ;
  • la justice est contradictoire ; chaque partie peut défendre son point de vue et voir ce point de vue confronté pendant le procès et chaque partie bénéficie des mêmes informations (l’accès au dossier) ;
  • la justice est rendue selon des règles que tout le monde peut connaître et qui sont énoncées dans les codes de procédure ; le non-respect de la procédure peut faire l'objet d'un recours, ultimement en cour de cassation qui peut décider d’un nouveau procès plus fidèle aux règles de procédure ;
  • la justice est publique : les personnes concernées par un procès les prévenus (appelés autrefois les accusés), les parties civiles et leurs défenseurs, les magistrats, les témoins — agissent en présence du public pendant les audiences et les actes (traces écrites) des procès sont publiés et consultables par le public ; cependant il peut y avoir des cas où le public est exclu de la salle d'audience — c’est le huis clos (c’est souvent le cas pour la justice pour les mineurs) ;
  • la justice repose sur la présomption d’innocence : tant qu’il n'a pas été déclaré coupable, un prévenu est considéré comme innocent ;
  • la décision de justice est prise selon l’intime conviction des juges ou des jurés ; la preuve des faits n’est pas obligatoire ; la décision de condamnation est prise à la majorité et non à l’unanimité ;
  • la peine doit être proportionnée aux faits reprochés au condamné : elle ne doit être ni trop grande, ni trop petite.

Représentation et symbolique[modifier | modifier le wikicode]

La justice est souvent représentée par la personnification allégorique appelée Dame Justice (ou Justitia), comme le montre l’image ci-dessus. Cette image représentant la justice sous des traits humains provient du panthéon romain, où cette divinité de la religion romaine porte plusieurs symboles qui caractérisent la justice. Tout d’abord, elle a les yeux bandés, ce qui signifie que la justice doit être impartiale, c’est-à-dire ne prendre parti pour personne. Elle porte aussi un glaive, une lance ou une épée, symbolisant qu’elle peut appliquer des punitions et des peines. Enfin, elle soutient une balance qui caractérise l’équité, ainsi que l’égalité entre les parties qui s’affrontent dans un procès.

Dans les représentations modernes, on la voit aussi parfois avec un livre ou des parchemins, qui représentent le fait que la justice doit être basée sur la loi. L’idée que, en matière de justice, la loi est supérieure à tout, est un ajout venu non pas de la symbolique romaine, mais du judaïsme et du christianisme qui, dans tous les pays occidentaux (même laïques), a été reprise dans les principes de base de la politique et du droit.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Source[modifier | modifier le wikicode]

Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Justice de Wikipédia.

Vikiliens pour compléter[modifier | modifier le wikicode]

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