Seconde Guerre mondiale

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Seconde Guerre mondiale
Le 1er septembre 1939, des soldats allemands brisent les barrières frontières polonaises dans la région de Dantzig. C'est le début de la Seconde Guerre mondiale.
Le 1er septembre 1939, des soldats allemands brisent les barrières frontières polonaises dans la région de Dantzig. C'est le début de la Seconde Guerre mondiale.
Informations générales
Dates 1er septembre 1939 - 3 septembre 1945
Lieu Monde entier
Cause Invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie
Issue Victoire des Alliés, début de la Guerre froide.
Changements territoriaux Occupation de l'Allemagne, de l'Autriche et du Japon
Belligérants
Axe
Troisième Reich Troisième Reich
Japon Japon
Italie Italie
Hongrie Hongrie
Roumanie Roumanie
Bulgarie Bulgarie
Croatie Croatie
Slovaquie Slovaquie
Thaïlande Thaïlande
France France (sous le nom d’état Français ou Régime de Vichy 1940-1944)
Commandants
Forces en présence
Pertes
Militaires : 16 000 000
Civils : 45 000 000
Totales : 61 000 000
Militaires : 8 000 000
Civils : 4 000 000
Totales : 12 000 000
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La Seconde Guerre mondiale est un conflit majeur qui se déroule du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945. Elle oppose deux camps : les Alliés et les puissances de l'Axe. Les opérations militaires se sont d'abord déroulées en Europe de l'Ouest (et Pologne), puis en Europe de l'Est (Russie), avant de s'étendre à l'Asie et au Pacifique, et à l'Afrique du Nord.
Les pays de l'Axe ont remporté les plus grandes victoires jusqu'en 1942, avant d'accumuler les défaites pour finalement capituler en 1945.

Pendant cette guerre, l'Allemagne nazie et le Japon se sont livrés à des atrocités contre les populations civiles des pays qu'ils occupaient, en particulier en Europe avec l'extermination des juifs.

Une petite partie des populations occupées a accepté de collaborer avec les armées d'occupation. Une autre petite minorité a choisi la Résistance contre l'occupant. La majorité de la population a surtout été occupée à trouver des moyens pour se nourrir et à échapper aux nombreux bombardements ou opérations policières menées par les occupants.

La Seconde Guerre mondiale a été la guerre la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité, ayant fait au total plus de 62 millions de morts et d'immenses dégâts matériels.

Causes de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Article à lire Article à lire : Causes de la Seconde Guerre mondiale

De multiples causes ont contribué à lancer la guerre. Certaines remontent à la Première Guerre mondiale, d'autres sont plus récentes.

Traité de Versailles[modifier | modifier le wikicode]

Premièrement, la signature du Traité de Versailles1 à la fin de la Première guerre mondiale impose des mesures extrêmement sévères aux perdants du conflit et notamment à l'Allemagne, qui voit cette défaite et ces mesures comme une véritable humiliation2. Elle perd 20 % de son territoire et 10 % de sa population, elle doit payer des indemnités de guerre énormes (132 millions de marks-or), et elle perd ses brevets tandis que ses fleuves sont internationalisés, empêchant au pays de faire payer des droits de douane. Elle doit également fournir du matériel aux vainqueurs. Enfin, elle n'a pas l'autorisation de reconstituer une grande armée et l'ouest du Rhin doit être démilitarisé. Ces très lourdes conditions font naître un désir de revanche chez les Allemands, ainsi que chez leurs alliés qui ont eux aussi eu des sanctions.

Crise économique et montée du totalitarisme[modifier | modifier le wikicode]

En 1929, le monde est frappé par une crise économique sans précédent, qui ruine l'économie de plusieurs pays et sèche celle des plus puissants3. Celle des pays vaincus, rudement affaiblis, s'effondre, surtout en Allemagne. Cette crise entraîne alors une montée des régimes totalitaires, notamment le fascisme en Italie(1922) et le nazisme en Allemagne : ces régimes seront au centre de la guerre quelques années plus tard.

En effet, ces deux derniers régimes sont des dictatures voulant étendre leur territoire. L'Italie fasciste de Benito Mussolini souhaite conquérir plusieurs pays européens et en africains, et réussit à s'emparer de l'Éthiopie ainsi que de l'Albanie.
L'Allemagne nazie d'Adolf Hitler pense de son côté que l'humanité est composée de plusieurs races qui ne sont pas égales entre elles : les juifs constitueraient ainsi la plus basse des races tandis que les aryens, dont font partie les Allemands, formeraient la plus puissante, celle qui devrait gouverner le reste du monde. Ainsi, Hitler estime que son pays doit conquérir un « espace vital », et commence à mener dès la fin des années 30 une politique de conquête pour de nouveaux territoires, ainsi qu'une politique de rejet voire d'élimination des races dites « inférieures ».
L'Italie et l'Allemagne se rapprochent alors et sont donc prêtes à collaborer pour étendre leurs territoires, malgré le peu d'estime et l'absence d'amitié que les deux dictateurs ont entre eux.

Avec la guerre d'Espagne, la situation est déjà très tendue en Europe. En effet, les futurs principaux acteurs de la guerre s'y affrontent : les nationalistes menés par le général Franco sont aidés par l'Allemagne et l'Italie, tandis les républicains sont plus ou moins soutenus par l'URSS, alors dirigée par Staline. Ce contexte d'affrontement entre les deux forces a été l'un des facteurs du déclenchement de la guerre quelques mois plus tard.

Début de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne (sous le prétexte d'une agression polonaise) et marque le début de la guerre. Cette invasion faisait en fait secrètement partie du pacte germano-soviétique conclut quelques mois auparavant avec l'URSS. Ce dernier s'empare de l'Est de la Pologne dans le mois à suivre.
La France et le Royaume-Uni, alors alliés à la Pologne, réagissent à l'agression et entrent en dans le conflit deux jours plus tard. Ces deux pays choisissent toutefois une stratégie défensive : leurs armées attendent l'attaque de l'Allemagne derrière la ligne Maginot. Vers le 7 septembre, ils envahissent la Sarre, mais reculent très rapidement par peur que l'Allemagne contre-attaque.

Au printemps 1940, les Alliés se préparent à couper l'approvisionnement en fer de l'Allemagne, qui passe par la Suède vers le Reich par la Norvège, mais l'opération tourne mal. L'Allemagne envahit alors le Danemark et la Norvège le 9 avril 1940. En mai 1940, les troupes du Reich démarrent leur offensive à l'Ouest en envahissant les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. Elles entrent en France en passant par les Ardennes, prenant ainsi les armées françaises et anglaises de surprise. Pendant ce temps, l'armée soviétique s'empare des pays baltes et d'une partie de la Pologne, en application du pacte germano-soviétique d'aout 1939.
Le 22 juin 1940, la France, alors gouvernée par le maréchal Pétain, signe l'armistice et voit les deux-tiers de son territoire, au nord et au sud-ouest, occupé par les Allemands.

À l'automne 1940, le Royaume-Uni est le seul pays d'Europe à résister aux Allemands, malgré les bombardements de ses villes par l'aviation allemande (la „Luftwaffe“).

En Asie, l'armée japonaise, déjà en guerre en Chine de l'Est contre les nationalistes et les communistes chinois, s'empare de l'Indochine française, et menace la Birmanie et l'Australie.

Les opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Opérations militaires pendant la Seconde Guerre mondiale.

Occupation des pays vaincus[modifier | modifier le wikicode]

Après avoir signé l'armistice, le maréchal Pétain s'installe à Vichy et instaure un régime autoritaire dans la zone libre française, qui correspond alors au centre-sud et sud-est de la France. L'armée allemande réquisitionne les richesses et la population française manque de tout.

Collaboration avec l'occupant[modifier | modifier le wikicode]

La première collaboration avec l'occupant est celle du régime de Vichy : le 30 octobre 1941, le maréchal Pétain déclare aux français que l'État français et le Troisième Reich collaboreront. L'État français fournit par la suite de la nourriture et du matériel de guerre aux nazis, et fait arrêter et déporter 76 000 Juifs qui étaient installés en France.
Certains français font le choix de la Collaboration : ils dénoncent des résistants ou des Juifs : on les appelle les « vichystes » ou les collaborateurs.
Parmi les collaborateurs , il y a la Milice : il s'agit d'une organisation constituée de volontaires français, mise en place par le gouvernement de Vichy et qui travaillait en étroite collaboration avec la Gestapo. La Milice traquait les juifs et également les maquisards. Les personnes qui s'engagent dans la Milice sont des jeunes hommes et jeunes femmes qui veulent pour la plupart se soustraire au Service du travail obligatoire (STO) et résister.

Par cette aide active donnée aux allemands, les « vichystes » et l'administration de Vichy (désignant alors l’« État français ») participeront plus ou moins directement aux génocides nazis, mais aussi à d'autres crimes contre les Résistants, les adhérents à la France Libre, les communistes, etc.

Résistance à l'occupation[modifier | modifier le wikicode]

Résistants du ghetto de Vilnius

Tandis que certains collaborent avec l'occupant, d'autres lui résiste : ce sont les Résistants. Au cours de la guerre, la résistance a pris plusieurs formes :

  • La résistance civile : elle consiste à réaliser des actions non-militaires, comme de la propagande, la fabrication de faux papiers, la réquisitionneu courrier, la coupure des lignes téléphoniques ou encore le fait de faire dérailler des trains, dans le but d'embarasser l'ennemi et de l'empêcher de mener à bien ses plans.
  • La résistance militaire : les personnes pratiquant ce type de résistance sont l'affrontement direct avec les Nazis. Plusieurs groupes se sont formés, comme les maquis en France, ou l'armée de Tito en Yougoslavie qui a mené une guérilla contre l'occupant.

En plus de cela, une résistance extérieure est active, avec ses membres qui se battent aux fronts, comme les Forces Françaises libres en Afrique saharienne.
Au niveau de la frontière entre la zone libre et occupée, des personnes appelées passeurs s'engageaient à faire passer des enfants comme des adultes en zone libre contre de l'argent. Bien que les prix étaient généralement compris entre 1 000 à 20 000 francs, certains réclamaient des sommes bien plus importantes, jusqu'à de l'or.

La résistance française est particulièrement connue pour son engagement et ses actions au service des Alliés. Elle s'est également illustrée dans les grandes opérations militaires comme le débarquement de Normandie, où son rôle a été de gêner, par des attaques de convois militaires ou des sabotages, les mouvements de l'armée allemandes, voir de libérer des villes et des villages où les garnisons allemandes étaient inexistante ou parties. Cependant, il ne faut pas oublier la résistance dans les autres pays européens tels que la Belgique (avec notamment la fabrication par un mouvement de résistance d'une fausse une : le "Faux Soir", resté dans les annales), l'Allemagne avec la Rose Blanche, ou encore l'Italie avec ses mouvements anti-hitlériens et anti-mussoliniens.

Les responsables de ces mouvements ont besoin de beaucoup d'armes, d'argent et de personnes pouvant les aider. Ils se tournent vers les gouvernements en exil pour demander de l'aide4. Cependant ces mouvements internes sont souvent désorganisés et s'entendent peu entre eux. En France, Jean Moulin fut le principal artisan de l'unification avec la création du Conseil national de la Résistance dès 1943.

Les mouvements de résistance ont permis la création de gouvernements provisoires dès la libération des territoires. Des comités de libération et des cours de justice sont créés au fur et à mesure que les pays sont libérés. Ils permettent de mettre en place une épuration légale des collaborateurs et d'éviter les exécutions sans jugement.

A l'ouest[modifier | modifier le wikicode]

En 1942, les Allemands perdent le contrôle des colonies françaises. Hitler donne alors l'ordre d'envahir le régime de Vichy, qui est à ce moment un état satellite de l'Allemagne nazie. En 1943, les Alliés envahissent la Sicile, puis l'Italie du Sud. L'Italie capitule. L'Allemagne envahit alors le Nord de l'Italie.

La fin de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Prisonniers allemands à Berlin (1945), dont plusieurs enfants.

Le débarquement américain en Normandie ouvre un troisième front, avec l'avancée en Italie et l'avancée des Soviétiques sur le front est, ce qui divise encore l'armée allemande.

Malgré leur situation désespérée, les nazis ne sont pas prêts à accepter leur défaite et mobilisent même les adolescents et les personnes âgées dans le Volkssturm. Toute la résistance en Allemagne est étouffée. L'assassinat manqué d'Hitler le 20 juillet 1944 est une tentative spectaculaire de renverser le gouvernement nazi.

Les raids aériens menés par les Anglais et les Américains détruisent de nombreuses villes allemandes dès 1942. Fin 1944, les Forces alliées et les Soviétiques convergent vers le territoire allemand depuis deux directions opposées. Les villes allemandes se défendent âprement : il faut treize jours de combats rapprochés pour gagner Berlin, lors desquels Hitler se suicide, le 30 avril 1945, dans son bunker de la chancellerie.

L'Allemagne capitule en mai 1945 et, après la guerre, se retrouve divisée en quatre zones administrées chacune par un membre des Forces alliées.

Après la guerre[modifier | modifier le wikicode]

La Seconde Guerre mondiale, par son extrême violence, ses persécutions inhumaines (notamment envers les Juifs), sa durée (près de six ans) et son bilan humain (plus de 55 voire 60 millions de morts), a marqué le XXe siècle en devenant le conflit le plus meurtrier de l'histoire.

L'Europe est dévastée : environ 40 millions d'Européens sont décédés, dont 26 millions de Soviétiques, 11 millions de personnes assassinées directement sur ordre d'Hitler (dans ses génocides), les trois quarts de la population européenne juive, le quart des habitants de la Biélorussie, le cinquième de la population de la Pologne. La France, humiliée par la dictature du Régime de Vichy, a vu 30 000 de ses habitants se faire fusiller, plusieurs dizaines de milliers se faire déporter en camp de concentration, 600 000 habitants obligés de partir travailler en Allemagne, un quart des Juifs français mourir ainsi que 400 000 soldats tomber au combat et deux millions retenus prisonniers dans le Reich pendant presque cinq années. Les Allemands eux-mêmes ont payé leur obéissance à leur Führer de 3 millions de soldats, 500 000 civils morts dans les bombardements, plusieurs centaines de milliers de femmes violées par les armées d'invasion et une grande partie des villes détruites.

La découverte des camps d'extermination et de la Shoah a choqué le monde entier, et Hitler et les nazis sont alors apparus comme un tyran sanguinaire et une armée de brutes déshumanisées, devenus le symbole du crime absolu et de la dictature dans ce qu'elle a de pire. La Shoah a eu pour conséquence de débanaliser l'antisémitisme, qui apparaît maintenant comme l'un des pires crimes qui soit.

Pour remplacer la défunte et inefficace Société des Nations, l'Organisation des Nations unies (ONU) est créée. Son but est de maintenir la paix dans le monde, en se servant notamment d'aides humanitaires et de divers moyens de pression. Ses dirigeants (les membres du Conseil de sécurité) sont les grands vainqueurs de la guerre : les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie (à l'époque URSS), la France et la Chine (à l'époque Chine nationaliste).

La paix est menacée dans les décennies suivant la guerre, à cause des tensions entre les USA et l'URSS, mais les deux puissances n'ont chacune aucun intérêt à déclencher une « Troisième Guerre mondiale » : c'est ce qu'on appelle la guerre froide. En effet, les Soviétiques et les Américains ne vont pas cesser de s'affronter, mais sans en arriver au conflit armé. Les USA ont d'ailleurs créé l'OTAN, une alliance dont font partie la majorité des pays occidentaux, tandis que les soviétiques créent le pacte de Varsovie. Un autre moyen de pression est la bombe nucléaire : en effet, cette arme extrêmement puissante, qui pourrait détruite la planète, est détenue par les grandes puissances, souvent opposées, comme la France, les USA, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni, ... Le but de cette arme n'est pas d'être utilisée mais d'empêcher les autres pays d'envahir celui possédant la bombe, sous peine d'être bombardés : c'est ce qu'on appelle « l'équilibre de la peur ». Ces nombreuses méthodes sont des leçons tirées de la Seconde Guerre mondiale, et elles ont marché : aucun conflit généralisé n'est apparu depuis, mais il y a eu multiplication des conflits entre petits pays soutenus par les deux grands blocs qui s'affrontent ainsi par pays interposés.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Bilan de la Seconde Guerre mondiale.
Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Bilan humain de la Seconde Guerre mondiale.
Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Bilan moral de la Seconde Guerre mondiale.
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Vikiliens pour compléter sur la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

  • La Seconde Guerre mondiale en Gironde par les textes. Archives départementales de la Gironde / Le Festin, 2011. 333 p. Collection "...par les textes"
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