Japon dans la Seconde Guerre mondiale

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La mainmise japonaise sur l'Indochine française en 1940, la menace sur la Birmanie et l'Indonésie néerlandaise, inquiètent les États-Unis qui vont tenter de freiner l'expansion japonaise dans l'océan Pacifique. Par l'attaque surprise de la base aéronavale américaine de Pearl Harbor dans les îles Hawaï le 7 décembre 1941 le Japon entre en guerre contre les États-Unis. Profitant de la paralysie provisoire des Américains le Japon poursuit ses conquêtes et menace l'Australie et les Indes britanniques. Mais à partir de la bataille de Midway (juin 1942) et celle de Guadalcanal (août 1942) les États-Unis parviennent à repousser mais très lentement et très difficilement les Japonais vers leur archipel. Les pertes sont très importantes de part et d'autre. Le Japon ne semble pas vouloir arrêter la guerre. Aussi les États-Unis lancent deux bombes atomiques sur le Japon (Hiroshima le 6 août 1945 et Nagasaki le 9 août 1945). L'empereur du Japon ordonne la capitulation qui a lieu le 2 septembre 1945.

Les succès japonais[modifier | modifier le wikicode]

L'expansion japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale (en violet)

Profitant de l'affaiblissement de la France après sa défaite de juin 1940, le Japon obtient du gouvernement français de Vichy l'autorisation d'installer des troupes en Indochine (septembre 1940). Le gouvernement des États-Unis s'inquiète de cette progression du Japon en Asie du Sud-Est ; il interdit les exportations de pétrole vers le Japon. Mais dans les dix dernières années, en violation des accords de Washington de 1921, le Japon avait fortement développé sa marine de commerce (qui est alors la troisième du monde) et sa flotte de guerre (en particulier les porte-avions, mais aussi les cuirassés et les croiseurs). En septembre 1941, le premier ministre japonais, le prince Konoye, favorable à une entente avec les États-Unis est remplacé par le général Tojo, partisan de la guerre.

Des soldats américains se rendent aux Japonais à Corregidor dans les îles Philippines en mai 1942.

Le 7 décembre 1941, par une attaque surprise (sans déclaration de guerre) le Japon attaque et coule la plus grande partie de la marine de guerre étatsunienne ancrée dans la base de Pearl Harbor dans les îles Hawaï. Débarrassés provisoirement d'une intervention possible des Américains les Japonais, par une guerre foudroyante, se rendent maîtres de Hong-Kong (décembre 1941), de Singapour (février 1942), de la Birmanie (mai 1942). Parallèlement les Japonais conquièrent l'île de Bornéo et les Célèbes en Indonésie (janvier 1942) puis du reste de l'archipel indonésien (mars 1942). Malgré la résistance des américains commandés par le général Mac Arthur, les japonais s'emparent des Philippines (avril 1942). Les territoires passés sous contrôle japonais représentent la production de 80 % du caoutchouc mondial et 50 % de l'étain et du pétrole.

La sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale[modifier | modifier le wikicode]

En novembre 1943, à Tokyo, les dirigeants des pays de la sphère de coprospérité. Au centre, en uniforme, le général Tojo, premier ministre du Japon

Cependant les Japonais organisent les territoires qu'ils contrôlent. Ils mettent en place la sphère de coprospérité. Elle regroupe le Japon et ses colonies (Corée, Formose) et les territoires qu'il dirige plus ou moins directement : le Mandchoukouo, les territoires chinois occupés, l'Indochine française, la Birmanie, les Philippines, les Indes néerlandaises (Indonésie) auxquels s'ajoute le royaume indépendant mais ami de Thaïlande. Le but de cette sphère de coprospérité est de constituer un ensemble économique pouvant se passer d'échanges avec le reste du monde. En fait, il s'agit de permettre au Japon de s'approvisionner à bon compte dans ces pays (pétrole, caoutchouc, soja…). C'est quasiment un pillage organisé au profit du Japon. On y pratique le travail forcé et même la déportation de main d'œuvre (comme au Mandchoukouo).

Dans ces pays le Japon se présente comme un libérateur. Il vient briser les chaînes qui lient ces territoires aux puissances coloniales européennes (France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Portugal). Le Japon s'appuie sur des gouvernements collaborationistes ou des mouvements indépendantistes à qui il promet d'accorder l'indépendance (en particulier en Indonésie et en Birmanie). La dispartition brutale de l'ancienne puissance coloniale, va favoriser les mouvements de décolonisation qui aboutiront à l'indépendance de ces pays dans les années qui suivent la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les défaites japonaises[modifier | modifier le wikicode]

Contrairement à ce qu'avait espéré les Japonais, les Américains ne s'avouèrent pas vaincus, ils abandonnent la politique isolationniste qu'ils avaient adoptée depuis 1920 et lancent la construction d'une flotte destinée à lutter contre les Japonais. En mai 1942, la flotte japonaise est battue à la bataille de la mer de Corail. En juin 1942, la tentative japonaise pour s'emparer de l'île de Midway dans l'océan Pacifique est un échec. En août 1942, les Américains débarquent à Guadalcanal dans les îles Salomon (l'île est reprise aux Japonais en février 1943). L'expansion japonaise est stoppée.

Dès juin 1943, appliquant un plan qui vise à prendre en tenaille les Japonais, les Américains repoussent progressivement et très lentement leurs ennemis. Au sud, la Nouvelle Guinée est dégagée en juin-juillet 1944. La bataille navale de Leyte en octobre 1944, prive les Japonais de leur marine de guerre qui y est en grande partie détruite. Elle permet la reconquête des Philippines par Mac Arthur entre octobre 1944 et février 1945. Au nord, l'amiral Nimitz, reprend les îles Gilbert (novembre 1943), les îles Marshall (janvier 1944), les îles Mariannes (juin-juillet 1944). La prise des îles japonaises d'Iwo Jima (février 1945) et d'Okinawa (avril 1945) permet la création de bases aériennes américaines. À partir de ces bases les forteresses volantes B 29 bombardent quasi quotidiennement l'archipel japonais. Mais partout les troupes japonaises résistent énergiquement et préfèrent combattre jusqu'à la destruction complète plutôt que de se rendre. Les pertes américaines sont considérables.

La signature de la capitulation du Japon le 2 septembre 1945

Le président américain Harry Truman décide d'employer l'arme atomique qui vient d'être mise au point en juillet 1945. Le 6 août sur Hiroshima puis le 9 sur Nagasaki, les Américains larguent une bombe atomique. Les deux villes sont rasées et les morts se comptent par centaines de milliers (sans compter les victimes d'irradiations nucléaires qui mourront par la suite). Dès le 10 août l'empereur Hirohito fait savoir à son peuple que le Japon va cesser les combats. Le 2 septembre en rade de Tokyo, le Japon capitule.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

  • Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'Histoire, Bordas ;
  • encyclopédie Wikipédia articles : expansionisme du Japon Showa [1] et Sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale [2]

Pour compléter sur l'histoire du Japon[modifier | modifier le wikicode]


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