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Albert Lebrun

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Albert Lebrun, en 1937.

Albert Lebrun, né le 29 août 1871 à Mercy-le-Haut (Meurthe-et-Moselle), et mort le 6 mars 1950 à Paris, est un homme politique français, président de la République de 1932 à 1940.

Débuts politiques[modifier | modifier le wikicode]

Fils du maire de Mercy-le-Haut, Albert Lebrun part faire ses études au lycée de Nancy. Il entre ensuite à l'École Polytechnique, puis à l'École des Mines, d'où il sort premier de sa promotion. Puis il s'engage en politique, à l'Alliance républicaine démocratique, un parti de centre-droit.

Élu en 1898 au Conseil général de Meurthe-et-Moselle, il en prend ensuite la présidence à partir de 1906. En 1900, il est élu député, et devient, à 29 ans, le benjamin de la Chambre législative. Il le reste jusqu'en 1920, date à laquelle il préfère devenir sénateur.

En 1911, il est nommé ministre des Colonies, et le reste jusqu'en 1914, hormis un bref intermède au poste de ministre de la Guerre début 1913. En 1917, alors que la Première guerre mondiale fait rage depuis trois ans, il accède à l'important poste de ministre du Blocus (maroquin rebaptisé en ministère des Régions libérées au sortir de la guerre, en 1918). Il en démissionne en 1919, suite à un profond désaccord avec le chef du gouvernement, Georges Clémenceau.

À l'orée des années 1920, il représente la France à la Société des Nations (SDN) (l'ancêtre de l'ONU). En 1926, il est nommé Président de la Caisse d'amortissement, et le reste jusqu'en 1931, date à laquelle il succède à Paul Doumer, élu président de la République, comme président du Sénat. Suite à l'assassinat de Paul Doumer, il lui succède, le 10 mais 1932, comme président de la République. Son élection déclenche d'ailleurs une polémique : la Chambre des députés qui l'a élu (le président de la République étant, en ce temps-là, élu par les parlementaires) était en effet finissante, de nouvelles élections législatives venant d'apporter une majorité de gauche. Or, de nombreux députés de droite battus ont voté pour Albert Lebrun.

Président de la République[modifier | modifier le wikicode]

Sous la IIIe République, le président de la République a des pouvoirs relativement limités. Albert Lebrun respecte ces limites institutionnelles en nommant des présidents du Conseil (l'équivalent des Premiers ministres d'aujourd'hui) conformes aux majorités, souvent à gauche, dégagées au sein de la Chambre des députés. Il se résout ainsi, « la mort dans l'âme », à nommer Léon Blum en 1936, et ratifie les textes votés, se contentant, à l'endroit du Gouvernement, de formuler de nombreuses critiques.

Le 5 mars 1939, il est réélu président de la République. En 1940, lors de la débâcle française face à l'Allemagne nazie, à l'occasion du début de la Seconde guerre mondiale, il décide de nommer, à la présidence du Conseil, le maréchal Pétain (un acte qu'il regrettera profondément, ainsi qu'il le déclarera au Général de Gaulle en 1944), mais désapprouve l'armistice conclu par ce dernier. Sans avoir le pouvoir d'imposer ses vues. Le Parlement accordant les pleins pouvoirs à Pétain, il est de facto écarté de ses fonctions de président de la République.

Sous l'Occupation[modifier | modifier le wikicode]

Suite à sa destitution de fait, Albert Lebrun se retire chez lui, en Isère. En 1943, il est contacté par le président américain Roosevelt, qui lui demande, en tant que président légitimement élu, de prendre la tête de la France libre à la place du Général de Gaulle (que Roosevelt déteste). Lebrun refuse, mais Hitler, ayant eu vent des manœuvres américaines, juge préférable d'arrêter Lebrun, qui est exilé dans le Tyrol autrichien. Il revient l'année suivante en France, suite à des soucis de santé.

En 1944, à la Libération, se pose le problème de son éventuelle restauration en tant que président légitime. Encore une fois, il refuse et, afin de lever toute ambiguïté juridique, déclare solennellement transmettre ses pouvoirs au Général de Gaulle, qu'il admire. Un peu ingrat, le Général dira pourtant, plus tard, de Lebrun : « Au fond, comme Chef de l'État, deux choses lui avaient manqué : qu'il fût un chef, qu'il y eût un État ».

Après-guerre[modifier | modifier le wikicode]

En 1945, il est cité comme témoin au procès du maréchal Pétain.

Il donne ensuite des conférences, notamment dans le domaine de la sidérurgie (il est diplômé de l'École des Mines).

Il meurt d'une pneumonie, à Paris, le 6 mars 1950.


Chefs d'État de la France depuis la Révolution française

Première République :
Trop forte instabilité politique.

Premier Empire :
1804 - Napoléon Ier

Première Restauration :
1814 - Louis XVIII

Cent-Jours :
1815 - Napoléon Ier
1815 - Napoléon II

Seconde Restauration :
1815 - Louis XVIII
1824 - Charles X

Monarchie de Juillet :
1830 - Louis-Philippe Ier

Seconde République :
1848 - Louis-Napoléon Bonaparte

Second Empire :
Empereur - Louis-Napoléon Bonaparte

Troisième République :
1871 - Adolphe Thiers
1873 - Patrice de Mac-Mahon
1879 - Jules Grévy
1887 - Sadi Carnot
1894 - Jean Casimir-Perier
1895 - Félix Faure
1899 - Émile Loubet
1906 - Armand Fallières
1913 - Raymond Poincaré
1920 - Paul Deschanel
1920 - Alexandre Millerand
1924 - Gaston Doumergue
1931 - Paul Doumer
1932 - Albert Lebrun

Régime de Vichy :
1940 - Philippe Pétain

Gouvernement provisoire de la République française :
1944 - Général de Gaulle
1946 - Félix Gouin, Georges Bidault, Léon Blum

Quatrième République :
1947 - Vincent Auriol
1954 - René Coty

Cinquième République :
1959 - Charles de Gaulle
1969 - Interim d'Alain Poher
1969 - Georges Pompidou
1974 - Interim d'Alain Poher
1974 - Valéry Giscard d'Estaing
1981 - François Mitterrand
1995 - Jacques Chirac
2007 - Nicolas Sarkozy
2012 - François Hollande
2017 - Emmanuel Macron

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