Cent-Jours

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Histoire de la France
Avant la chute de Rome
Moyen Âge et temps modernes
XIXe et XXe siècles
Cent-Jours
(fr) Empire français
mars 1815 - juillet 1815
Drapeau Blason
Drapeau Blason
Informations générales
Capitale Paris
Langue Français
Démographie et Superficie
Superficie  km²
Entités précédentes :
Première Restauration (avril 1814 – mars 1815 )
Entités suivantes :
Seconde Restauration (juin 1815 – juillet 1830)
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Les Cent Jours correspondent à une période de l'aventure napoléonienne, du 20 mars 1815 au 28 juin 1815. Napoléon Ier s'enfuit de l'île d'Elbe le 26 février, débarque en Provence les 1er et 20 mars atteint Paris que le roi Louis XVIII vient de quitter précipitamment. Napoléon tente alors de rétablir le Premier Empire, en lui donnant un aspect plus républicain. Mais les souverains européens lui déclarent la guerre. Napoléon est totalement vaincu à Waterloo le 18 juin 1815. Il doit abdiquer une seconde fois. Le roi Louis XVIII regagne Paris le 8 juillet. Napoléon est exilé dans l'île de Sainte-Hélène dans l'océan Atlantique sud.

Napoléon s'enfuit de l'île d'Elbe[modifier | modifier le wikicode]

Napoléon quittant l'île d'Elbe. Tableau de 1836

Après son abdication du 6 avril 1814, Napoléon reçoit de ses ennemis la souveraineté de l'île d'Elbe (entre la Corse et l'Italie). Dans un premier temps il administre son nouveau et minuscule royaume, y fait faire des travaux routiers. Mais il craint que ses ennemis réunis à Vienne ne l'exilent très loin de l'Europe. De plus il est sans nouvelle de son fils qui est à Vienne avec sa mère l'impératrice Marie-Louise.

La politique de revanche qui s'installe en France après le retour du roi Louis XVIII, fait de nombreux mécontents. Napoléon conserve de très nombreux partisans en France. Discrètement ceux-ci font appel à l'ex-empereur pour qu'il revienne en France.

Aussi le 26 février 1815 Napoléon s'enfuit secrètement de l'île d'Elbe. Il parvient à déjouer la surveillance maritime des Britanniques et débarque, avec environ 1 100 hommes, le 1er mars, à Golfe-Juan près de Fréjus.

La marche vers Paris[modifier | modifier le wikicode]

Napoléon acclamé par les soldats chargés de l'arrêter au défilé de Laffrey (Isère) le 7 mars 1815

Afin d'éviter la Provence et la vallée du Rhône où, en 1814 dans son voyage vers l'île d'Elbe, il avait été l'objet d'insultes et de menaces de la part des royalistes, Napoléon choisit de passer par les Alpes.

Le roi Louis XVIII envoie contre lui une armée commandée par le maréchal Ney. Napoléon est accueilli avec enthousiasme dans la plupart des villes qu'il traverse. Le commandant de la garnison de Grenoble le rallie avec ses troupes le 7 mars. Le comte d'Artois, frère du roi, doit évacuer Lyon le 10 mars devant l'irrésistible avancée de l'Aigle. À Auxerre, le maréchal Ney change de camp et se place sous le commandement de l'empereur.

Le 20 mars, Napoléon est à Paris où il s'installe au palais des Tuileries abandonné la veille par Louis XVIII, qui se réfugie à Lille puis à Gand en Belgique.

Le rétablissement de l'Empire[modifier | modifier le wikicode]

Un peu partout en France alors que Napoléon regagne Paris, se développe une agitation populaire. Dans les campagnes les paysans s'en prennent aux nobles et aux prêtres que l'on accuse de vouloir rétablir leurs privilèges d'avant 1789. Dans les villes l'agitation ouvrière se fait aux cris de « mort aux riches ». Napoléon voit d'un mauvais œil cette agitation qui rappelle la période de la Terreur, il ne veut pas être « l'empereur de la canaille ». Aussi il tente de s'appuyer sur des républicains plutôt conservateurs, comme Carnot et les libéraux, comme Benjamin Constant.

Napoléon met un place un nouveau régime politique. Il fait écrire l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire qui est un décalque de la Charte de 1814 . Il est prévu deux chambres législatives : une chambre des Pairs dont les membres sont nommés par l'empereur et une Chambre des représentants dont les membres sont élus au suffrage censitaire. Le pouvoir de l'empereur est limité. Afin de donner un aspect plus démocratique, l'empereur peut demander son avis à l'ensemble des citoyens par l'intermédiaire d'un plébiscite. Seul un tiers des électeurs participent au vote de cette nouvelle constitution (il y aura environ 1,5 millions oui et environ 5 000 non). Dans cette période de valse des régimes politiques la plupart des Français ne veulent plus afficher leurs opinions.

L'agitation royaliste reprend dans l'ouest de la France où une partie de la population prend les armes contre l'Empire ressuscité.

La reprise de la guerre et Waterloo[modifier | modifier le wikicode]

Napoléon salue les soldats de la Vieille Garde qui vont se sacrifier à la fin de la bataille de Waterloo.

Dès le 13 mars les souverains européens déclarent Napoléon hors la loi. Malgré les déclarations pacifistes de l'empereur les souverains renouent leur alliance pour lui faire la guerre.

Afin d'éviter le regroupement des armées alliées, Napoléon décide d'attaquer le premier. Il dispose d'environ 125 000 hommes. Les Prussiens d'environ 125 000 et les Britano-Hanovriens de 100 000 soldats. Le 15 juin, il pénètre en Belgique, marche sur Charleroi puis bat les troupes prussiennes de Blücher le 16 juin à Ligny. Il charge le maréchal Grouchy de poursuivre l'ennemi battu afin qu'il ne puisse tenter de rejoindre les Britanniques et les Hanovriens de Wellington que le même jour, Ney attaque sans résultats décisifs aux Quatre-Bras en direction de Bruxelles.

La bataille décisive a lieu au sud de Bruxelles près du village de Waterloo, le 18 juin 1815. Malgré les attaques répétées de la cavalerie française menée à l'assaut par le maréchal Ney, les Britanniques ne cèdent pas le terrain. Le soir, l'arrivée des troupes de Blücher qui a réussi à semer Grouchy fait basculer la bataille. La Vieille Garde impériale commandée par le général Cambronne se fait hacher sur place pour permettre la retraite vers le sud des débris de l'armée (qui ne se regroupent que devant Laon). Napoléon regagne Paris.

Le départ pour l'exil[modifier | modifier le wikicode]

Napoléon sur le chemin de l'exil à Sainte-Hélène

Revenu à Paris le 21 juin Napoléon doit faire face à l'opposition du personnel politique en particulier de Fouché, le ministre de la Police qui est en négociation avec les Alliés depuis plusieurs semaines. Le 22 juin Napoléon abdique en faveur de son fils qui est proclamé Napoléon II. Les armées alliées envahissent la France du nord. Paris tente de résister (ce n'est que le 3 juillet que la capitale capitule). Les troupes françaises commandées par le maréchal Davout se retirent au sud de la Loire. Le 8 juillet le roi Louis XVIII est de retour au palais des Tuileries.

Napoléon s'est retiré au château de La Malmaison à l'ouest de Paris, puis le 11 juillet il rejoint le port de Rochefort où il a l'intention d'embarquer pour les États-Unis. Mais la marine britannique interdit tout départ. Le 15 juillet Napoléon se rend aux Britanniques.

Trois mois plus tard il est débarqué comme prisonnier de marque dans l'île de Sainte-Hélène, son séjour d'exil. Il y mourra le 5 mai 1821.

Vikiliens pour compléter sur l'histoire du Premier Empire[modifier | modifier le wikicode]

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