Paul Reynaud

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Paul Reynaud en 1940

Paul Reynaud (1878-1966) est un homme politique français de droite, spécialiste des questions financières. Il fut plusieurs fois ministre sous la IIIe République, et notamment ministre des Finances en 1938 dans le gouvernement Daladier et président du Conseil du 22 mars au 

Un homme politique de droite[modifier | modifier le wikicode]

Jeune diplômé de l'HEC (grande école de commerce) et avocat, Paul Reynaud se tourne vite vers la politique. En 1919, il est élu député des Basses-Alpes (aujourd'hui Alpes-de-Haute-Provence) pour le compte du Bloc national, mais il est battu en 1924 par un communiste. En 1928, il devient député du IIe arrondissement de Paris, il le restera jusqu'en 1940.

En 1928, il est ministre des finances dans le gouvernement d'André Tardieu ; puis en 1930-1931, il occupe divers postes ministériels dans des gouvernement de droite. De 1932 à 1938, il n'est plus ministre.

En 1934, comme député il demande en vain que l'on dévalue le Franc-or pour faire face aux difficultés liées à la crise économique. Il en est de même lorsqu'il soutient les idées du colonel De Gaulle sur l'emploi des chars d'assaut.

En 1936, Paul Reynaud est un adversaire du Front populaire, mais il demande une politique plus énergique face aux dictatures fasciste et nazie et souhaite un rapprochement avec l'Union soviétique.

En 1938, Édouard Daladier, le prend comme ministre de la Justice puis comme ministre des Finances dans son gouvernement. Il met en œuvre une politique économique dure visant à réduire les coût du travail et à accroitre le nombre des heures travaillées. Il dévalue le franc et réduit les dépenses de l'État afin d'augmenter le budget de l'armée face au réarmement allemand.

Paul Reynaud et la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Après la déclaration de guerre au début septembre 1939, Reynaud se montre adversaire d'un compromis avec les Allemands. Sa fermeté lui vaut d'être désigné comme président du conseil des ministre le 21 mars 1940. Il resserre l'alliance française avec le Royaume-Uni, et est un auteur de l'expédition de Norvège destinée à couper l'approvisionnement allemand en fer exporté de Suède.

Après le début foudroyant le l'offensive allemande début mai 1940, il limoge le généralissime Gamelin et le remplace par le général Weygand. Le 18 mai il demande au maréchal Pétain de devenir vice-président du conseil afin de rassurer les Français et redonner confiance aux soldats submergés par l'armée allemande.

En peine débâcle militaire, à partir du 11 juin, il se brouille avec Pétain, Weygand et une grande partie de ses ministres qui sont partisans d'un armistice immédiat avec les Allemands. Mais Reynaud veut continuer la guerre, y compris en se repliant sur les colonies. Il accepte la proposition de Winston Churchill, le premier ministre britannique, d'une union très étroite entre la France et le Royaume-Uni. Mais désavoué par ses ministres Reynaud démissionne le 16 juin et est remplacé par Pétain qui demande aussitôt l'armistice.

Considéré comme un des principaux responsables de la défaite française de 1940 par le régime de Vichy Reynaud est inculpé mais aucun juge du tribunal de Riom n'accepte de l'inculper. Il est condamné sans jugement et interné au fort du Portalet, puis en novembre 1942, il est déporté au camp d'Oranienburg en Allemagne

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Libéré par les Américains en mai 1945, il participe comme témoin au procès du maréchal Pétain. De 1946 à 1962, il est élu député du département du Nord. En 1948, il est pour peu de temps ministre des Finances. Puis il se consacre à l'unité européenne en particulier dans le domaine économique (le pool charbon-acier).

En 1958, il est favorable au retour au pouvoir du général De Gaulle. Mais dès 1960, il dénonce l'évolution politique vers un régime présidentiel et la politique extérieure de De Gaulle en particulier le désengagement de la création d'une Europe économique et de l'alliance militaire avec les Américains.

Il meurt le 21 septembre 1966 à Neuilly-sur-Seine. Les obsèques nationales ne lui sont pas accordées1

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