Édouard Daladier

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Édouard Daladier en 1924

Édouard Daladier, né à Carpentras le 18 juin 1884 et mort le 10 octobre 1970 à Paris, est un homme politique français, un des principaux dirigeants du Parti radical durant l'entre-deux-guerres ; il en assura la présidence de 1927 à 1930, de 1935 à 1938 puis en 1957-58.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le wikicode]

Daladier a effectué ses études à Lyon avec comme professeur Édouard Herriot, principal dirigeant du parti radical. Il devient professeur agrégé d'histoire et de géographie.En 1912, il devient maire de Carpentras et député radical-socialiste du Vaucluse, il le restera jusqu'en 1940 puis de 1946 à 1958.

Ministre et président du conseil des ministres[modifier | modifier le wikicode]

Il devint ministre des Travaux publics dans le gouvernement Herriot en juin 1932. De 1932 à 1934 puis de juin 1936 à mai 1940 il est ministre de la Défense nationale. De janvier à octobre 1933, il est président du conseil des ministres et signe un pacte à quatre avec le Royaume-Uni, l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste. Pour faire face aux émeutes de l'extrême-droite en février 1934, il tente vainement de former un gouvernement d'Union nationale.

Contre l'avis d'Herriot, il parvient à convaincre le parti radical de participer à la coalition de gauche qui forme le Front populaire. Il est alors vice-président du conseil et ministre de la Défense de gouvernement de Léon Blum. Il le restera dans le cabinet Chautemps et le second ministère Blum. Il prépare alors le réarmement de la France pour faire face à celui de l'Allemagne nazie.

Daladier et la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Il devient président du Conseil en avril 1938 et signe en septembre 1938 les accords de Munich qui démembrait la Tchécoslovaquie. En août 1939, à la suite de signature d'un accord entre l'URSS et l'Allemagne, Daladier prend des mesures répressives contre le parti communiste français dont la direction approuvait l'accord, certains de ses dirigeants sont emprisonnés et après la déclaration de guerre le 3 septembre 1939, il interdit le parti communiste. Devant la déroute de l'armée française il démissionne le 20 mars 1940, il est remplacé par Paul Reynaud.

Dès septembre 1940, Daladier est arrêté par un ordre du régime de Vichy. Il est alors accusé d'être le principal responsable de l'impréparation militaire de la France. En février 1942, il est traduit devant le tribunal de Riom, mais le procès s'éternisant les autorités françaises l'ajournent sine die. En mars 1943, il est déporté en Allemagne par les nazis et est libéré par les Alliés en avril 1945.

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