Bratislava

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48°08′41″N 17°06′46″E / 48.14472, 17.11278

Bratislava, connue aussi historiquement sous le nom de Presbourg (ou Pressburg), est la capitale de la Slovaquie. Ville de 430 000 habitants (2012), Bratislava est le siège de la présidence, du Parlement et du gouvernement slovaques.

Bordant les rives du Danube, au sud-ouest de la Slovaquie, elle est située à environ 65 km de Vienne, à 200 km de Budapest et à 321 km de Prague.

Panorama de Bratislava, depuis le château : à gauche, la vieille ville avec la cathédrale ; à droite, les quartiers modernes.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

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Principaux monuments[modifier | modifier le wikicode]

Châteaux[modifier | modifier le wikicode]

Château de Bratislava

Le château de Bratislava est le monument de la plus emblématique de la ville, représenté sur les pièces de monnaie slovaques. Perché sur une colline en dehors du vieux quartier, il surplombe la ville et s'impose par ses dimensions.

Situé sur un emplacement stratégique déjà exploité par les Celtes, les Romains et les Slaves pendant l'Antiquité, le château a été construit au début du Moyen Âge par les rois hongrois. Il essuie avec succès toutes les attaques : Germains1 aussi bien que Mongoles s'y heurtent.

En 1536, après l'invasion de la Hongrie par les Ottomans, la capitale du royaume hongrois est transférée à Bratislava. Le château devient la résidence des rois de Hongrie et le siège du parlement ; il le restera jusqu'en 1783, où le château de Budapest (à l'époque, « Buda ») le remplacera.

En 1811, le château a totalement brûlé à cause d'un incendie allumé par les troupes de Napoléon. L'édifice a été reconstruit au XXe siècle après une longue période d'abandon, mais il a perdu tout son mobilier. La restauration de l'édifice a été réalisée dans le strict respect de l'architecture slovaque, caractérisée par des murs décorés de dorures.

L'intérieur du château n'a donc rien d'extraordinaire, si ce n'est quelques tableaux et ses vestiges archéologiques exposés en sous-sol. Cependant, il mérite une visite pour son incroyable vue panoramique sur tout Bratislava, Vienne et la Hongrie, dont on peut bénéficier après une longue ascension dans une des tours d'angle. Autre point d'intérêt, une copie des joyaux de la couronne hongroise, conservés pendant plusieurs siècles dans le château.

Château de Devin

Le château de Devin, lui aussi, s'impose par son apparence massive. Pour le voir, il faut prendre le bus et s'éloigner un peu du centre-ville ; mais dès qu'on s'en approche, il ne peut manquer de surprendre. Situé à la confluence entre le Danube et la Morava, à la frontière entre l'Autriche et la Slovaquie, cette forteresse en ruine est perchée sur une falaise haute de 212 mètres.

Les fouilles archéologiques attestent une présence très ancienne sur le site. Au Ier av. J.-C., les Celtes y avaient construit un oppidum qui, après la conquête romaine, fut incorporé par les Romains dans le système de fortifications du Limes (frontière de l'Empire). Pendant la période de la Grande Moravie également, le château joua un rôle défensif ; de cette époque, il nous reste les vestiges d'une église romane primitive (image plus bas).

Pendant l'Empire austro-hongrois, le château protégeait la frontière occidentale. Il fut renforcé pendant les guerres contre les Ottomans mais ne fut jamais pris. En 1809, les armées de Napoléon le détruisirent à l'artillerie. Il n'en reste que des ruines et des découvertes archéologiques.

Églises[modifier | modifier le wikicode]

Cathédrale Saint-Martin de Bratislava

Cette cathédrale gothique construite au XVe siècle fut l'église de sacre des rois de Hongrie pendant moins de trois siècles. Onze couronnements y furent célébrés, dont celui de la célèbre Marie-Thérèse d'Autriche.

L'intérieur de l'église est divisé en trois nefs, décorée de belles statues : saint Martin, à qui est dédiée l'église, est représenté en train de déchirer son manteau à l'aide d'un sabre pour en donner une partie à un mendiant dévêtu. Comme l'église est édifiée sur un ancien cimetière, on peut voir à travers une vitre au sol la dépouille d'anciens dignitaires de l'église.

Cependant, c'est bien de l'extérieur que l'église est la plus belle. La tour qui s'élève sur 85 m est surmontée d'une sorte de clocher à bulbe vert teinté de dorures. Il est surmonté d'une réplique de la couronne de saint Étienne, symbole de la monarchie hongroise, forgée en or.

Église bleue

L'église bleue, de son vrai nom « église Sainte-Élisabeth », est toute jeune par rapport à la cathédrale : elle fut construite au début du XXe siècle, par le très inspiré Ödön Lechner (wp). Cette église a la particularité d'être entièrement revêtue de bleu, à l'extérieur comme à l'intérieur, donnant cette impression d'être tout droit sortie d'un conte pour enfants !

S'inscrivant dans le style hongrois de l'Art nouveau, cette église de forme ovale dédiée à Élisabeth de Hongrie est flanquée d'un clocher cylindrique haut de 36 m, lui aussi de couleur bleue, se terminant par un dôme surmonté d'une croix de Lorraine.

Autres églises

En Slovaquie, 70% de la population est catholique : ce fort ancrage religieux se ressent bien dans la ville, peuplée de nombreuses églises et universités de théologie. De nombreux ordres religieux chrétiens, comme les Jésuites, les Franciscains, les Hospitaliers, etc., cohabitent dans des églises souvent voisines.

À toute heure de la journée, on peut rencontrer des prêtres en soutane traverser la rue, en train de deviser et de débattre à propos de religion.

Palais[modifier | modifier le wikicode]

Hôtel de ville

L'ancien hôtel de ville (Stará radnica), réunion de 4 hôtels, est une impressionnante mosaïque de styles variés. La partie la plus ancienne de ce bâtiment remonte au XIVe siècle. Le monument possède une cour avec des arcades de la Renaissance, une entrée de style gothique. L'édifice est flanqué d'une tour horloge construite en 1370 d'où, après une longue ascension, on dispose d'une vue panoramique sur toute la ville.

Point de repère de la ville, sur la place principale (Hlavné Námestie), le bâtiment a servi de mairie du XVe au XIXe siècle : pendant cette période, il a également occupé les fonctions de prison, d'atelier monétaire, de boutiques ou de salle des fêtes. En 1868, il est devenu le musée de la ville de Bratislava : il expose aujourd'hui des objets sur l'histoire de la capitale et les instruments de torture.

Palais Grassalkovich

Le palais Grassalkovich est un palais baroque tardif, terminé en 1760. Sur une des façades, on peut voir un tableau représentant Joseph Haydn (compositeur autrichien) qui y donnait des concerts. Dans le jardin à la française du palais, s'élève une statue du compositeur allemand Jean-Népomucène Hummel. Entre 1939 et 1945, le palais fut le siège du président de la République.

Palais de Mirbach

Le palais Mirbach est un palais de style Rococo, construit entre 1768 et 1770. Commandé par un riche commerçant de bière, Michel Spech, il fut érigé par un architecte viennois en s'inspirant dans l'architecture de sa ville. Son dernier propriétaire, le comte Émile de Mirbach, légua dans son testament l'édifice à la ville de Bratislava à condition qu'y soit installée une galerie d'art portant son nom.

De nos jours, le premier étage est consacré à l'exposition de tableaux historiques. Dans les premières salles, les tableaux sont assemblés de sorte à former une sorte de puzzle, à l'instar de la salle des tableaux du palais Catherine, lui aussi de style Rococo. Les salles suivantes exposent elles des tableaux de grand format. Le second étage comporte une galerie d'art moderne, avec des tableaux très conceptuels, comme un cadre totalement banc...

Palais primatial

Le palais primatial est un palais de style néoclassique, construit entre 1777 et 1781. Commandé par l'évêque d'Esztergom pour devenir le siège de l'évêché, il fut érigé par un architecte autrichien de la cour viennoise du nom de Melchior Hefele (1716-179). Cependant, ce palais épiscopal ne fut pas longtemps en fonction : moins d'un demi-siècle, le siège de l'évêché retourne à Esztergom. Le palais reste à l'abandon jusqu'au début du XIXe siècle où il est utilisé à des fins officielles : ainsi, en 1805, c'est dans une de ses salles que Napoléon signe le traité de Presbourg. Les lieux deviennent ensuite le siège de la mairie, fonction qu'ils occupent encore de nos jours.

Une partie du palais de Bratislava est aujourd'hui ouverte au public. Pendant la visite, on peut admirer les magnifiques tapisseries qui parent les murs des salles, le mobilier raffiné, les poêles monumentaux, installés dans chaque pièce et reliés entre eux par un système dans tout le bâtiment, ou encore la chapelle avec sa grande fresque au plafond. L'extérieur est tout aussi beau : on ne peut manquer ni la façade néoclassique avec son fronton et ses statues ni la cour intérieure avec la sculpture de saint Georges terrassant le dragon.

Statues[modifier | modifier le wikicode]

Pour tenter d'enlever à Bratislava son image austère héritée de l'ère communiste, de nombreuses statues comiques ont été installées dans la vieille ville. Elles ont connu une popularité inattendue auprès des touristes qui se pressent pour les photographier.

Apparue en 1997, la plus connue est sûrement Cumil, un égoutier fatigué par sa journée de travail dans les profondeurs de la ville qui s'adosse au sol. En principe, il se repose avant de revenir à sa besogne, mais les mauvaises langues prétendent qu'il est en fait là pour regarder sous les jupes des filles...

Avec la paparazzi ou l'alchimiste, une autre statue très célèbre représente Schone Naci, un homme pauvre et simplet qui déambulait dans les rues de Bratislava en saluant les passants avec courtoisie, en ôtant son couvre-chef.

Enfin, le français est une statue adossée à un banc sur la place principale (Hlavne Namestie). Il ressemble à Napoléon lui-même, avec son chapeau caractéristique de l'Empereur. Le soldat cherche d'ailleurs du regard un boulet des guerres napoléoniennes fiché dans la tour de l'hôtel de ville.

Culture[modifier | modifier le wikicode]

À Bratislava, il y a des universités, beaucoup de musées, théâtres et d'autres institutions culturelles. La célèbre philharmonie de Bratislava est installée dans un édifice appelé la Reduta, construit entre 1913 et 1919. On y trouve des éléments architecturaux classiques, baroques et même Rococo ; l'intérieur est conforme au style slovaque, avec des dorures sur fond blanc.

La ville a été historiquement influencée par plusieurs nations voisines : Autrichiens, Hongrois, Slovaques.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

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Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Lors d'une attaque en 1052, la légende veut qu'un soldat hongrois ait réussi à couler les bateaux des assaillants, en allant percer leur coque à la nage.

Liens internes[modifier | modifier le wikicode]

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