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Afrique du Sud

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République d’Afrique du Sud
(en) Republic of South Africa
Drapeau Blason
Drapeau Blason
Devise
!ke e: ǀxarra ǁke
L’unité dans la diversité
Carte
Localisation Afrique du Sud.jpg
Géographie
Capitale Pretoria (administrative)
Bloemfontein (judiciaire)
Le Cap (législative)
Plus grande ville Johannesburg
Superficie 1 219 912 km²
Eau 0 %
Pays frontaliers Namibie, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Swaziland, Lesotho
Fuseau horaire UTC+2
Population
Population 43 997 828 habitants
Densité 36 habitants/km2
Nom des habitants (gentilé) Sud-Africain, Sud-Africaine
Langue(s) parlée(s) Afrikaans, anglais, ndébélé, xhosa, zoulou, sotho du Nord, sotho du Sud, tswana, siswati, venda, tsonga
Politique et fonctionnement
Formation Indépendance du Royaume-Uni
Date 31 mai 1910
Type de gouvernement République
Président de la République Jacob Zuma
Hymne Nkosi Sikelel' iAfrika/Die Stem
Monnaie Rand
Domaine Internet .za
Indicatif téléphonique +27
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L'Afrique du Sud, aussi nommée République d'Afrique du Sud1 ou République sud-africaine, est un pays d'Afrique qui possède la terre la plus au sud de ce continent : le cap de Bonne espérance, situé à côté de la ville du Cap. Le pays dispose de 3 capitales : la capitale administrative est Pretoria, la capitale législative est Le Cap et la capitale judiciaire est Bloemfontein. Sa plus grande ville est Johannesburg, le cœur économique du pays. Un autre pays est totalement enclavé dans son territoire : le Lesotho.

Géographie[modifier]

Grande comme deux fois et demie la France, l'Afrique du Sud occupe toute la pointe au sud du continent, avec deux façades côtières également réparties entre l'océan Atlantique à l'ouest et l'océan Indien à l'est.

Les monts Drakensberg, qui culminent au Njesuthi (3 408 mètres d'altitude), traversent le pays du sud au nord-est. Le reste du pays est formé par des plaines et des hauts plateaux.

Climat[modifier]

Le climat est méditerranéen dans le sud, tropical dans le nord et l'est, et désertique dans l'ouest.

Population, langues[modifier]

L'afrikaans, langue issue du néerlandais apporté par les colons dès le XVIIe siècle, est pratiqué comme langue principale par 13 % de la population, tandis que l'anglais ne l'est que dans 8 % des familles. Les autres habitants font usage des langues traditionnelles bantoues : zoulou, khoïsan et autres.

Histoire[modifier]

Nelson Mandela

Les premiers habitants[modifier]

Les premiers habitants de l'Afrique du Sud sont les Bochimans. Au XIIe siècle, le pays est colonisé par les Hottentots. Ceux-ci sont repoussés progressivement par les Bantous à partir du XVIe siècle.

L'arrivée des Européens[modifier]

En 1488, le navigateur portugais Bartolomeu Dias est le premier Européen à dépasser par bateau le cap de Bonne espérance pour aller de l'Europe à l'Inde par la mer.

En 1652, les Néerlandais s'y installent et fondent Le Cap, embryon d'une première colonie. Ils sont renforcés par les émigrés français protestants ayant dû quitter la France à la suite de la Révocation de l'Édit de Nantes en 1685. L'esclavage au dépens des indigènes se développe.

Ensuite, des guerres éclatent à partir de 1779 entre populations bantous et les colons néerlandais. En 1806, les Britanniques prennent le contrôle de la colonie néerlandaise. Les traités de 1814, qui terminent les guerres napoléoniennes donnent le sud de l'Afrique au Royaume-Uni.

Le Grand Treck[modifier]

Les Bœrs, colons franco-hollandais, sont mécontents de l'interdiction de l'esclavage décidée par les Britanniques en 1833. En 1835, les Boers quittent la colonie du Cap et fondent dans l'intérieur de l'Afrique des républiques indépendantes : le Transvaal et l'État libre d'Orange. Ils doivent combattre contre les tribus Zoulous. Les Britanniques annexent le Natal en 1843. Le Transvaal est annexé par les Britanniques en 1873.

La guerre des Bœrs[modifier]

En 1880, les Bœrs se révoltent contre les Britanniques. Ils sont dirigés par Prétorius, Joubert et Kruger. En 1881, les Boers sont vainqueurs des Britanniques à la bataille de Majuba Hill. Ils obtiennent l'indépendance des républiques bœrs.

Mais dès 1870, on a découvert des diamants en particulier autour de Kimberley. De nombreux aventuriers s'installent dans les territoires Bœrs. En 1885, on découvre de l'or dans l'État libre d'Orange.

Une compagnie britanniques s'intéressant à ces richesses est dirigées par Cecil Rhodes. Devenu premier ministre de la colonie britannique du Cap, Cecil Rhodes tente vainement de s'emparer du Transvaal. Il échoue et décide alors de faire la guerre aux Bœrs (11 octobre 1899). De 1899 à 1902, les républiques bœrs sont en guerre contre les Britanniques. Cette guerre provoque une vingtaine de milliers de civils bœrs morts dans des camps de concentration britanniques.

Naissance de l'Afrique du Sud[modifier]

En 1902, les Britanniques victorieux suppriment les États bœrs. En 1910, l'Union sud-africaine est créée, elle regroupe le Cap, le Natal, l'Orange et le Transvaal). La capitale est Prétoria. Un gouverneur général représente le souverain britannique, mais il y a un gouvernement local (système des dominions). Le premier ministre de 1910 à 1919 est Louis Botha un Afrikaner.

Il y a environ cinq millions d'habitants de diverses origines : des métis et des indiens, la majorité restante étant les bantous (populations noires). Les Blancs (anglophones d'origines britanniques et Afrikaners, nouvelle dénomination des populations bœrs) ont alors le pouvoir politique, économique et social. Malgré la fondation de plusieurs mouvements politiques de défense des droits des Noirs et des autres ethnies (Indiens et métis notamment), parmi lesquels le Congrès national africain est le plus important, les Noirs ne profitent pas de l'indépendance et de la croissance économique de leur pays, et leur situation s'aggrave.

L'Afrique du Sud participe aux deux guerres mondiales en envoyant des soldats aux côtés des Britanniques. En 1915, l'Afrique du Sud conquiert le Sud-ouest africain, colonie allemande (actuellement la Namibie).

La période d'apartheid[modifier]

Pendant l'apartheid, panneaux interdisant une plage aux chiens et aux non-blancs

En 1948, après la victoire du parti national représentant les aspirations afrikaners, une nouvelle politique ségrégationniste est mise en place. Elle a pour nom apartheid (mot afrikaans signifiant « séparation », « mise à part »). La politique de l'apartheid provoque d'importantes conséquences sociales, politiques et économiques chez les Noirs, les Indiens et les Métis, qui perdent peu à peu certains de leurs droits : les Blancs renforcent la ségrégation raciale avec l'interdiction de vivre avec des Blancs (des villes, les townships, sont créées pour eux à côté des villes blanches) ; de se marier ou d'avoir des enfants avec des Blancs ; de voter, d'aller dans les mêmes restaurants, cinémas, cafés, écoles, hôpitaux, etc. que les Blancs ; de faire grève ou de se syndiquer pour défendre leurs droits au travail ; de se déplacer d'une région à une autre, etc.

Dans les années 1960, l'apartheid se renforce avec la création des bantoustans : dix petits territoires totalisant 13 % de la superficie de l'Afrique du Sud et réservés aux Noirs (soit à environ 69 % de la population du pays durant les années 70). Par cette politique, les Blancs, qui représentent de 18 à 20% de la population, maintiennent et renforcent leur domination sur la majorité de la superficie et des ressources de l'Afrique du Sud. Pour réussir cette politique, le gouvernement prend plusieurs mesures : retrait de la nationalité sud-africaine pour les non-Blancs, déplacements forcés, etc. Mais le plan est difficile à appliquer, et la création des bantoustans n'aura pour effet que d'augmenter la difficulté des conditions de vie des non-Blancs, devenus des étrangers dans leur propre pays.

Cette politique de l'apartheid provoque de nombreuses réactions dans le monde (retrait du Commonwealth et des Nations unies, etc.) et dans le pays : une lutte armée est déclenchée à partir des années 60 qui aboutit à l'interdiction du Congrès national africain et à l'arrestation de ses chefs dont Nelson Mandela (emprisonné 27 ans au total).

En 1961, accomplissant une vieille revendication afrikaner, le pays devient une république et rompt ses liens avec la Grande-Bretagne.

Afin de se défendre contre les Africains noirs, l'Afrique du Sud s'engage militairement pour soutenir le Portugal qui a des difficultés dans ses colonies de l'Angola et du Mozambique pays voisins de l' Afrique du Sud.

La fin de l'Apartheid[modifier]

En 1976, des émeutes sanglantes éclatent à Soweto pour protester contre l'Apartheid.

En 1984, une nouvelle constitution accorde des droits aux populations métis et indiennes (instauration d'une chambre tricaméralePrécision, droit de vote et représentation parlementaire).

En 1988, des négociations s'engagent pour permettre l'indépendance du Sud-Ouest Africain (colonisé par l'Afrique du Sud depuis un mandat accordé par la SDN en 1920). Le Sud-Ouest Africain où 10% de la population est d'origine allemande ou afrikaner, devient indépendant le 21 mars 1990 sous le nom de Namibie.

Constamment réformé à partir de 1966, les dernières lois d'apartheid sont abolies en juin 1991 par le nouveau président Frederik De Klerk qui s'engage dans des négociations constitutionnelles avec les ennemis d'hier : légalisation des partis interdits, libération des prisonniers politiques, réintégration des bantoustans, adoption d'une nouvelle constitution, fusion de l'hymne sud-africain Die Stem avec le chant de libération Nkosi Sikelel' iAfrika, adoption d'un nouveau drapeau national, etc.

L'Afrique du Sud aujourd'hui[modifier]

En avril 1994, les premières élections nationales non raciales permettent l'élection d'un nouveau parlement dominé par le congrès national africain qui élit Nelson Mandela à la présidence de la république. Il devient alors le premier président non blanc sud-africain. Mais le retard économique et social des non-Blancs est si grand que le niveau de vie change peu, les Blancs conservant leurs richesses et la direction de l'économie du pays.

L'Afrique du Sud doit également faire face à un grand taux de criminalité, accentué par les grandes différences de richesses et la concentration de la pauvreté dans les townships.

Économie[modifier]

L'Afrique du Sud est l'un des pays les plus riches du continent africain, mais beaucoup de ses richesses sont détenues par les Blancs, minoritaires dans le pays. Une petite bourgeoisie noire commence pourtant à voir le jour.

Les minerais et métaux constituent les principales ressources du pays : or, diamant, platine, chrome, fer (permettant la fabrication de l'acier), etc.

L'industrie est aussi très importante avec la construction automobile, le textile, des usines agro-alimentaires, etc.

L'agriculture fournit du maïs, du blé, de la canne à sucre, des légumes, des fruits, tandis que l'élevage de bœufs et de moutons fournit de la viande et de la laine.

Sports[modifier]

Le sport national du pays, c'est-à-dire celui considéré comme le plus important en Afrique du Sud et le plus représentatif de sa culture, est le rugby à XV. On peut également citer comme autres sports importants l'athlétisme, le football, le cricket, le cyclisme sur route, ainsi que le golf.

Voir aussi[modifier]

Source[modifier]

Note[modifier]

  1. Attention La forme longue pour désigner un pays précise généralement la forme de son gouvernement : ici « République », écrit avec une majuscule initiale, comme le plus souvent dans les textes officiels. Mais hors cadre officiel, l’usage est d'écrire un nom de forme de gouvernement avec une majuscule seulement s'il est accompagné d'un adjectif (« la République sud-africaine ») ; et sans majuscule s'il est suivi d'un nom propre (« la république d'Afrique du Sud »).
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