Tunisie

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République tunisienne
Drapeau Blason
Drapeau Blason
Géographie
Capitale Tunis
Plus grande ville Tunis
Superficie 163 610 km²
Rang Classé 89e
Pays frontaliers Algérie, Libye
Fuseau horaire UTC+1
Population
Population 10 276 158 habitants
Rang Classé 76e
Densité 63 habitants/km2
Nom des habitants (gentilé) Tunisien, Tunisienne
Langue(s) parlée(s) Arabe, français
Politique et fonctionnement
Formation Indépendance de la France
Date 1956
Type de gouvernement République à régime présidentiel
Président de la République Moncef Marzouki
Chef du gouvernement Mehdi Jomaa
Hymne Humat Al-Hima
Monnaie Dinar tunisien
Domaine Internet .tn
Indicatif téléphonique +216
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La Tunisie est un pays d'Afrique du Nord situé à l'ouest de la Libye et à l'est de l'Algérie.

Elle couvre 163 610 km², ce qui en fait le plus petit pays du Maghreb. Sa capitale est Tunis et sa monnaie est le dinar tunisien.

Géographie de la Tunisie[modifier]

Vue satellitaire de la Tunisie

Le relief[modifier]

L'ouest tunisien, voisin de la Kabylie et des Aurès algériens, est une région montagneuse.

Le centre-ouest, entre les villes de Tozeur et de Douz, est occupé par l'immense cuvette du Chott el Djerid (une vaste étendue temporaire d'eau stagnante saumâtre).

Le sud tunisien est une région de plateaux.

L'est tunisien est formé de plaines en bordure de la mer Méditerranée, elles s'élargissent dans la région du Sahel.

Le climat[modifier]

La moitié nord de la Tunisie connaît un climat de type méditerranéen. La présence de montagnes augmente la quantité de pluies (jusqu'à 800 mm par an) ; les pluies tombent de la mi-octobre à mars, elles sont souvent brutales et irrégulières. Cependant, en été, les influences sahariennes aggravent la sécheresse et augmentent les températures.

Le sud tunisien connait un climat désertique.

Population de la Tunisie[modifier]

Il y a environ 10 millions de Tunisiens. C'est le pays le moins peuplé du Maghreb (l'Algérie a plus de 32 millions d'habitants et le Maroc quasiment autant).

La population a doublé dans les trente dernières années. Cependant la natalité diminue constamment depuis une vingtaine d'années malgré l'arrivée à l'âge de la procréation de nombreux jeunes hommes et femmes. En moyenne, les femmes donnent naissance à deux enfants. Cela est certainement dû à la forte scolarisation (la plus forte des pays du Maghreb) et au fait que, depuis les années 1960, les femmes ont obtenu les mêmes droits que les hommes. S'y ajoute aussi l'apparition d'une classe sociale composée de personnes aux revenus moyens, vivant en ville, instruites et souhaitant avoir moins d'enfants pour mieux les aider.

Des écoliers tunisiens

La Tunisie connaît un chômage important, surtout depuis la crise des années 2008 et suivantes. Les personnes diplômées ne trouvent pas de travail en rapport avec leur niveau d'études et de compétences professionnelles. En effet, la Tunisie a beaucoup développé les activités touristiques hôtelières ou de main-d'œuvre qui ne demandent pas une grande qualification professionnelle. Beaucoup de jeunes bien instruits doivent émigrer, mais la crise économique qui sévit aussi dans les pays traditionnels d'accueil réduit les demandes en travailleurs immigrés.

Les Tunisiens sont à 99% musulmans et arabophones (il n'y a pas de minorité berbère comme en Algérie ou au Maroc). 1% des Tunisiens ont une autre confession que l'islam, notamment le christianisme (surtout des anciens pieds-noirs européens restés dans le pays) et le judaïsme qui compte une petite communauté sur l'île de Jerba.

Les activités économiques en Tunisie[modifier]

Champs céréaliers et oliveraies en Tunisie

En 1956, au moment de l'indépendance, la Tunisie était le pays le moins industrialisé du Maghreb. Sous la pression des syndicats ouvriersPrécision, le gouvernement tente d'industrialiser le pays en créant des sociétés nationales (l'épargne privée est alors insuffisante pour financer la création d'entreprises industrielles très gourmandes en capitaux). Mais ces sociétés connaissent de graves difficultés. En 1969, le gouvernement abandonne cette politique mais continue d'industrialiser le pays en faisant appel au capital venant de l'étranger. Cependant cet effort est insuffisant et dans les années 1980, le chômage et l'agitation sociale augmentent.

Pour y faire face à partir de 1986, les gouvernements du président Ben Ali, sur les conseils du Fonds monétaire international (FMI) orientent les dépenses publiques vers les secteurs de la santé, de l'éducation, du logement et des services (en particulier le tourisme). Parallèlement, ils vendent les petites entreprises d'État à des investisseurs tunisiens. Ils autorisent la création d'entreprises par des sociétés étrangères. Depuis 1995, la Tunisie a signé des accords d'association avec l'Union européenne, qui aboutissent à la suppression des barrières douanières avec l'Europe en 2008.

L'agriculture tunisienne occupe environ 16 % de la population activePrécision du pays. Elle produit des céréales, de l'huile d'olive, des dattes et des agrumes. Il y a beaucoup de petits propriétaires, mais l'industrie agro-alimentaire intégréePrécision progresse.

La Tunisie dispose de peu de matières premières industrielles, mises à part celles fournies par l'agriculture. Elle a également peu de ressources énergétiques. Cependant, l'industrie tunisienne est importante puisque la Tunisie est le premier pays exportateur d'Afrique. Les industries textiles et agro-alimentaires occupent 50 % de l'emploi industriel. Les industries mécaniques et électriques augmentent. Pendant longtemps, la Tunisie a bénéficié des délocalisations d'usines opérées par les entreprises des pays riches. En effet, la main-d'œuvre tunisienne est bon marché et bien formée. Mais aujourd'hui la Tunisie est soumise à la concurrence de pays où la main-d'œuvre est encore moins coûteuse.

Le complexe hôtelier de El Kantaoui près de Sousse

Depuis les années 1960, la Tunisie a misé sur le développement par le tourisme : elle bénéficie de plages de grande qualité, d'une longue saison ensoleillée, d'une main d'œuvre peu chère. De plus, le régime policier de Ben Ali assurait la tranquillité. Le tourisme donne du travail à 11 % de la population active. Il y a un fort emploi saisonnier (pendant l'été). Le tourisme balnéaire est le plus développé mais le tourisme saharien dans la région de Tozeur a de plus en plus d'amateurs, de même que le tourisme culturel à l'image des nombreux sites archéologiques du pays.

Histoire de la Tunisie[modifier]

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Histoire de la Tunisie.

Peuplée dès la Préhistoire, la Tunisie a été le berceau de la brillante civilisation carthaginoise. À partir du Ie siècle av. J.-C., comme province romaine, elle approvisionne Rome en blé et en huile d'olive. La Tunisie devenue le royaume des Vandales au moment des grandes migrations des peuples germaniques et fut reconquise au début du VIe siècle par les Byzantins de Justinien.

Les Arabes s'emparent de la Tunisie dès le milieu du VIIe siècle, ils y introduisent l'islam. Kairouan devient le centre d'une brillante civilisation musulmane. Cependant, le plus souvent, ses dirigeants tentent d'échapper à l'autorité des califes de Damas, puis de Bagdad et enfin du Caire. En 1574, la Tunisie devient une province de l'Empire turc ottoman ; mais le bey de Tunis parvient à une quasi indépendance. Au XIXe siècle, différents beys modernisent la Tunisie, mais endettent fortement le pays.

En 1882, la France impose son protectorat au gouvernement du bey de Tunis. L'économie est modernisée. Mais les nationalistes tunisiens réclament l'indépendance. Pendant la Seconde Guerre mondiale en 1943, la Tunisie est le lieu d'affrontement entre les armées anglo-américaines et l'armée allemande. Après la guerre, la lutte des nationalistes encadrés par le parti Néo-Destour d'Habib Bourguiba reprend. En 1956, Tunisie redevient une république indépendante. Le président Bourguiba laïcise le pays en faisant d'importantes réformes de société, mais il impose le parti unique. À partir de 1987, le président Ben Ali continue l'œuvre de Bourguiba ; mais rapidement, il fait de la Tunisie un État policier et son entourage s'enrichit en contrôlant l'économie. En janvier 2011, après un mois de manifestations populaires, Ben Ali est obligé de quitter la Tunisie.

Histoire politique récente[modifier]

Le 25 juillet 1957, Habib Bourguiba proclame la république. Il devient le premier Président de la République tunisienne et met notamment en place un système de parti unique : Bourguiba ne connaît donc pas d’opposition politique à son régime. Après trente ans à la tête de la Tunisie, suite à des problèmes de santé, il est remplacé par Zine el-Abidine Ben Ali le 7 novembre 1987. Le régime politique de Ben Ali est proche d’une dictature, avec une liberté de la presse réduite et un État corrompu où la famille du président contrôle une grande partie des activités modernes.

Le 14 janvier 2011, le président Ben Ali est forcé à quitter le pays suite à des protestations. Il se réfugie en Arabie saoudite et laisse le pouvoir au Premier ministre Mohammed Ghannouchi. Le lendemain, Fouad Mebazaa est nommé président par intérimPrécision jusqu’aux prochaines élections. Suite à de nouvelles émeutes, Mohammed Ghannouchi est remplacé par Béji Caïd Essebsi le 27 février 2011. Moncef Marzouki devient président le 13 décembre 2011.

La vie quotidienne en Tunisie[modifier]

Lien externe[modifier]

  • Saisons tunisiennes : histoire, centre archéologiques, musées, centres de culture, atlas, aquarelles, etc.
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36°49′N 10°11′E / 36.817, 10.183