Monnaie

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La monnaie est un moyen de paiement qui existe aujourd'hui dans presque toutes les sociétés sur Terre. Contrairement à une idée reçue, la monnaie stricto sensu n'est pas nécessaire métallique : elle est constituée de tout moyen de paiement ayant une valeur considérée comme fixe au sein d'une société donnée et ayant un pouvoir libératoire. Elle s'oppose au troc.

Elle a trois fonctions :

  • Elle permet de faciliter les échanges économiques entre les gens.
  • Elle permet de mesurer la richesse économique d'une personne, d'une entreprise ou d'un pays.
  • Elle permet de conserver sa richesse d'un moment à l'autre.


Histoire[modifier]

Statère du royaume de Lydie, début du vie siècle av. J.-C..

Le mot monnaie vient du latin moneta. Il rappelle l'épisode historique des oies du Capitole qui en 390 av. J.-C. donnèrent l'alarme d'une attaque gauloise sur le Capitole de Rome où était situé le Temple de Junon (monéta voulant dire celle qui averti). C'est dans ce temple de Junon Monéta qu'à partir de 275 av. J.-C. les Romains fabriquèrent (frappèrent) leurs pièces de monnaie.

La monnaie n'a pas toujours existé (ainsi les Égyptiens de l'Antiquité ne la connaissaient pas).

La monnaie sous forme métallique est apparue en Asie mineure au VIIe siècle av. J.-C.. Au VIe siècle av. J.-C., Crésus, le roi de Lydie, un ancien pays d'Asie mineure, a mis en circulation des pièces en or et en argent pur, car dans son pays coulait le fleuve Pactole, qui charriait des paillettes d'or. Ce sont les Grecs qui répandirent la monnaie métallique dans le monde méditerranéen à partir du VIe siècle av. J.-C.

La monnaie de papier n'est apparue en France et au Royaume-Uni qu'au début du XVIIIe siècle. Pour le commerce à grande distance, la reconnaissance écrite de dépôt d'argent comme moyen de paiement, le chèque (un mot venant de la langue arabe), a été mis au point par les commerçants musulmans au Moyen Âge.

Fonctions de la monnaie[modifier]

Facilitation des échanges économiques[modifier]

La monnaie remplace le système de troc, devenant l'intermédiaire entre les deux transactions de vente puis d'achat. Cela donne une grande souplesse dans le choix des achats.

Exemple : si j'ai trois bananes et que je veux acheter deux poires, la monnaie me permet de vendre mes bananes à quelqu'un qui en a envie, et d'acheter des poires à celui qui en vend. Sans monnaie, dans un système de troc, il faut que j'attende de trouver quelqu'un qui ait des poires et qui ait envie de bananes.

Beaucoup de personnes travaillent de façon salariée : elles vendent leur capacité de travail à leur employeur qui devient le propriétaire de l'objet fabriqué ou du service rendu.

Il s'agit de donner à un objet (de la nourriture, un vêtement, une habitation,...) une valeur en chiffres, c'est-à-dire lui donner un prix. Ainsi, si l'on veut acheter cet objet, il faudra dépenser autant d'argent que le prix demandé.

Conservation de la richesse[modifier]

La monnaie permet de conserver sa richesse d'un moment à l'autre.

Exemple : si je garde ma richesse sous forme de pommes, elles vont rapidement s'abîmer et perdre de leur valeur. La monnaie, elle, ne s'abîme pas.

Si j'ai un billet de 20 euros aujourd'hui, il vaudra encore 20 euros demain. Cependant, en raison de l'inflation des prix, il ne me sera peut-être plus possible d'acheter les mêmes choses qu'aujourd'hui.

Les différentes sortes de monnaie[modifier]

Quentin Metsys, Le Prêteur et sa femme (1514), Musée du Louvre.

La monnaie métallique[modifier]

Pour émettre de la monnaie métallique il faut disposer de métal. Le cuivre et le bronze (pour les monnaie de faible valeur), l'argent et l'or (pour les monnaies de forte valeur) sont les métaux utilisés. L'or et l'argent sont rarement utilisés purs ; on les mélange à un métal moins coûteux pour pouvoir les transformer en pièces. Le pourcentage de métal fin ou pur s'appelle le titre (il est généralement calculé en dizième) : une monnaie avec 9/10e de métal fin a beaucoup de valeur et est recherchée.

Dans les périodes de difficultés financières, les gouvernements pouvaient modifier le titre de leur monnaie. Généralement, ils fondaient les pièces de monnaies existantes en leurs possession, puis il en fabricaient de nouvelles. Mais ils en profitaient pour diminuer la quantité de métal fin dans la nouvelle monnaie. Cette opération (appelée mutation monétaire) leur permettaient, avec la même quantité de métal précieux, de fabriquer plus de pièces, donc de régler leurs problèmes financiers.

Les variations de poids et de titre des pièces de monnaie posaient des problèmes aux commerçants. Ceux-ci avaient recours aux services des banquiers-changeurs. Ces derniers à l'aide dune balance très précise (le trébuchet) pesaient les pièces, et en faisant tinter (sonner) les pièces sur une surface dure, ou en mordant dedans ils estimaient le titre de la pièce. Donc ils calculaient la valeur d'échange de celle-ci. D'où l'expression « une monnaie sonnante et trébuchante ».

Aujourd'hui, les pièces de monnaie d'usage quotidien sont fabriquées avec des métaux de faible valeur.

La monnaie fiduciaire[modifier]

Il s'agit des pièces et des billets. Le mot fiduciaire vient latin fiducia, confiance.

Cela fait référence à la confiance dans le fait que, parce qu'il est marqué « 20 euros » sur un billet, il pourra bien être échangé contre un objet de ce prix, alors que sa valeur en tant que bout de papier est nulle.

C'est l'État qui se réserve le droit de fabriquer les pièces et billets, et qui les garantit. Fabriquer de la fausse monnaie est considéré comme un crime grave.

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La monnaie scripturale[modifier]

Il s'agit de l'argent que l'on dépose à la banque. Scripturale vient du latin scriptura, qui veut dire écrit.

La preuve que l'on possède cet argent est que c'est « écrit » dans les livres de comptes de la banque. Quand on achète quelque chose par un moyen de paiement comme un chèque ou une carte de paiement, il n'y aura pas d'échange matériel de monnaie mais un simple jeu d'écritures. La banque va noter que sur un compte en banque (celui de l'acheteur), il y a, par exemple, 100 euros de moins, et que sur un autre (celui du vendeur), il y en a 100 de plus.

Voir aussi[modifier]

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