Académie française

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Première page de la 6e édition du Dictionnaire de l'Académie française

L'Académie française est une institution de France dont la fonction est de normaliser et de perfectionner la langue française. Elle a été fondée le 13 mars 1634, sous le règne de Louis XIII, par le cardinal de Richelieu, elle porte le nom d'Académie Française depuis le 20 mars 1634. Louis XIV décréta que l'Académie ne devait que chanter ses louanges.

Depuis 1639, elle se compose de quarante membres élus (dits les « immortels ») par les autres académiciens. Piron disait : "Ils sont la quarante et ont de l'esprit comme quatre", Fontenelle quant à lui se plaignait : "Sommes-nous trente neuf on est à nos genoux. Et sommes nous quarante, on se moque de nous". Fontenelle fait allusion au fait que lorsqu'un fauteuil d'académicien est devenu libre (donc 39 membres vivants) les candidats pour l'occuper « font la cour » aux autres académiciens qui sont les électeurs. Lorsque l'académie est au complet (donc 40), il est de bon ton de se moquer de son conservatisme. Elle est la première des cinq académies qui constituent l'Institut de France.

Sa mission est de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre compréhensible par tous. Elle doit dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire : le Dictionnaire de l'Académie française dont il y a eu huit éditions depuis le XVIIème siècle : en 1694, 1718, 1740, 1762, 1795, 1835, 1878 et 1935. Elle distribue aussi des prix littéraires comme le Grand prix du Roman de l'Académie Française décerné au milieu du mois de novembre.

Elle rassemble des personnalités marquantes de la vie littéraire (poètes, romanciers, hommes de théâtre, critiques), des philosophes, des historiens, des hommes de science et, par tradition, des militaires de haut rang, des hommes d’État et des dignitaires religieux.1

L'uniforme[modifier | modifier le wikicode]

L'uniforme de l'académicien qui est noir, orné de broderies vertes en forme de feuilles d'olivier, a été choisi sous Napoléon Bonaparte lors d'une commission composée de trois membres : Houdon, Vincent et Chalgrin. La culotte à la Française d'origine a été remplacée par le pantalon. L'habit coûte très cher, il faut plus de 6 mois pour le confectionner, l'épée est offerte grâce à une collecte auprès des amis du futur académicien. La poignée de l'épée est ornée de motifs représentant les activités et les goûts de son propriétaire.

Des femmes à l'Académie[modifier | modifier le wikicode]

De grandes écrivaines comme George Sand, Germaine de Staël ou Colette ne firent pas partie de l'Académie. En 1970, l'écrivaine Françoise Parturier se présente (elle obtient une voix). En 1975, les deux candidats furent non-élues : la chorégraphe Jeanine Charrat (six voix) et Louises Weiss écrivaine et militante féministe (quatre voix).

La première femme à être élue est Marguerite Yourcenar par 20 voix au premier tour en mars 1980.

Avant l'Académie française[modifier | modifier le wikicode]

Sous le règne du roi Charles IX, le poète Jean Antoine de Baïf eut l'idée de réunir quelques amis considérés comme des « Beaux esprits ». Cette assemblée se baptisa Académie, en référence au jardins d'Akademos à Athènes où dans l'Antiquité le philosophe Platon enseignait. Mais cette initiative sombra vite dans l'oubli.

  1. On note cependant que les écrivains suivants ne furent pas membres de l'Académie, soit qu'ils y furent refusés, soit qu'ils ne s'y présentèrent pas, soit qu'il n'y eut pas d'élection pendant leur période de notoriété : Honoré de Balzac (4 échecs), Jules Barbey d'Aurevilly, Beaumarchais, André Chénier, Auguste Comte, Benjamin Constant, Alphonse Daudet, René Descartes, Denis Diderot, Alexandre Dumas, Théophile Gautier, André Gide (refusé pour immoralité) , La Rochefoucault, Malebranche, Stéphane Mallarmé, Roger Martin du Gard, Jules Michelet, Guy de Maupassant, Frédéric Mistral, Molière, Gérard de Nerval, Blaise Pascal, Marcel Proust, Raymond Queneau, Jules Renard, Cardinal de Retz, Jean-Jacques Rousseau, Antoine de Saint-Exupéry, Saint-Simon, Stendhal, Paul Verlaine (un échec), Émile Zola (24 échecs)

Pour en savoir plus[modifier | modifier le wikicode]

  • Les gros dictionnaires français anciens et modernes, dont les deux dernières éditions du Dictionnaire de l'Académie française, sont accessibles par le site du CNRTL'.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

  • Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Académie française de Wikipédia.
    Consulté le 22 décembre 2010.
  • Tout sur tout, le petit dictionnaire de l'insolite et du sourire, Claude Gagnière, édition France Loisir 1986.
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