Histoire du vol spatial

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L'exploration spatiale, c'est l'exploration de l'univers et des corps célestes du Système Solaire. Soit par l'envoi d'engin robotisé (satellites, sondes spatiale, rovers …), soit par l'envoi de vaisseaux habités.

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Les Débuts[modifier | modifier le wikicode]

Utopies[modifier | modifier le wikicode]

Les premières fusées furent utilisé en armes. Elles furent inventé en Chine au XIIIe siècle et fonctionnèrent avec de la poudre à canon qui est un mélange de salpêtre, de charbon et de soufre. Ces roquettes n'étaient pas très précises, mais elles firent peur aux Mongols qui envahirent le territoire chinois en 1232. Malgré des améliorations successives, avec l'arrivé du canon, les fusées ne furent qu'utilisé qu'en feux d'artifices.

La fusée de combat inventé par Congreve

A la fin du XVIIIe siècle, en Angleterre, Congreve, un jeune inventeur, fait redevenir les roquettes utiles. En 1793, la France et l'Angleterre entrèrent en guerre et en même temps, les anglais luttèrent contre l'État de Mysore, en Inde qui possédait un arsenal de roquettes. En utilisant l'expérience de son père, il décida d'en développer une qui eut au test un franc succès. Durant les cinquante année qui suivirent, les roquettes furent très utilisée jusqu'à ce que l'artillerie les dépasse. Leur dernière utilisation a été en 1881 par les Russes lors d'un siège.

La Science-Fiction sur l'Exploration Spatiale[modifier | modifier le wikicode]

Le livre De la Terre à la Lune écrit par Jules Verne

Voyager dans l'espace naquit des progrès dans l'astronomie. Grâce à l'invention de télescopes performants au XVIIe siècle, on apprit que la Terre faisait partie d'une famille de planètes. Cette découverte donna l'idée à quelques écrivains de visiter les autres mondes du Système Solaire. Mais, les moyens de transport pour y parvenir était plutôt absurdes. Par exemple, Cyrano de Bergerac décrivait dans ses romans des navires spatiaux fonctionnant grâce à la chaleur du Soleil. Mais voyager dans l'espace restait un rêve. Mais, à la fin du XIXème siècle, Jules Verne, avec son roman De la Terre à la Lune, sorti en 1865, rendirent l'idée de voyager dans l'espace beaucoup plus réaliste. Même les savants réfléchissaient sur les idées développées par l'écrivain. L'écrivain britannique Herbert George Wells reprit l'approche de Jules Verne dans son roman: Les Premiers Hommes dans la Lune, publié en 1901. Mais il reposait sur des bases scientifiques aussi contestables que Verne: le vaisseau spatial était propulsé par un matériau antigravité appelé "cavorite".

Les Premiers Travaux Scientifiques sur les Fusées[modifier | modifier le wikicode]

Au début du XXe siècle, en Russie, Constantin Tsiolkovski qui est professeur de mathématiques réfléchit à un "un engin à réaction" qui peut atteindre la vitesse nécessaire pour se mettre en orbite. Il imagina le concept des d'étages dans une fusée et de station spatiale, l'utilisation de la propulsion à ergols liquide en remplacement de la poudre à canon qui ne peut pas brûler dans le vide et qui n'était pas assez puissante. Il écrivit des textes où il expliqua ses idées. Mais, limité par les technologies de l'époque, il ne passa pas à la pratique. Peu reconnu au cours de sa vie, il est désormais considéré comme un pionnier.

La fusée de Robert Goddard, la "Nell".

Quelques années plus tard, dès 1909, Robert Goddard qui était enseignant d'université aux États-Unis travaillait sur la création d'étage de fusée fonctionnant à l'ergols liquide. Il commença à créer des prototypes. Alors que Constantin Tsiolkovski était passé assez inaperçu, il fut la cible de moqueries de la part des journalistes de l'époque. Par exemple, le 13 janvier 1920, l'éditorial du New York Times critiqua ses idées, allant même jusqu'à l'accuser d'ignorance. Le journal s'excusera le 17 juillet 1969 alors que l'équipage d'Apollo est en route pour la Lune. Goddard vit sa première fusée à propulsion liquide, la 'Nell', quitter le sol le 16 Mars 1926, pour un vol de 2,5 secondes et de 13 mètres de haut. Puis, il déménagea à Roswell, au Nouveau-Mexique grâce au financement de Daniel Guggenheim. Cependant, ses travaux furent également peu reconnu de son vivant.

Dans le même temps, en Allemagne, Hermann Oberth travailla aussi sur les fusées et publia sa thèse en 1923 La fusée dans les espaces interplanétaires puis le livre Le voyage dans l'espace en 1929. Heureusement pour lui, ses idées furent mieux acceptés en Allemagne. Cependant, les essais de ses fusées restaient pour le moins incertain; il perdit la vue de son œil gauche lors de l'explosion d'une fusée devant faire la publicité du film Une femme dans la Lune de Fritz Lang. Il arriva quand même à faire fonctionner un moteur-fusée à carburant liquide, le 7 Mai 1931.

Les Premières Agences Astronautique[modifier | modifier le wikicode]

Même si, entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle, l'espace n'intéresserait pas grand monde, certains passionnée se regroupèrent pour former des "sociétés astronautique" dans plusieurs pays du monde.

En 1927, à Wroclaw, fut créé la "Verein für Raumschiffahrt" (ou VfR) par Johannes Winkler à laquelle adhérèrent Hermann Oberth, ou des étudiants comme Wernher von Braun, Max Valier ou Willy Ley. Ils lancèrent la première fusée à ergols liquide d'Europe en février 1931. L'armée allemande proposa son aide financière mais, la VfR refusa. Mais, le parti nazi, étant méfiant à cette association, interdit les essais civils de ces fusées. Pour continuer leurs recherches, certain membres comme von Braun rejoignirent l'armée allemande, intéressé par les fusées.

La deuxième sociétés astronautique importante fut créé en URSS en 1931 s'appelle la "Grouppa Izoutcheniïa Reaktivnovo Dvijeniïa" (ou GIRD). Elle était composé de Sergueï Korolev et Mikhail Tikhonravov. En novembre 1933, la GIRD-X vola a plus de 80m d'altitude. Elle était propulsé par un mélange d'alcool et d'oxygène. Pendant ce temps, en URSS, fut créé en 1928 le "Laboratoire de Dynamique des Gaz" (ou GDL). Il rassemblait Nicolas Tikhomirov et Vladimir Artmeyev, et fut rejoint par Valentin Glouchko. Ces deux groupes, GIRD et GDL furent fusionnés pour former l' "Institut de Recherche sur la Propulsion par Réaction". Mais, il fut dissout par des disputes entre les anciens groupes. En plus, certains de ses membres comme Sergueï Korolev furent victimes de purges staliniennes.

D'autres sociétés astronautiques furent créés comme la ' "American Rocket Society" ou la "Société Astronomique de France".

Le V2, le premier missile balistique[modifier | modifier le wikicode]

Lancement du missile V2
Article à lire Article à lire : V2 (missile)

Avec le soutien de la Wehrmacht, les anciens membres de la VfR créèrent la série de fusées Aggregat. La A1 explosa au lancement. On en conclue que sa conception était instable et qu'on passa au prochain modèle, la A2. Elle était assez similaires à la A1 sauf que ses gyroscopes étaient placés au centre de la fusée, qui devenait ainsi plus stable ce qui leur permirent d'atteindre 2km d'altitude. D'ailleurs, les deux fusées A2 produites était nommés en l'honneur d'une bande dessiné de Wilhelm Busch nommés Max et Moritz.L'armée fut intéressée par ces résultats et investit dans ces recherches ; l'équipe dirigée par von Braun partit à Peenemünde. La guerre se préparant, l'Allemagne souhaita posséder un missile plus massif, et le projet de la Aggregat commença en 1936. Les essais qui eurent lieu fin 1937 démontrèrent que la technologie fonctionnait, malgré quelques défauts à corriger. Pourtant, la guerre avait depuis commencé, et les succès des armes conventionnelles de l'armée poussèrent le gouvernement à arrêter ses dépenses pour les nouvelles technologies comme la recherche en astronautique, qui ne semblaient plus être utiles. Sans crédits, le développement de la version suivante, la A4, fut donc très ralenti, alors que le projet était encore plus ambitieux que le précédent. Les deux premiers tirs de la A4 en juin puis août 1942 furent des échecs, et le troisième tir, le 3 octobre 1942, la fusée parcoururent 192km. L'armée allemande, qui commençait à être en difficulté, s'intéressa à nouveau à cette arme, et la rebaptisa V2. Malgré un grande quantité de problèmes, le missile V2 fut le premier missile balistique opérationnel. Il emportait 750 kg d'explosifs à 100 km de haut, à une vitesse jusqu'à 4 fois celle du son (environ 5 000 km/h). Mais, son impact était plus psychologique que tactique car les dégâts causés par la chute assez aléatoire des missiles restant faibles en comparaison de ceux causés par d'autres armes conventionnelles.

Le Pillage des V2[modifier | modifier le wikicode]

V2 récupéré par l'armée américaine

Vers la fin de la guerre, les États-Unis et l'URSS comprirent l'importance d'utiliser les technologies allemandes. Des officiers de l'armée états-unienne allèrent en Allemagne pour récupérer du matériel et du personnel pour les V2. Les sites les plus important comme Peenemünde était plutôt du cotés de l'armée soviétiques. Mais, l'équipe de Wernher von Braun les abandonna en février 1945 en détruisant les installations si possible. Pourtant, les ordres donnés de Berlin disaient de détruire les recherches de l'armée, von Braun et son équipe les cachèrent en mars 1945. Les États-Unis, qui les arrêtèrent, réussirent à récupérer les documents cachés et du matériel dans les zones censés être dans la zone de l'URSS. Lors de l'opération Paperclip, les États-Unis purent récupérer de nouveaux scientifiques et techniciens.L'URSS, en moindre quantité, purent récupérer du matériel, des renseignements ou des ingénieurs comme Helmut Gröttrup pour travailler pour le compte des soviétiques. Les pays européens comme la France ou le Royaume-Uni purent également récupérer des pièces de V2; la France recruta 123 scientifiques allemands, et disposait de quelques sites de production sur son territoire. Le Royaume-Uni, de son côté, récupéra trente V2 hors service, et en reçut cinq autres, avec des ingénieurs allemands, de la part des États-Unis.

La guerre froide[modifier | modifier le wikicode]

Spoutnik 1, le premier satellite artificiel, lancé le 4 octobre 1957.
La chienne Laïka, le premier être vivant parti dans l'espace, à bord de Spoutnik 2, le 3 novembre 1957.
Timbre à l'effigie de Youri Gagarine, le premier homme dans l'espace, à bord de Vostok 1, le 12 avril 1961
Buzz Aldrin, de la mission Apollo 11 (le 2e homme ayant marché sur la Lune), le 21 juillet 1969
Sojourner, premier robot mobile à avoir exploré la planète Mars, lors de la mission Pathfinder, le 4 juillet 1997

À partir de 1947, les États-Unis et l'Union soviétique se livrent à ce qu'on a appelé la guerre froide. Il n'y a pas de conflit armé entre les deux pays, mais une escalade dans la fabrication d'armes de plus en plus terrifiantes, notamment des missiles nucléaires "intercontinentaux", c'est-à-dire des fusées transportant une bombe atomique, capables de traverser les océans et de détruire une ville entière de l'adversaire. En 1950, cette bataille gagne l'espace. Les deux nations décident de tout faire pour envoyer un satellite dans l'espace.

Ce sont les soviétiques qui y parviennent les premiers, grâce au satellite Spoutnik 1, lancé le 4 octobre 1957, qui émet, durant 21 jours, un « bip-bip » pouvant être capté par tous les radio-amateurs de la planète. Pour en écouter un enregistrement : sur Wikimédia. Le satellite se désintégrera dans l'atmosphère le 4 janvier 1958.

Un mois après ce premier satellite, est lancé Spoutnik 2, le 3 novembre 1957 avec à son bord la célèbre chienne Laïka, premier être vivant à être envoyé dans l'espace. Il n'avait pas été prévu de récupérer l'animal. Elle mourut d'ailleurs quelques heures après le lancement.

Il y eut en tout dix Spoutnik lancés, avec souvent des chiens à leur bord. Les soviétiques étaient alors prêts à envoyer le premier homme dans l'espace : le soviétique Youri Gagarine.

Le 12 avril 1961, Gagarine décolle du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) à 9 h 07 (heure de Moscou), puis effectue une révolution de 1 h 48 mn autour de la Terre, à une moyenne de 250 km d'altitude. Il se pose près de Saratov (ville sur la Volga à environ 700 km au sud-est de Moscou). À quelques kilomètres de la Terre, il s'était éjecté de sa capsule et avait effectué le reste de sa descente en parachute.

On a marché sur la Lune[modifier | modifier le wikicode]

Le 5 mai 1961, c'est au tour des Américains d'envoyer un homme dans l'espace, Alan Shepard (fusée Mercury-Redstone). Mais c'est trop tard. Les Américains réalisent avec inquiétude l'avance des soviétiques dans la conquête de l'espace. Le 25 mai 1961, le président américain John Kennedy annonce, dans un discours resté célèbre, qu'un Américain posera le pied sur la Lune avant 1970. La course est lancée : c'est le début du programme Apollo. D'énormes moyens financiers sont dépensés pour cette tâche, l'équivalent de plus de 135 milliards de dollars actuels.

Le pari est tenu, le 21 juillet 1969, la mission Apollo 11 pose le premier homme sur la Lune : Neil Armstrong. Il prononcera ces mots célèbres à sa descente : « That's one small step for a man, one giant leap for mankind. » (« C'est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l'humanité. »). Cinq autres missions (Apollo 12, 14, 15, 16 et 17) poseront des hommes sur la Lune (la mission Apollo 13 échoua, suite à l'explosion d'un réservoir d'oxygène).

Avec la mission Apollo 17, en décembre 1972, c'est la dernière fois que l'homme a marché sur la Lune. Si depuis ce jour nous ne y sommes pas encore retourné, c'est à cause de plusieurs raisons :

  • Il n'y a plus de conflits idéologiques et politiques comme durant la guerre froide, donc on ne dépense plus le même budget colossale dans l'espace.
  • L'intérêt de la population pour l'espace et la conquête spatiale est beaucoup moins prononcé que lors de la guerre froide, alors les scientifiques, ingénieurs, pilotes et entreprises reçoivent moins de dons, d'aides et de soutiens.
  • L'intérêt d'aller sur la Lune n'est plus très grand, les fusées coûtent cher et l'intérêt scientifique de la Lune est finalement assez petit comparé à d'autres astres.

Les autres programmes ou projets[modifier | modifier le wikicode]

En plus de ces programmes célèbres, il en existe beaucoup d'autres. Certains ont pour objectif la découverte des planètes du système solaire, du soleil, l'observation d'étoiles plus lointaines, ou encore la présence permanente d'hommes dans l'espace :

  • Soyouz est un lanceur et un astronef soviétique, puis russe. Il permet d'envoyer en ce moment des cosmonautes plusieurs mois dans l'espace.
  • La navette spatiale américaine (space shuttle en anglais) est une navette spatiale conçue et utilisée par les États-Unis, dont le premier vol eut lieu le 12 avril 1981. C'est le premier engin de ce type, capable d'emmener de gros satellites en orbite basse et, éventuellement, de les rapporter sur la Terre.
  • Le programme Mir. C'est une station spatiale permettant de loger jusqu'à six hommes d'équipage pendant plusieurs mois. Elle fut lancée en 1986, puis détruite en 2001.
  • La Station spatiale internationale (International Space Station, ISS) est une station spatiale construite et assemblée en collaboration entre plusieurs pays. Habitée depuis le 2 novembre 2000, elle est en orbite autour de la Terre à une altitude d'environ 386 km. C'est la remplaçante de Mir.
  • Le télescope spatial Hubble, un télescope en orbite à environ 600 km d'altitude. Il a été lancé le 24 avril 1990 par une navette spatiale de la NASA.

Les vols habités[modifier | modifier le wikicode]

Il y a une grande différence entre un vol habité ou inhabité : le coût ! Envoyer un homme dans l'espace coûte beaucoup plus cher. En effet, on doit alors limiter le risque au maximum. Vérifier, contrôler, tester l'engin spatial, et cela demande beaucoup de travail.

Dans le cas d'un vol inhabité, on considère que rendre la fusée fiable à 100 % n'est pas rentable, cela coûte plus cher que si on accepte qu'un lancement puisse échouer de temps en temps. Dans le cas d'un vol habité, il n'est pas question de se livrer à ces calculs. Chaque perte humaine est un drame.

C'est pour cela que l'Europe n'a jamais lancé de fusées habitées. Le programme de navette spatiale européenne, baptisé Hermès, n'a jamais été terminé, cela coûtait trop cher.

Les victimes de la conquête spatiale[modifier | modifier le wikicode]

Malgré les précautions prises pour envoyer des hommes dans l'espace, cela reste un exercice risqué. De nombreux hommes et femmes y ont laissé la vie. Officiellement, il y aurait eu 22 membres d'équipage morts dans l'histoire de la conquête de l'espace.

À ce jour, il n'y a jamais eu de mort dans l'espace. Les décès se sont produits soit lors de l'entraînement au sol (comme par exemple Apollo 1 ou l'équipage de Gemini 9), soit lors du décollage (ex : catastrophe de Challenger), soit lors de l'atterrissage (ex : Soyouz 1, Soyouz 11 et la catastrophe de Columbia).

Le futur[modifier | modifier le wikicode]

Depuis 1972, il n'y a plus d'exploration d'autres astres de l'espace à l'aide de vols habités. Avec le développement des sondes automatiques, des robots d'exploration, il n'y a plus vraiment d'intérêt scientifique à envoyer des êtres humains dans l'espace, vu le coût que cela représente. Mais l'espace fait toujours rêver, et de nombreux projets, souvent fantaisistes, ont vu le jour, en vue de faire vivre les êtres humains dans l'espace.

Parmi les projets de vie « ailleurs que sur Terre », il y a des thèmes fréquents, à la limite de la science-fiction, comme la construction de gigantesques stations spatiales, capables de faire vivre des milliers de personnes en orbite autour de la Terre, ou posées sur la Lune. De même, il existe une idée selon laquelle d'autres astres du système solaire seraient capables d'accueillir la vie, après modification. C'est l'espoir de la terraformation, c'est-à-dire transformer une planète pour qu'elle ressemble à la Terre.

Malgré l'arrêt de la « conquête », l'exploration spatiale moderne existe bien, et de nombreuses sondes spatiales ont déjà été et seront envoyées dans l'espace, nous permettant de recevoir des photographies de planètes du système solaire et de mieux comprendre la formation de notre propre planète.

Piers Sellers spacewalk.jpg

L'exploration de l'espace, ou exploration spatiale, est l'activité humaine consistant à envoyer des sondes et des robots étudier les astres du système solaire de manière rapprochée.

L'exploration de l'espace est née en même temps que la conquête de l'espace, mais a continué de se développer bien après qu'un homme a posé le pied sur la Lune.

Le principe[modifier | modifier le wikicode]

Le principe est simple : envoyer dans l'espace un appareil photo ! Grâce à la connaissance des lois de la gravitation et de la physique, établies par Isaac Newton au XVIIe siècle, il est possible par le calcul de savoir comment envoyer un objet dans une direction voulue avec la vitesse voulue. Ceci permet de le diriger vers une planète, où cet objet pourra prendre des photos, et les renvoyer sur Terre1

Envoyer un satellite en orbite autour de la Terre est possible depuis la fin des années 1950. Ces engins étaient déjà capables de communiquer avec la Terre par radio, emportaient avec eux une réserve d'énergie, et contenaient des fonctions automatiques. Avec le temps, de nombreux satellites aux fonctions variées ont été mis autour de la Terre, mais servaient surtout à transmettre des informations de la Terre à la Terre, comme les satellites de communication ou le système GPS.

Les débuts historiques[modifier | modifier le wikicode]

Grâce au perfectionnement des fusées, il a été possible d'envoyer dans l'espace des sondes spatiales, c'est-à-dire des engins qui s'échappent du champ de gravitation de la Terre pour aller à proximité d'un autre astre. Le premier astre « visité » fut la Lune, dont une sonde photographia la face cachée (Luna 3, le 7 octobre 1957). Le 3 février 1966, Luna 9 se posa sur la Lune (3 ans avant le programme Apollo !) et envoya sur Terre une série de photographies du sol.

La première sonde à quitter la « banlieue » Terre/Lune est la sonde Mariner 2, qui survola la planète Vénus le 14 décembre 1962. Après cela, les sondes étasuniennes et soviétiques explorèrent les planètes Vénus et Mars, puis des sondes étasuniennes explorèrent Mercure, et toutes les planètes du système solaire2

Les grands projets[modifier | modifier le wikicode]

Un véhicule d'exploration martienne (image de synthèse)

De nombreux projets, passés ou toujours en activité, ont apporté de grandes connaissances du système solaire. Nous ne citerons que quelques-uns.

Le programme Mariner[modifier | modifier le wikicode]

Le programme Mariner a permis d'avoir des photos de Mars, Vénus et Mercure. La sonde Mariner 10 est la seule sonde à s'être approchée de Mercure.

Le programme Pioneer[modifier | modifier le wikicode]

Beaucoup de sondes pioneer étaient destinées à l'exploration de la Lune, mais celles qui ont marqué sont les sondes pioneer 10 et 11, qui sont les premiers objets à s'être approchés des planètes Jupiter et Saturne.

Le programme Vénéra[modifier | modifier le wikicode]

Le programme Vénéra (nom de Vénus en russe), était destiné à étudier la planète Vénus. Des sondes du programme vénéra sont les premiers à s'être posées en douceur sur le sol d'une autre planète que la Terre et à prendre des photographies de la surface.

Le programme Voyager[modifier | modifier le wikicode]

Article à lire Article à lire : Programme Voyager
  • Le programme spatial Voyager fut lancé dans les années 1970, par la NASA (agence spatiale américaine), profitant de l'alignement des 4 planètes extérieures du système solaire - Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune – pour les étudier, ainsi que leurs satellites (petites planètes tournant autour d'autres planètes, plus grosses – comme la Lune autour de la Terre). Ce programme spatial sera constitué de l'envoi de 2 sondes spatiales, embarquant du matériel de mesures scientifiques, de communication (radio) et un disque en or sur lequel sont gravés des échantillons de découvertes humaines et autres œuvres d'arts. Aussi, le programme n'avait pas qu'un rôle scientifique, mais d'affirmer encore un peu plus la suprématie américaine dans la course à l'exploration spatiale.

Déroulement du programme[modifier | modifier le wikicode]

  • C'est le 20 août 1977 qu'est lancée Voyager 2 (à partir d'une fusée lancée de Floride), suivie par Voyager 1 qui sera lancée le 5 septembre 1977. C'est l'ordre de passage auprès de Jupiter qui justifie le numéro de la sonde, en effet, Voyager 1 aura une trajectoire plus courte et dépassera Voyager 2 et passera à proximité de Jupiter en mars 1979 alors que sa sœur ne la survolera que 4 mois plus tard. Après ce premier rendez-vous, les sondes ont continué leurs chemins jusqu'à Saturne qu'elles atteindront le 12 novembre 1980, pour Voyager 1, et le 26 août 1981 pour Voyager 2 où auront pu être photographié les fameux anneaux de Saturne. Voyager 1 devra écourter sa mission pour rejoindre Titan (satellite intéressant de Saturne), ce qui aura pour effet de désaxer la sonde et ne lui permettant plus d'atteindre les 2 dernières planètes. Voyager 2 continuera sa route jusqu'à Uranus qu'elle atteindra en janvier 1986, où se fut la première fois que cette planète put être survolée. Elle rejoint finalement Neptune, dernière planète du système solaire, en 1989, où elle put observer pour la première fois cette planète en « haute définition », puisqu'elle ne se résumait avant qu'à un minuscule disque bleu, dans les télescopes.
  • Voyager 1 et 2 ont pu analyser à chacun de leurs passages : leurs compositions, leurs axes de rotations, leurs champs magnétiques ainsi que leurs axes, la dynamique de leurs atmosphères (c'est à dire la façon dont ils bougent), mais aussi prendre des milliers de photos qui ont pu être renvoyées à la Terre par signal radio.
  • Au jour d'aujourd'hui, les 2 sondes sont encore partiellement en état de marche et sont à la limite de l'héliosphère, c'est à dire la zone où elles ressentent son effet (comme la Terre nous attire). Leurs moteurs, qui fonctionne à partir de l'énergie radioactive du plutonium, sont encore à 1/3 de leurs capacités, mais les scientifiques les laissent éteins afin de pouvoir faire des mesures plus tard. Ce sont actuellement les 2 objets, créés par l'Homme, les plus éloignés de la Terre puisqu'ils se situent à 100 fois la distance Terre-Soleil de nous. C'est à dire que lorsque l'on souhaite communiquer avec elles, ils faut plus de 15 heures pour que le message leurs parviennent.

Disque d'or[modifier | modifier le wikicode]

  • Chacune des sondes a emporté avec elle un disque en or sur lequel sont gravés des informations quant à la société humaine et ses découvertes. On y retrouve, notamment, la position de la Terre au sein de la voie lactée, mais aussi le mode d'emploi détaillé de la façon dont on utilise le disque. La piste de lecture du disque contient des centaines de photos de la vie sur Terre, de la façon dont on interprète les sciences, mais aussi de la musique, des sons que la nature produit sur Terre (rivières, vent, foudre, …) et un message de paix de tous les pays approuvant le programme. La France a notamment inscrit la phrase « Hi everyone » qui se traduit, en langage usuel, par « Salut tout le monde ». Ce disque est destiné aux personnes, extra-terrestres, qui pourraient éventuellement croiser la route de la sonde.

Les sondes Viking[modifier | modifier le wikicode]

Les deux sondes Viking se sont posées sur Mars en 1976, ont pris des photographies, et fait quelques expériences sur le sol martien. Elles ont également permis une meilleure cartographie de la surface de la planète.

La sonde Galileo[modifier | modifier le wikicode]

La sonde Galileo a permis d'étudier en profondeur Jupiter et ses nombreux satellites. C'est grâce à cette sonde que nous avons les meilleures photos de Jupiter et de ses lunes.

La sonde Cassini[modifier | modifier le wikicode]

Cette sonde a terminé sa mission en septembre 2017 en allant s'écraser à la surface de Saturne ; elle a étudié Saturne, ses "lunes" et ses anneaux. En arrivant près de Saturne, la sonde Cassini a largué la sonde Huygens qui s'est posée sur Titan. Elle a également effectué plusieurs passages vers Encelade et découvert des "geysers".

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. Les premières sondes possédant un appareil photo étaient très compliquées : il fallait embarquer dans la sonde de quoi faire un tirage de la photo, puis la scanner pour l'envoyer sur Terre. Les sondes plus modernes utilisent un appareil photo numérique, ce qui est plus simple pour transmettre l'image par radio.
  2. Sauf Pluton, mais Pluton n'est plus considérée comme une planète depuis 2006. Toutefois, une sonde spatiale est en route vers Pluton, la sonde américaine New Horizons, qu'elle devrait atteindre en 2015.
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Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Sous licence GFDL
Tous droits réservés
Article mis en lumière la semaine du 16 juillet 2007, la semaine du 11 avril 2011.