Jupiter (planète)

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Jupiter
La planète Jupiter, photo prise par la sonde Voyager. Le cyclone appelé "grande tache rouge" est visible sur la gauche, un peu en dessous de l'équateur.
La planète Jupiter, photo prise par la sonde Voyager. Le cyclone appelé "grande tache rouge" est visible sur la gauche, un peu en dessous de l'équateur.
Diamètre 142 984 km
Distance du Soleil 778 412 027 km (5,21 U.A)
Température -110 °C à 1 bar de pression atmosphérique
Rotation 9,92 heures
Révolution 4 335,3545 jours
Satellites connus 67 connus à ce jour
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Jupiter est la 5e planète du système solaire, et la plus grosse, avec un diamètre de 11 fois celui de la Terre et un volume 1 320 fois plus important. Sa masse n'est en revanche "que" de 318 fois celle de la Terre, car c'est une géante gazeuse : sa densité moyenne de 1,33 est quatre fois plus faible que celle de la Terre, et proche de celle du Soleil. Jupiter est 2,5 fois plus massif que toutes les autres planètes réunies (plus de 70 % de la masse en orbite autour du Soleil).

La planète est connue depuis la Préhistoire : elle est visible à l'œil nu, comme une étoile très brillante, mais qui ne scintille pas : c'est en effet l'un des objets les plus lumineux du ciel nocturne (avec la Lune et Vénus). De près, cette planète est hostile : un grand nombre de tempêtes y font rage en ce moment même, tandis que ses diverses lunes gravitent autour d'elle.

Comme il s'agit d'une planète d’une géante gazeuse, elle ne possède pas de surface solide : il serait donc impossible de s'y poser. Son nom vient du dieu Jupiter, dans la mythologie romaine.

Atmosphère et climat[modifier | modifier le wikicode]

Composition et structure[modifier | modifier le wikicode]

Il n'y a pas de surface solide sur Jupiter, mais on a défini par convention une altitude 0 là où la pression atmosphérique est la même qu'à la surface de la Terre, soit à peu près 1 kg par centimètre carré (1 bar ou 100 000 Pa)

L'atmosphère de Jupiter est riche en hydrogène et en hélium ; il y a aussi des traces de méthane, de vapeur d'eau, d'ammoniac, d'éthane, de phosphine et de sulfure d'hydrogène. Elle possède plusieurs couches, la troposphère, où se trouvent les nuages ; la pression atmosphérique est plus importante que sur Terre. La limite de la troposphère est la tropopause, où la pression est 10 fois moins importante que sur Terre. Au-dessus, il y a la stratosphère, où les hydrocarbures comme le méthane sont très abondants ; vient ensuite la thermosphère, où il y a les aurores polaires, et enfin, l'exosphère, qui s'éloigne jusqu'à 5 000 km d'altitude.

Dans la troposphère, il y a trois couches de nuages : la plus haute est faite de nuages d'ammoniac ; plus bas, il y a des nuages d'hydrosulfure d'ammonium et, encore plus bas, des nuages de vapeur d'eau et de cristaux de glace.

En fait, malgré son nom de « géante gazeuse », la planète est en grande majorité liquide : même si l'enveloppe gazeuse atteint 5 000 km d'épaisseur, c'est une couche relativement mince à l'échelle de la planète dont le rayon dépasse 70 000 km. Sous la troposphère, une couche d'hydrogène liquide de plus de 10 000 km d'épaisseur, puis une autre couche d’hydrogène liquide dit métallique, car il conduit l'électricité, sur environ 45 000 km d'épaisseur. Il existe enfin un gros noyau solide au centre de la planète, à plus de 50 000 kilomètres de profondeur : il reste encore assez mal connu, mais sa masse serait d'au moins une dizaine de fois celle de la Terre et sa température serait de 30000°C, c'est-à-dire beaucoup plus chaud que la surface du soleil, la pression est également extrême.

Tempêtes[modifier | modifier le wikicode]

À droite, la Grande tache rouge ; à gauche, animation de Jupiter vue par la sonde Voyager 1, en 1979.

Les tempêtes de Jupiter sont très nombreuses et les vents y soufflent jusqu'à plusieurs centaines de km/h : il s'agit de cyclones, comme sur Terre, mais ils n'ont pas d'œil et sont énormes : le plus célèbre, la grande tache rouge, qui couvre une zone deux fois plus grande que notre planète, existe depuis 300 ans. Quand on regarde Jupiter, les ovales sont en fait des tempêtes qui soufflent parfois très longtemps. Il y a des éclairs plus puissants, mais aussi plus rares que sur Terre. Sur Jupiter, certaines tempêtes sont très connues, comme par exemple, la grande tache rouge : cette tempête géante, dont la taille équivaut à deux fois la planète Terre, intrigue beaucoup les scientifiques à cause de sa couleur rouge. Cette tache tourne sur elle-même en quelques jours : elle est donc comparable à un cyclone. Découvert vers 1665, ce cyclone gigantesque existe encore de nos jours (bien qu'il rétrécisse actuellement) : il tourne donc depuis au moins trois siècles, et peut-être même depuis beaucoup plus longtemps que cela. Les vents y dépassent les 500 km/h. Elle se situe dans l'hémisphère sud de la planète. Il existe une autre tempête importante sur Jupiter, l'Ovale BA, qui ressemble à la grande tache rouge, mais elle est plus petite, et se situe un peu plus au sud. Elle est le résultat de la fusion de trois tempêtes datant de 1939, les petites taches blanches : après leur fusion de 1998 à 2000, elle est mystérieusement devenue rouge.

Satellites naturels[modifier | modifier le wikicode]

Jupiter possède au moins 67 satellites naturels. Les quatre plus grands, Io, Europe, Ganymède et Callisto, ont été découverts par Galilée : c'est pour cela qu'on les appelle satellites galiléens ou lune galiléennes. Les autres lunes sont plus petites : elles ne sont pas rondes, mais d'une forme irrégulière, il s'agit probablement d'astéroïdes capturés par sa force de gravitation.

Les lunes galiléennes[modifier | modifier le wikicode]

Les 4 satellites galiléens ont tous été découverts par Galilée. Avec une bonne paire de jumelles ou un télescope, il est possible de voir quatre points alignés à côté de Jupiter, les deux premiers sont moins brillants car plus petits. Ils ont une taille comparable à notre Lune.

Les lunes galiléennes sont :

  • Io : Légèrement plus grand que la Lune (3 640 km de diamètre pour 89 milliards de milliards de tonnes), il possède de très nombreux volcans et des lacs de lave de soufre en fusion. Les plus gros volcans projettent d'immenses panaches dans l'espace et des particules se mettent en orbite autour de Jupiter à une vitesse incroyable. Io possède une couleur jaune avec des nuances blanches et rouges, c'est du au soufre qui recouvre sa surface. Cette activité intense, très inhabituelle pour un corps céleste de cette taille, est due à la proximité de l’énorme masse de Jupiter (environ 20 000 fois celle de Io) qui, à cause d'importantes forces de marée (différence de l'intensité de la force de gravitation entre un point A et un point B), déforme et échauffe le cœur de cette lune de la même façon que lorsque qu'on manipule un morceau d'argile.
  • Europe : Contrairement à Io, Europe est gelé, recouvert d'une épaisse couche de glace, qui cache probablement un immense océan sous-terrain très profond qui abrite peut-être une vie extraterrestre : la NASA envisage des projets d'explorations de ces océans. Il y a aussi des geysers d'eau liquide qui ne sont pas actifs en permanence, ce qui permettrait d'atteindre l'océan sans percer la couche de glace. Sa surface est couverte de failles et le relief est très faible, on y trouve aussi très peu de cratères, cela laisse penser que sa surface est renouvelée par une activité géologique, tout comme sur Terre. La présence de failles est probablement due aux mouvements de la couche de glace sur l'océan sous-terrain, situé sous la surface.
  • Ganymède : Avec 5 280 km de diamètre pour près de 150 milliards de milliards de tonnes (le double de notre Lune), il s'agit du plus grand satellite naturel du Système solaire. Il est plus grand que Mercure, la plus petite planète du système solaire, mais fait moins de la moitié de sa masse car il est beaucoup moins dense. Il est probable que lui aussi abrite un océan sous-terrain très profond, et la vie y serait donc possible.
  • Callisto : C'est le troisième plus gros satellite du système solaire, 4 820 km pour 107,5 milliards de milliards de tonnes, derrière Ganymède et Titan (lune de Saturne). Cette lune est recouverte de nombreux cratères qui ressemblent à des tâches blanches sur sa surface, l'un d'eux ressemble à des anneaux. Elle pourrait également abriter un océan sous-terrain profond mais seulement si l'eau est mélangée avec de l'ammoniac, une substance qui agit comme un antigel, ce qui empêche à l'eau de geler, même à très basse température.
De gauche à droite, Io, Europe, Ganymède et Callisto
Galilean satellites noborder.jpg

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Avant l'invention du télescope...[modifier | modifier le wikicode]

Jupiter est visible à l'oeil nu comme une étoile très brillante et qui ne scintille pas. Elle est visible d'abord 6 ans uniquement dans l'hémisphère nord puis devient visible uniquement dans l'hémisphère sud, actuellement, elle vient de disparaître du ciel de l'hémisphère nord et ne sera donc plus visible pendant environ 6 ans. Elle est donc connue depuis la préhistoire.

Les babyloniens se servaient de son mouvement le long de l'écliptique afin de définir le zodiaque.

Les romains eux, nommèrent la planète d'après Jupiter, le roi des dieux ; chez les grecs, la planète se nommait "Phaethon" (ce qui signifie "ardent"). Il faut noter que "Jeudi" signifie en fait "le jour de Jupiter", des liens avec jeudi et la planète Jupiter sont également présents dans d'autres langues.

Après l'invention du du télescope[modifier | modifier le wikicode]

Avec l'invention du télescope, l'astronome italien Galilée découvre en 1610, les 4 satellites galiléens ainsi que la Grande Tache rouge, cette énorme tempête qui existe encore aujourd'hui. À l'époque, on pensait que tout tournait autour de la Terre (y compris le soleil), cette théorie s'appelle le géocentrisme. Quand Galilée découvre des objets qui tournent autour de Jupiter, cela signifie pour lui que l'idée de l'héliocentrisme (l'idée que les planètes dont la Terre tournent autour du soleil) est juste. Cependant, en 1633, l'Inquisition juge Galilée pour ses idées contraires à celles de l'Église, Galilée est emprisonné plusieurs années.

Dans les années 1670, les astronomes firent une surprenante découverte. Lorsque Jupiter se trouvait à l'opposé du Soleil par rapport à la Terre (donc quand Jupiter est très éloigné de nous), les éclipses de ses lunes par leur planète (passages derrière Jupiter) ne survenaient pas à l'heure prévue, mais avec 17 minutes de retard ! Un astronome danois, Ole Christensen Rømer, en conclut que cette observation ne se faisait pas « en direct ». Cela ne pouvait signifier qu'une chose : la lumière de Jupiter et ses lunes mettait un temps différent pour nous parvenir, suivant qu'elles étaient plus ou moins éloignées de nous. Cette lumière ne nous parvient pas instantanément, elle n'a donc pas une vitesse infinie, comme on le croyait jusqu'alors : elle se déplace en fait à 300 000 km/s. En 1676, Rømer fit une première estimation de la vitesse de la lumière.

Origine du nom[modifier | modifier le wikicode]

Jupiter est le roi des dieux dans la mythologie romaine. L'association entre le dieu et la planète remonte à l'Antiquité.

Galerie d'images[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

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