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Cirque romain

« Cirque romain » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
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Le cirque romain est le lieu de déroulement des courses de chars. La plupart des courses de chars se déroulaient au Grand Cirque qui se nomme aussi Circus Maximus ; c'était le cirque le plus vieux de Rome. Le Circus Maximus contient 250 000 places. Il occupe toute la façade du Mont Palatin.

Circus Maximus, le Grand Cirque de Rome (maquette). À droite, on aperçoit le Colisée.

L'édifice[modifier]

Les cirques romains sont des édifices tout en longueur : jusqu'à 600 m de long, pour le Circus Maximus de Rome.

Les gradins sont rarement conservés. Ils dominaient la piste, partagée en deux dans le sens de la longueur par un long mur appelé spina. Ce mur était décoré d'obélisques, de statues ; ses deux extrémités étaient marquées par une borne (meta), autour de laquelle les chars opéraient un virage très serré. Les chars et leurs équipages partaient de stalles aménagées à l'une des extrémités du cirque. L'empereur ou les personnages importants disposaient d'une loge spéciale, en face de la ligne d'arrivée.

Archéologie[modifier]

De nombreuses cités, d'un bout à l'autre de l'Empire romain, disposaient d'un cirque. Quelques-uns sont parvenus jusqu'à nous.

Cirque romain de Mérida (Espagne)

Le Circus Maximus, à Rome, montre son emplacement entièrement dégagé, mais presque sans vestiges visibles. Les obélisques qui l'ornaient ont été répartis sur plusieurs places de la ville, dès la Renaissance. Rome conserve aussi le cirque de Maxence, en assez bon état, près de la via Appia.

Les provinces de l'Empire en offrent de bien meilleurs aux visiteurs modernes : à Tyr (Liban), Bosra (Syrie), Jerash (Jordanie), Mérida (Espagne), hippodrome de Constantinople (Istanbul, Turquie).

Dans le monde byzantin, le cirque romain a souvent été désigné comme « hippodrome ».

Cirque romain (hippodrome) de Tyr (Liban)

Les courses de chars[modifier]

Présentation des courses de chars[modifier]

Les courses de chars se déroulaient très tôt le matin et duraient toute la journée. Souvent, des paris étaient faits, sources de disputes et d'invectives parmi le public.

Les chars qui étaient tirés par deux chevaux étaient appelés « biges », par trois « triges » et par quatre « quadriges ». Dans les courses à quatre chevaux, le meilleur cheval était situé à gauche et le plus rapide à droite. Les couleurs des équipes représentaient des tendances politiques et/ou des groupements sociaux. Les bleus représentaient le Sénat et l'aristocratie traditionaliste, tandis que les verts représentaient plutôt la masse populaire et les plus démocratiques des empereurs.

L'organisation de ces courses et le déroulement[modifier]

Course effrénée de deux quadriges dans un cirque romain (dessin d'artiste, 1913)

En général, le signal du départ était annoncé lorsque le magistrat lançait une étoffe blanche (la mappa) dans l'arène. Le but était d'effectuer 7,5 km en chars, qui est l'équivalent de sept tours de piste le plus rapidement possible. Tous les coups étaient permis aux conducteurs de chars : par exemple, le char de droite pouvait pousser le char de gauche contre la spina, mur qui partageait en deux l'arène d'un cirque.

Présentation du char et des cochers[modifier]

Le char de course était une sorte de grosse boîte posée sur deux roues. Il ressemblait beaucoup au char de guerre. Les cochers, quant à eux, étaient habillés d'une tunique assez courte. Celle-ci avait une lanière de cuir au niveau de la poitrine pour protéger les côtes. Ils portaient un casque et des jambières qui protégeaient leurs mollets et leurs cuisses. Pour diriger les chevaux, les cochers enroulaient les rênes autour de leur poitrine.

Les dangers de ces courses[modifier]

Ces courses étaient très dangereuses. Lorsque les chars étaient à grande allure, ils pouvaient se renverser, les rênes s'emmêler ou encore les roues se briser. Si cela était possible, le cocher pourrait prendre le couteau qu'il portait à sa ceinture et couper le cuir qui l'attache à son attelage. S'il ne réussissait pas, son corps pouvait être projeté par les chevaux contre la spina ou les barrières extérieures. Si les autres concurrents venaient à aider le conducteur en difficulté, ils pouvaient être entraînés avec lui.

Récompenses[modifier]

Le vainqueur recevait une palme et une récompense en argent.

Ne pas confondre ![modifier]

Il ne faut pas confondre un cirque romain, où se déroulaient les courses de chars, avec :

Voir aussi[modifier]

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