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Esclavage dans la Rome antique

« Esclavage dans la Rome antique » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
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A Rome dans l'Antiquité, les esclaves sont considérés dans la majorité des cas comme des marchandises. On peut acheter ou les vendre sur des marchés spécialisés. Les esclaves sont entièrement sous l'emprise de leurs maîtres, ils sont privés de toutes libertés. Les conditions de vie de ces derniers dépendent du maître et du travail qu'ils doivent accomplir.


Comment devient-on esclave ?[modifier]

On devient esclave par naissance, si leurs parents étaient esclaves, ils le devenaient inévitablement à leur tour. Les prisonniers de guerre devenaient également esclaves. On devenait esclave aussi pour dette, ou après être fait prisonnier de guerre, un enfant quand il était abandonné et qu’on le recueillait, pouvait aussi devenir esclave.

Un grand nombre d’esclaves[modifier]

Les esclaves étaient en grand nombre, en effet,des grandes familles riches pouvaient avoir jusqu'à 500 esclaves, tandis que l'empereur pouvait en posséder jusqu'à 20 000. On peut donc dire que le statut social d’un homme pouvait se mesurer à son nombre d’esclaves. Le prix de l’esclave variait beaucoup selon les époques et les lieux. À Rome, il y avait aussi des marchés d’esclaves. Ces marchés étaient très organisés, ils étaient basés sur la vente aux enchères.


Être affranchi[modifier]

Un esclave, le reste habituellement très longtemps, si ce n'est pas une vie entière, cependant un esclave peut regagner sa liberté. Pas mal des gladiateurs étaient des esclaves mais une victoire aux arènes pouvait leurs procurer de retrouver leur liberté. Il existait une basilique pour réunions où les esclaves pouvaient y être affranchis (mais cela se passait très rarement). Cela se passait aussi très rarement, mais certain maître très généreux pouvait donner une petite parcelle de terre à son esclave pour qu'il puisse le cultiver lui-même. Mais, à la fin de leur vie utile, certains maîtres lâchent leurs esclaves sans les aider, ce qui augmente le nombre de mendiants à Rome. Le maître pouvait aussi stipuler dans son testament qu'il affranchit par sa mort certains esclaves. L'esclave pouvait aussi acheter sa liberté contre des sommes mirobolantes, gagnées en faisant le service, en vendant par exemple des fleurs, certains maîtres donnaient aussi une petite somme d'argent (peculium) à leurs esclaves mais c'était très rare.

Le travail des esclaves[modifier]

En campagne, les esclaves assurent les travaux agricoles. En ville, ils sont ouvriers ou serviteurs. Les plus intelligents pouvaient aussi exercer en tant que précepteur, cuisinier, comptable ou également médecins. La vie pour les esclaves en campagne, dans les domaines agricoles est très dure. Dans les mines les conditions de travail sont les plus difficiles, ils y effectuent leurs travaux dans de conditions abominables. En ville ils connaissaient un meilleur sort, les esclaves qui travaillent en ville étaient plus chanceux. Les esclaves domestiques, c'est-à-dire ceux qui fréquentaient plus la famille étaient plutôt avantagés et pouvaient être affranchis à long terme. Les esclaves n'appartenaient pas qu'aux particuliers, les villes en possédaient aussi. Les esclaves qui en ville participaient à la construction des routes n'avaient pas des conditions de vies supérieures à celles d'en campagne. Les riches matrones (maîtresse de maisons, mère de famille) organisaient le travail des esclaves qui entretenaient leurs maisons et faisaient la cuisine. Les esclaves les plus chanceux pouvaient être comptable, secrétaire et enseignant. Les esclaves travaillaient tous les jours sauf pendant les festivités des saturnales en décembre et les compitalia (marque la fin de l'année agricole) en janvier.

Des esclaves sévèrement punis[modifier]

Les esclaves étaient punis si leurs corvées n'étaient pas convenablement faites et très sévèrement punis, châtiés en cas de tentative d'évasion. Certains maîtres d'esclaves mettaient des colliers de fer autour du cou de leurs esclaves pour permettre de les retrouver en cas leur tentative ou leurs évasions. Sur ce collier, il y avait en général écrit le nom du maître et des consignes pour le retrouver en cas de fuite. Exemples : SERVUS SUM V. D TENE ME QUIA FUGIO ce qui signifie : «  Je suis l'esclave de V. D, retiens-moi parce que je me suis enfui ». S'il était rattrapé l'esclave pouvait être marqué au fer rouge.

La révolte des esclaves sous Spartacus[modifier]

Spartacus est un esclave et un gladiateur Thrace, ancienne région de la péninsule des Balkans. Il a reçu une formation dans une armée romaine, probablement comme auxiliaire. Spartacus était à l’école de Capoue qui l’entraînait comme parmularius (type de gladiateur). Il réussit à s’enfuir et a rejoint les pentes du Vésuve en 73 av. J.-C. avec 73 autres personnes. Il a réussi à vaincre les unités envoyées pour arrêter sa révolte. La nouvelle de leur fuite s’est répandue très vite ce qui a permis à d’autres esclaves de s’enfuir, il ne cessait d’attirer les esclaves mais aussi des petits paysans et des bergers ce qui permit de monter une véritable armée. Ville après ville, village après village Spartacus regroupe à lui seul de plus en plus d’esclaves. Spartacus prend la décision de remonter vers le nord pendant que Crixus le gladiateur est battu et tué lors d'un premier engagement. Spartacus, lui, vient à bout des légions engagées contre lui, dont une qui était gérée par le consul Lucius Gellius Publicola. Pour venger la mort de Crixus 300 soldats romains faits prisonniers s’entretuent dans un combat de gladiateurs. Spartacus se dirige ensuite vers Rome, vainc de nouveau les consuls, mais renonce à marcher sur Rome et se replie dans le Sud de l'Italie. Le Sénat romain donna à Crassus le commandement d'une armée de quatre légions. Crassus ne cherche pas à engager le combat avec l'armée de Spartacus, dont il se contente d’empêcher les raids lancés dans un but de ravitaillement. Son légat désobéissait à ses ordres finit par attaquer une partie les troupes de Spartacus avec deux légions. Spartacus s’est retiré et renforcé. Crassus entreprend de le bloquer. Spartacus réussit à forcer le blocus, mais, poursuivi par l’armée de Crassus, subit plusieurs défaites. Espérant fuir par le port de Brindisi, et apprenant que l'armée de Lucullus y a débarqué, Spartacus est forcé d’affronter les légions de Crassus. Spartacus mourut les armes à la main. Pour détruire la révolte de Spartacus, il aura fallu utiliser autant de légions que César en possédait pendant huit ans pour conquérir la Gaulle.

Sans le travail des esclaves, l'Empire romain connaîtrait sans doute de graves difficultés. On peut notamment dire qu’ils étaient considérés comme des non citoyens. L'esclave  : il est à la fois homme et marchandise. Sa valeur incite le maître à en prendre soin pour que son investissement soit rentable. De même, il a des devoirs envers lui  : le nourrir, le vêtir et le loger.

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