Histoire de l'Allemagne

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L'histoire de l'Allemagne correspond aux événements historiques qu'elle a connus depuis sa création. L'histoire de l'Allemagne est très mouvementée. De la puissance du Saint-Empire romain germanique à la division et à la réunification, en passant par le pangermanisme, l'unification allemande et le totalitarisme hitlérien, l'histoire de l'Allemagne est variée et complexe.

Les débuts[modifier | modifier le wikicode]

Préhistoire[modifier | modifier le wikicode]

De l'interglaciaire Riss-Würm au milieu de la glaciation de Würm le territoire est peuplé par les néandertaliens.

Le territoire de l'Allemagne était peuplé d'Homo Heidelbergensis (du nom de la ville de Heidelberg, située près du lieu de leur découverte).

Après la dernière ère glaciaire apparaît la culture de Hambourg qui est la première culture type d'Europe du Nord ; il existait une autre culture à la même époque l'Ahrensbourgien.

Antiquité et Haut Moyen Âge[modifier | modifier le wikicode]

La Porta Nigra, porte monumentale romaine, à Trèves.

L'Allemagne est occupée dès l'Antiquité par un peuple germanique, les Germains, qui avaient pris la place des Celtes, installés auparavant. L'Allemagne s'appelle alors la Germanie et n'est pas un État à part entière.

Buste de Charlemagne (XIVe s.), Aix-la-Chapelle.Portrait idéalisé du souverain réalisé cinq siècles après sa mort

Lors de la division de l'Empire romain en 496, les peuples germaniques s'installent sur des territoires appartenant autrefois à l'empire romain d'occident . Ils forment de nombreux royaumes dont l'existence fut courte.

Puis, au VIIIe siècle, le royaume franc enleva l'ouest de l'actuelle Allemagne.

L'Allemagne carolingienne[modifier | modifier le wikicode]

Charlemagne prend la Bavière et la Basse-Saxe par la guerre et installe son trône et son palais à Aix-la-Chapelle ( aujourd'hui en actuelle allemagne ).

Du partage de Verdun au Saint Empire[modifier | modifier le wikicode]

Le royaume de Germanie[modifier | modifier le wikicode]

L’histoire de l’Allemagne commence avec la division de l’empire de Charlemagne en 843 par le partage de Verdun entre les trois petits fils de Charlemagne. Louis le Germanique ( petit - fils de Charlemagne régnant sur la partie orientale du royaume de Charlemagne ) devient roi de la Francie orientale sous le nom de Louis II de Bavière ou Louis le germanique. Courageux et intelligent, il sut maintenir l’ordre, évitant les guerres entre ses peuples mais dut lutter contre Charles II le Chauve (qui est un petit- fils de Charlemagne, régna sur la partie occidentale de l'empire carolingien est aussi le frère de Louis II de Bavière).

Avant sa mort en 876, Louis le Germanique partage son royaume entre ses trois fils pour éviter une querelle de succession. Son aîné, Carloman, est nommé roi de Bavière ; le second, Louis III dit le Jeune est nommé roi de Saxe ; et son dernier fils Charles III le Gros, est nommé roi de Souabe. Quatre ans après, Charles III fait reconnaître ses droits sur l’Italie, alors que Louis III dépose Carloman, atteint de paralysie et prend son royaume. Les deux frères s’allièrent ensemble pour vaincre les Francs et parvinrent à contrôler entièrement la Lotharingie. Les rois unis sont inquiets de la multiplication des attaques vikings, se rencontrent pour trouver un moyen de stopper les assauts et aussi pour mettre fin aux manigances du duc de Bourgogne, Boson, qui veut faire de son duché un royaume indépendant et aux manigances de Hugues, fils de l’empereur Lothaire II qui réclame la Lotharingie. Aux termes de cette rencontre, les quatre rois unis écrasent les partisans d’Hugues qui signent une alliance avec les Vikings. En 882, Louis III meurt sans fils, permettant à Charles III d’être roi de toute la Germanie, mais il doit faire face à un redoublement des assauts vikings, qui prennent Trèves et tuent l’évêque de Metz, qui tentait de secourir la ville. Charles II décide de mettre fin aux assauts en tuant le chef des Normands, Godfrid par un meurtre. De la même manière, il attira Hugues à Gondreville en lui faisant croire qu’il s’apprêtait à le reconnaître empereur de Lotharingie, sauf qu'il le tua. En 884, Charles III est nommé régent du royaume des Francs par l’archevêque de Cologne Hugues l’Abbé, lui permettant de régner sur une grande partie de l’empire de Charlemagne : d’ailleurs, il fut couronné empereur le 20 mai 885. En 885, une gigantesque armée de Normands, commandée par le chef Siegfried, assiège Paris dans l’indifférence de Charles III, qui intervient en 887 ... pour payer les Normands et leur permettre de piller la Bourgogne ! Incompétent, il indigne les nobles allemands, exile sa famille en Italie et frise le ridicule quand il accuse sans preuve sa femme de le tromper avec son chancelier. Déposé en novembre 887, il finit ses jours obèse, épileptique et fou.

Les Germains lui désignèrent comme successeur le bâtard de Carloman, Arnulf, qui sera empereur en 896 avant de mourir en 899. Son fils de six ans, Louis IV l'Enfant est nommé roi, mais en raison de son jeune âge, la tutelle du royaume est donné à Hatton Ier, l’archevêque de Mayence qui doit faire face à des razzias hongroises. Louis IV meurt sans enfant en 911, ce qui marque la fin des carolingiens en Germanie.

Une assemblée de ducs nomme comme roi le duc de Franconie Conrad Ier. Son règne est une suite d’échecs, les Lotharingiens sont révoltés; les ducs de Souabe, de Bavière et de Saxe ne lui obéissent pas et le clergé le méprise. Conrad Ier meurt misérable en 918 et c’est avant de mourir qu’il fit le geste le plus noble de sa vie : il nomma roi son pire ennemi, le duc de Saxe Henri, car il savait qu’il était le seul capable de préserver l’unité du royaume.

La marche vers l’Empire ou l’ascension des ottoniens[modifier | modifier le wikicode]

Henri Ier dit l’Oiseleur est né en 876. En 912, il est duc de Saxe à la suite de son père et, en 918, il est roi de Germanie, fondateur de la dynastie des ottoniens. Contrairement à la coutume qui exigeait qu’un roi soit sacré par un religieux, il refuse d’être couronné par un archevêque, sous prétexte qu’il était indigne d’un tel honneur, mais c’était en fait pour marquer son indépendance vis-à-vis de l’Église catholique. En 925, le duc de Lorraine le reconnait comme suzerain. Henri Ier réorganise le pays, fonde une police et donne les premières chartes communales. En 933, des envoyés hongrois lui proposent de leur payer un tribut en échange de l’arrêt des razzias, il leur donna alors un chien malade ! Les Hongrois envoient une immense armée qui est pitoyablement battu par Henri Ier. Peu après, il repousse une armée slave et annexe l’extrême-sud du Danemark. Il meurt en 936 avant d’avoir eu le temps d’être couronné empereur.

Son fils, Otton Ier, hérite d’un royaume puissant et respecté. Son début de règne est pourtant difficile. Son frère, Henri Ier duc de Bavière refuse de reconnaître sa suzeraineté et se révolte, avec l’aide du duc de Lotharingie Gislebert, du duc de Francfort Eberhard et de la noblesse saxonne. En 939, les partisans d’Otton Ier écrasent les partisans d’Henri Ier à la bataille d’Andernach où les ducs de Lotharingie et de Francfort sont tués. Les tensions ne finissent pas et le royaume sera longtemps ensanglanté par des assassinats fratricides entre pro-otton et pro-henri. Le roi, après être intervenu dans le royaume franc, décide de réformer l’église catholique de Germanie en modifiant les frontières des diocèses, réforme supervisée par le frère d’Otton Ier, Brunon, archevêque de Cologne et duc de Lotharingie. En 951, il déclare la guerre à l’Italie sous prétexte de libérer Adélaïde, ancienne épouse de Lothaire II, le prédécesseur de Bérenger II, emprisonnée par le roi Bérenger II. Bien sûr, ce prétexte était faux : Otton Ier voulait conquérir l’Italie. Mais, après avoir obtenu une victoire sur Bérenger II et libéré Adélaïde, il est fasciné par sa beauté et l’épouse. Il est ensuite couronné roi d’Italie par le pape .

Un message alarmant vient ensuite aux oreilles d’Otton Ier : les Hongrois, jadis écrasés par Henri l’Oiseleur ont repris leur force et préparent une invasion militaire de la Germanie ! Otton Ier lève une armée, nomme Bérenger II vice-roi et écrase les Hongrois avec la même habilité que son père. Il veut ensuite se reposer, mais Bérenger II se déclare roi indépendant, Otton Ier le bat et l’emprisonne. Ensuite, il entreprend une négociation avec les hongrois qui renoncent aux pillages et deviennent sédentaires. Ensuite, il entreprend des guerres d’expansions contre les Slaves à l’est qu’il force à adopter le christianisme. Applaudit comme « Défenseur de la Chrétienté », les Germains demandent à ce qu’il soit couronné empereur. Le pape Jean XII répond à leurs vœux en mettant à Otton Ier la couronne impériale. Le Saint Empire Romain Germanique est né.

Le saint empire romain germanique[modifier | modifier le wikicode]

Sources[modifier | modifier le wikicode]

www.roi-france.com/.../Arbre_généalogique_de_Louis_II_le_germanique,

Wikipédia

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