Vie quotidienne des Romains

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L'enfance des Romains[modifier | modifier le wikicode]

La naissance[modifier | modifier le wikicode]

L'enfant naît généralement au domicile de ses parents. Pendant l'accouchement la mère est assistée par d'autres femmes expérimentées (voisines ou parentes). Ensuite le nouveau-né est présenté à son père, qui l'accepte en le prenant dans ses bras, ou qui le rejette et dans ce cas le nouveau-né est abandonné en dehors du domicile paternel.

Si l'enfant est accepté il reçoit son nom neuf jours après sa naissance, si c'est un garçon ; si c'est une fille, elle le reçoit huit jours après être née.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Bébé romain.
Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : nom romain.

L'éducation des garçons[modifier | modifier le wikicode]

Il n'y avait pas de système public d'instruction. L'instruction était payante. Aussi dans les milieux populaires elle était très limitée. Les jeunes de ces milieux apprenaient surtout un métier manuel qui leur permettrait de gagner de quoi vivre. Dans les milieux plus aisés on donnait une instruction aux enfants (surtout aux garçons, qui devaient un jour devenir chef de famille). Dans les familles très aisées l'instruction était très développée et durait très longtemps.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Enseignement dans la Rome antique.

Les jeunes garçons de moins de 16 ans portaient la toge prétexte, où une bande de pourpre est cousue sur la partie la plus longue du tissu. À 16-17 ans, à l'occasion de la fête des Liberalia les jeunes garçons abandonnent la toge prétexte et revêtent la toge virile.

L'éducation des filles[modifier | modifier le wikicode]

Jeune fille en train de lire, (Ie siècle).

Les jeunes filles recevaient un enseignement rudimentaire de leur mère pour devenir une bonne épouse. Il était assez rare que les familles donnent un enseignement scolaire à leurs filles.

Le mariage[modifier | modifier le wikicode]

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Mariage dans la Rome antique.

Les garçons et les filles ont le droit de se marier à l'âge de 14 ans, mais en réalité ils ont environ 18-20 ans quand cela arrive. En revanche le mariage est interdit entre proches parents et entre citoyens et non-citoyens. Les filles et les garçons quittent l'enfance lors de leur mariage. Les filles passent alors de la dépendance de leur père à celle de leur mari.

Les fiançailles sont toujours décidées par les parents et ont parfois lieu plusieurs années avant le mariage. Une fois les dieux consultés, les fiancés signent un contrat devant tous les amis de la famille, et ils échangent un anneau de fer, symbole de leur engagement.

Sculpture d'un couple marié dans la Rome antique.

Le jour du mariage, la future mariée entre dans l'atrium où l'attendent son mari et les témoins qui signent un autre contrat ; c'est le moment de l'union des mains : une femme âgée prend dans ses mains celles des fiancés et les unit. On partage alors un gâteau d'épeautre symbolique.

Pour être une bonne épouse il faut que les jeunes mariées sachent faire toutes les tâches ménagères : outre l'enseignement qu'elles doivent à leurs enfants et les tâches ménagères, elles devaient souvent aider leur mari au travail.

Les femmes avaient des droits limités : elles ne possédaient rien, car leur mari prenait dès le mariage la possession de leurs biens, mais il arrivait que leur mari meure. Les veuves prenaient alors la possession de tous les biens de leur mari et récupéraient leurs biens propres.

L'esclavage[modifier | modifier le wikicode]

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Esclavage dans la Rome antique.
Un fer d'esclave.

Les esclaves sont privés de liberté et appartiennent à leur maître. On peut acheter des esclaves sur des marchés spécialisés où ils sont vendus aux enchères.

L'enfant né de parents esclaves est naturellement esclave.

Il existe deux types d'esclaves : les esclaves privés et les esclaves publics.

Les esclaves dits privés ont souvent une meilleure qualité de vie que les esclaves dits publics ; au service de l'Empire, les esclaves publics s'occupent de nettoyer les trottoirs, surveiller les fontaines, garder les prisons et entretenir les routes.

Un des esclaves les plus connus est Spartacus qui déserta l'armée. Il devient esclave de Lentulus, directeur de l'école de gladiateurs près de Rome. En 73 av. JC, Spartacus et 70 de ses compagnons s'échappent et vont vers le nord, le mont du volcan Vésuve. D'autres esclaves viennent plus tard. Peu après, Spartacus devient chef de milliers de gladiateurs échappés et en -72, ils franchissent les Alpes. Dans l'été -72, ils font demi-tour. Bloqué par le redoutable Marcus Licinius Crassus sur la presqu’île de Calabre, à l’extrême sud de l'Italie, Spartacus meurt blessé à la cuisse. Les autres sont découverts. En tout, 6 000 hommes seront crucifiés le long de la route reliant Capoue à Rome.

Les métiers[modifier | modifier le wikicode]

Les Romains étaient commerçants, artisans et ouvriers sur les chantiers de construction publics, ils employaient aussi des esclaves ou des étrangers. Les artisans transmettaient leur savoir-faire à leurs successeurs, s’il n'y en avait pas ils formaient des apprentis.

Temps de travail[modifier | modifier le wikicode]

Leur journée de travail commençait de très bonne heure et se finissait au coucher de soleil. Le soir et pendant les après-midis chauds, on pouvait fermer les boutiques en ajustant des volets de bois dans les rainures, en haut et en bas de chaque ouverture, et en les verrouillant.

Lieu de travail[modifier | modifier le wikicode]

Les boutiques étaient en majorité des boutiques d’orfèvres, placées dans une rue tranquille près du forum, elle s'appelait souvent « rue de l'or ». Les artisans vivaient souvent avec leurs familles dans des pièces situées derrière ou au-dessus des boutiques. Les bars ouvraient sur le trottoir. Ils comprenaient un comptoir maçonné et décoré de fragments de marbre de couleur.

Quelques métiers[modifier | modifier le wikicode]

Il y avait de nombreux métiers : coiffeur, épicier, poissonnier, pâtissier, céramiste, marchand de meubles, de vêtements, de bazars et de cabarets et il y avait aussi des restaurants, mais il y avait de nombreux esclaves.

Économie[modifier | modifier le wikicode]

Exposition de monnaies romaines.

Argent[modifier | modifier le wikicode]

Aux débuts de Rome, l'économie était une économie d'échange. Les biens se mesuraient en nombre de bêtes que l'on possédait. Le pecus, une bête de petite taille, était l'unité la plus importante du troc. Avec le passage à l'économie monétaire, le souvenir de cette parole s'est conservé, en effet pecunia qui veut dire argent a conservé cette ancienne racine. Il y a eu plusieurs monnaies dans un premier temps:

  • L' aes rude, pièces de bronze de poids standard.
  • L' aes signatum, petits lingots collés et possédant des images (signa) pouvant peser jusqu'à 600 g.
  • L' aes grave, lourdes pièces rondes en bronze, qui suivent le modèle Grec avec des estampilles rondes.

Ces monnaies étaient peu pratiques et leur poids a constitué un important désavantage pour leur diffusion.

Le passage au coin de monnaies d'argent et de bronze advint aux alentours de -300. Les premières pièces furent frappées à Rome en 269 av J.C seulement. La base du système monétaire romain perdura jusqu'à l'Époque Impériale avec la pièce d'argent, qui pesait 4 g.

Les costumes[modifier | modifier le wikicode]

Un jeune homme en toge prétexte.

En -800 pour les Romains, les vêtements sont tous des rectangles de laine ou de lin plus ou moins grands, retenus sur les épaules par deux fibules et à la taille par une ceinture. Les femmes s'enroulent dans le péplos, long de deux mètres et large d'un mètre cinquante. Elles mettent aussi le khiton, plus petit, cousu en forme de tube, qui est la tunique des garçons. La chlamyde est un manteau court agrafé sur l'épaule. L'himation est un autre manteau de deux mètres sur trois, qui peut servir de couverture la nuit. Accessoire important : le ruban ou l'écharpe des cheveux. Sous la république, le vêtement que l'on trouvait le plus, était une sorte de chlamyde ronde qui évolua vers des formes d'ajustements de plus en plus complexes comme la trabée puis la toge. Comme en architecture, les Grecs utilisèrent des formes rectilignes pour la coupe de leurs tissus. En revanche, les Romains préfèrent élever sur un plan circulaire leurs édifices. Les Romains, imprégnés de culture grecque et surtout étrusque, confectionnèrent des habits plus riches et plus majestueux

Les repas[modifier | modifier le wikicode]

Principaux fruits et légumes mangés par les Romains de l'Antiquité.
Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Repas dans la Rome antique.
Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Alimentation dans la Rome antique.

Dans les temps les plus anciens de Rome, on mange pour se nourrir : simplicité et frugalité dominent, d'autant que la production autorise peu de fantaisie. Mais les conquêtes changent tout : la cuisine romaine devient synonyme d’extravagance et d’excès.

Les Romains ne mangent, véritablement, que le soir, la cena (repas du soir). Elle commence à trois heures et s'achève à la tombée de la nuit. Après un bain aux thermes les Romains mangent sur un lit de table. Seulement les riches mangent la cena : les pauvres, eux ne mangent pas à leur faim et souffrent de maladies diverses : de la peau, pertes de vue...

Les règles de la cena[modifier | modifier le wikicode]

  • Ne pas entrer du pied gauche dans la salle à manger.
  • Embrasser les Dieux Lares .
  • Ne pas balayer les détritus, destinés aux morts.
  • Ôter ses chaussures et ses bagues, car les nœuds et les cercles fermés sont néfastes.

Repas à la mode[modifier | modifier le wikicode]

Cuisine d'époque reconstituée.

La cuisine est codifiée par des recettes. Les Romains n'apprécient pas ce qui est croquant sous la dent. Ils préfèrent des viandes bouillies et molles, des boudins, des hachis accompagnés de beaucoup de sauce. Ils raffolent de plantes aromatiques, de miel, de poivres et d'épices. Partout ils ajoutent du garum, une sorte de sauce à base de poisson fermenté. Sans lui, il est vrai que les simples galettes de céréales seraient bien fades. Les arts de la table se développent peu à peu et la gastronomie devient une mode. Certains s’empiffrent de façon monstrueuse et se ruinent pour satisfaire leur gourmandise. Les bons cuisiniers se font payer très chers. Mais les Romains respectueux de la tradition mangent de façon frugale.

Apicius était le seul cuisinier romain à avoir laisser des traces de sa cuisine. Il est l'auteur du célèbre livre « De Re Coquinaria ».

La médecine[modifier | modifier le wikicode]

Chirurgie dans la Rome antique.
Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Médecine dans la Rome antique.

Plantes et aliments permettant de guérir les malades[modifier | modifier le wikicode]

  • L' avnée : servait à faciliter la digestion.
  • Le fenouil : passait pour avoir des propriétés curatives.
  • Le romarin : était utilisé dans la médecine romaine.
  • Les soldats recevaient une ration quotidienne d'ail pour fortifier leur santé.
  • Le fenu grec : employé en cataplasmes soignait la pneumonie.

Les sorciers guérisseurs[modifier | modifier le wikicode]

Le sorcier guérisseur, appelé aussi chamane ou homme-médecine, avait un rôle primordial dans la tribu. Ils soignaient par les plantes à l'aide des pratiques magiques. Ce type de médecine, en usage chez les Indiens d’Amérique du nord il y a environ 100 ans, et dans certaines tribus encore de nos jours, existât sans doutes dans le monde entier y compris chez les peuples de l'antiquité .

Sciences médicales[modifier | modifier le wikicode]

La science médicale en était à ses débuts et l'origine des maladies, encore inconnue, était attribuée à des causes surnaturelles. Les médecins presque tous d'origine grecque, coûtaient chers et étaient souvent que des charlatans. Même les praticiens compétents ne pouvaient venir à bout de maladies qui, de nos jours ne sont pas très graves ; l'appendicite était toujours mortelle. Les Romains connaissaient des médecines efficaces mais, sans véritable anesthésie, les opérations étaient douloureuses et très dangereuses.

Instruments permettant de soigner les personnes malades[modifier | modifier le wikicode]

  • Le spéculum : Les médecines usaient d'un tel instrument pour les excréments internes.
  • Le cathéter : On utilisait de fins tubes pour dilater les canaux urinaires des patients qui avaient du mal à uriner.
  • Scie et forceps : Cette scie à dents très fines servait aux amputations. Les forceps étaient utilisés pour extraire des fragments dans le corps.
  • Sonde : Avant les opérations, on utilisait des sondes de ce type pour explorer des plaies.
  • Crochet : Le crochet est destiné à écarter nerfs et vaisseaux sanguins pendant les opérations. Le crochet plus petit servait à maintenir l'incision ouverte.

Les arts[modifier | modifier le wikicode]

La sculpture[modifier | modifier le wikicode]

Statute de la Rome antique.

Le sculpteur crée un modèle en argile identique à la future sculpture qu’il veut faire, puis l’artiste fabrique un moule à base de plâtre qu’il applique sur tout le contour de la statue.

Après le moule ouvert, le modèle est retiré, on enduit de cire les parois (du moule). Une fois solidifié par du fer, on remplit le moule de terre.

Une fois la terre sèche, le plâtre retiré de la statue de terre et cire, on dispose des petits canaux au-dessus de la statue dans lesquels on coulera le bronze.

En faisant attention à ne pas boucher les ouvertures, on recouvre la statue et les anneaux d’une couche de plâtre de sable et de bouse de vache ; le moule de plâtre est chauffé à 200°/300 °C un espace est alors libéré entre la statue de terre et le moule.

Le bronze brûlant est alors coulé dans le moule de plâtre, occupant l’espace libéré auparavant par la cire fondue, on libère la statue de bronze de son moule et l’on corrige les éventuels défauts qui auraient pu être occasionnés par la fonte.

Les villas[modifier | modifier le wikicode]

Maquette d'une villa dans la Rome antique.
Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Maison romaine.

Dans une villa romaine, il y a un vestibule où les esclaves accueillaient les visiteurs, l'atrium où l'on donnait des réceptions (l'eau coulait dans un petit bassin), la bibliothèque où les textes étaient écrits sur des rouleaux de papyrus, une chambre dont le sol est une mosaïque. Une salle à manger d'hiver était orientée au sud pour un meilleur ensoleillement et la salle à manger d'été orientée au nord et ombragée d'une treille, donc plus fraîche. La cour principale est le centre de la maison, elle est plantée d’arbustes et d'arbres de décorations et de colonnades. Les bains privés étaient composés du bain chaud (caldarium) et du bain froid (frigidarium).

Une villa romaine.

Les murs se sont améliorés avec le temps. Au début les murs étaient faits de moellons, de pierres, d'argile et de pierres taillées puis ils le faisaient avec des moellons et du mortier. Les murs extérieurs étaient recouverts d'un pavement de pierres de taille ou de pierre taillée. Pour les angles, on alternait des couches de briques et de pierres, les cloisons et les colombages. Les murs et les sols étaient recouverts de mosaïques en verre et en pierres, et de marbre coloré et incrusté dans une couche de mortier.

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

  • Le Robert Collège (Robert) «Esclave» page:528;
  • Dico romain (Jeunesse; Coulon Gérard) cote:937;
  • De mémoire de Romain (Hachette) sortie en 1994 cote:937;
  • Spartacus (Petit Léonard) année 2005 n° 92 page 27;
  • Rufus (Arkéo junior) année 2004 n°107 pages 12 – 23;
  • Simon Janes, Rome et la conquérence, Gallimard, 1990, 937
  • Brian Wor, L'histoire de la médecine, Gamma, 2000, 610
  • Dr Kathryne Senior, Docteurs Guérisseurs et sorciers, Hachette Jeunesse, 1993, 610
  • http://jfbradu.free.fr/ date de mise à jour: 10/1999 date de consultation: 23/09/2010 titre de la page: la Grèce Antique;
  • http://www.antiquite.ac-versailles.fr/ date de mise à jour:13/09/06 date de consultation: 30/09/2010 titre de la page : l'esclavage à Rome;
  • (it)Vie quotidienne dans la Rome Antique, Karl-Wilhem Weeber, Universale Storica Newton

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

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