Reconnaissance (militaire)

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The Reconnaissance, tableau de 1882 représentant un cavalier du XVIIe siècle en observation.

La reconnaissance, dans le domaine militaire et de la guerre, est l'action d'explorer le terrain en face de son armée et surtout de découvrir où peuvent se trouver les forces armées ennemies. On dit parfois que les troupes de reconnaissance sont les «yeux de l'armée» ; ce sont plus particulièrement les «yeux» du commandement (par exemple d'un général et d'un état-major), car les renseignements de la reconnaissance lui permettront de prendre des décisions stratégiques et tactiques en vue de déplacer ses troupes ou combattre (attaquer ou se défendre) l'adversaire. Ces troupes d'exploration vont donc plus loin que l'espace tenu (reconnu) par leur camp pour informer et repérer, jusqu'à aller profondément (plusieurs kilomètres) derrière les lignes «tenues» par l'ennemi.

Les troupes de reconnaissance sont le plus souvent «légères» : elles sont toujours au devant d'une armée (ou d'une division, un régiment, etc.) et doivent donc se déplacer rapidement pour connaitre, explorer, le maximum d'endroits. Elles doivent pouvoir se défendre en cas de rencontre avec l’ennemi, mais préférer partir rapidement pour laisser le combat aux troupes principales, plus puissantes, une fois signalée la position des adversaires.

Dans le passé, cette nécessité de mouvements rapides ne pouvait être accomplie que par la cavalerie, surtout avant l'utilisation de la radio (ainsi que des cartes, parfois dites «d'état-major», qui permettent de connaitre le relief, les routes, etc.) : il fallait aussi rapporter rapidement les informations aux commandants. On utilisait ainsi des petits groupes d'éclaireurs (il s'agit bien d'éclairer un terrain inconnu), qui parfois connaissaient déjà «le pays», tels les éclaireurs gaulois pour les Romains ou les scouts («éclaireurs») indiens pour la cavalerie américaine. D'autres armées modernes utilisèrent des cavaleries légères pour l'éclairage, la découverte  : ainsi par exemple les chasseurs à cheval, les hussards, etc.

Au XXe siècle, les chevaux laissent la place aux véhicules à roues et à moteur, tels les motos ou voitures tout-terrain (Jeep). Plus encore sont développés des aéronefs, ballons d'observation et surtout avions de reconnaissance, qui permettent aussi de diriger les tirs de l'artillerie. Pour se défendre mais aussi attaquer ou garder une position, des véhicules plus lourds et blindés sont créés, pourvus de roues (automitrailleuses) ou parfois de chenilles (chars légers). Ils peuvent alors combattre de petites unités en plus de leurs missions de reconnaissance : on parle de reconnaissance appuyée, offensive, lourde...

Actuellement, les unités de reconnaissance existent toujours ; blindés et avions, soldats sur le terrain sont encore essentiels. Ils sont aidés par l'électronique, des appareils sophistiqués de vision nocturne et des systèmes de communication ultramodernes : il y a ainsi des satellites militaires, faisant de la reconnaissance, des avions et des drones si discrets qu'on les dit «furtifs». Ils aident à diriger à présent jusqu'à des missiles précis. Un simple soldat avec jumelles et télécommunications, très bien camouflé et patient ; un engin volant indétectable ou lointain... : la reconnaissance est parfois désormais proche du renseignement. Les deux termes sont presque synonymes mais avec l'idée en plus de discrétion, d'immobilité et d’«invisibilité», d’espionnage en territoire ennemi.

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