Char d'assaut

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Un char d'assaut ou char de combat, parfois tank ou tout simplement char ou blindé (Panzer « blindé » pour les Allemands), est un véhicule militaire automobile blindé à chenilles, armé d'un canon de gros calibre, et le plus souvent d'un armement secondaire d'une à trois mitrailleuses (modèle utilisé par quasiment tous les chars depuis au moins la Deuxième Guerre mondiale).

Image 3D 3D lunettes anaglyphiques - rouge cyan.png Char français AMX-30 (années 1960). Musée des Blindés de Saumur.

De l'idée à la réalisation[modifier | modifier le wikicode]

Un souci majeur pour les attaquants en position d'infériorité a toujours été d'avancer, armes à la main en étant protégé, particulièrement contre des troupes d'archers ou devant des châteaux et villes fortifiés (places fortes).

Les boucliers individuels suffisaient à protéger les hommes contre les flèches, mais non contre les carreaux d'arbalètes et autres projectiles beaucoup plus puissants. On avait alors recours à des mantelets capables d'abriter plusieurs hommes, véritables palissades mobiles bardées de fer, si lourdes qu'il fallut bientôt les monter sur roulettes.

Vers 1500, Léonard de Vinci va plus loin en imaginant des machines de guerre blindées, armées de canons et pourvues de quatre roues actionnées par la force humaine. Un dessin subsiste, dont on a fait des répliques modernes exposées dans divers musées. On y voit souvent l'ancêtre de l'actuel char d'assaut.

Vers 1900, avec l'invention de l'automobile, l'idée vient vite de construire des véhicules blindés et armés. En 1904, l'écrivain britannique de science-fiction H. G. Wells met en scène, dans un de ses romans, un engin chenillé long de 30 mètres transportant des troupes. Il ne manque plus qu'un puissant moteur pour passer à la construction réelle de ces machines d'acier.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Chars britanniques[modifier | modifier le wikicode]

Prototype du « tank » britannique Mark I en essai de franchissement d'une tranchée, près de Londres, en 1916.
Chars français et britanniques en opération pendant la Première Guerre mondiale.

Le 15 septembre 1916 apparut sur le champ de bataille de la Somme le premier char d'assaut, connu sous son nom de code de « tank » (réservoir) Mark I, bientôt suivi des Mark II, III, IV, V, de mieux en mieux armés. L'engin de 8 m de long et pesant 24 t était capable de franchir des tranchées de 4 m. Le tir de ces premiers « tanks » était latéral.

Chars français[modifier | modifier le wikicode]

Les Français, eux, engagèrent pour la première fois leurs chars d'assaut le 16 avril 1917, durant l'offensive du Chemin des Dames, avec 132 chars Schneider CA1 de 14 t, qui se montrèrent trop fragiles et difficiles à manœuvrer. Ils furent suivis du char Saint-Chamond, pesant 22 t, qui n'apporta pas plus de satisfaction.

Char Renault FT-17[modifier | modifier le wikicode]

Char Renault FT-17 en démonstration au musée des blindés de Saumur

Finalement, les Français optèrent pour un char beaucoup plus petit et plus maniable, muni pour la première fois d'une tourelle pivotante et servi par deux hommes (le chef de char-tireur et le conducteur), le Renault FT-17, de 6,7 t, construit en 3800 exemplaires à partir de 1917. C'est le plus connu et le plus réussi de tous les chars de combat français de la Première Guerre mondiale. Suivant les versions, ce premier char « moderne » portait soit une mitrailleuse, soit un canon. Il fut construit aussi sous licence aux États-Unis, et en Italie sous la variante Fiat 3000.

Chars allemands[modifier | modifier le wikicode]

Les premiers chars allemands, les lourds A7V, furent engagés le 21 mars 1918 à la bataille de Saint-Quentin. Les Allemands avaient pris du retard sur les Britanniques et les Français, mais ils firent grande impression. On vit donc pour la première fois des chars de combat opposés les uns aux autres. Un A7V fut renversé et pris par les Français qui purent ainsi l'étudier entièrement. Dans les mois suivants, les A7V furent mis à mal par les alliés qui avaient organisé leur artillerie en conséquence. Après la guerre, ceux qui restaient furent récupérés par les Français qui, finalement, les donnèrent aux Polonais.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, tous les belligérants disposent de nouveaux modèles de chars, tous construits sur des principes équivalents issus de l'expérience de la Première Guerre. Ce sont des engins de petite taille, rapides, à tourelle pivotante, armés de canons aussi lourds que possible. Ils sont tous équipés de liaisons radio et de moteurs puissants.

Au cours de la guerre, on voit des progrès aboutissant peu à peu à la conception du char moderne : structure basse, suspension efficace, blindage de fonte plutôt que de plaques d'acier, spécialisation de types de chars de différentes tailles selon les besoins. Certains chars allemands (en allemand : Panzer), de type « Tiger » ou « Panther », atteignent des masses énormes.

Char américain Sherman, utilisé par la 2e DB du général Leclerc lors de la Libération de Paris en juin 1944, conservé comme monument sur la N 20 à Bourg-la-Reine.

Vers la fin de la guerre et pour le Débarquement en Normandie, les Anglais et les Américains mettent au point des chars spécialisés, les uns équipés d'outils de déminage, de dépannage, de traçage de voies, les autres portant un armement lourd à faible portée pour la destruction rapprochée des ouvrages fortifiés allemands.

Le char américain Sherman, venu avec le Débarquement, est, après le T-34 russe, le plus répandu de tous les chars de la Seconde Guerre mondiale (environ 50 000 exemplaires, tous modèles confondus). Il fut utilisé par les forces britanniques, mais aussi françaises, en particulier par la 2e DB du général Leclerc.

Les Russes construisent leurs chars en grande série sur les mêmes principes que les Américains ou les Allemands. Des modèles bien connus sont le T-34 (le char le plus utilisé avec environ 60 000 exemplaires construits) et le T-54, utilisés lors de l'invasion de l'Allemagne et de l'Europe de l'Est.

Types de chars (entre la Deuxième Guerre mondiale et la fin de la Guerre froide)[modifier | modifier le wikicode]

La classification qui va suivre des chars d'assaut selon la masse ne s'utilise plus tellement de nos jours : on parle désormais de « char de combat principal » au lieu de « char lourd » pour les chars modernes. Les véhicules blindés plus légers et/ou avec un canon principal de plus petit calibre ne sont plus désignés sous le nom de « char ».

Chars légers[modifier | modifier le wikicode]

Les chars légers sont des chars qui pèsent généralement de 10 à 20 tonnes, parfois moins (environ 8 tonnes pour le char léger britannique FV101 Scorpion). Ils sont moins blindés que les chars moyens ou lourds, avec en général un canon de plus petit calibre (ce n'est pas toujours le cas, certains chars légers ont au contraire un très gros canon, comme le calibre 152 mm du M-551 Sheridan). Ils sont en revanche plus rapides et mobiles, transportables par voie aérienne. On les utilise pour des missions de reconnaissance, ou encore pour harceler l’ennemi, grâce à sa petite taille et à son agilité qui lui permettent d'être plus difficile à repérer et à s'échapper plus facilement.

Chars moyens[modifier | modifier le wikicode]

Intermédiaires entre les chars légers et les chars lourds, ils ont communément une masse comprise entre 20 et 40 tonnes. Parmi les chars moyens figurent deux chars emblématiques de la Seconde Guerre mondiale : le Sherman américain et le T-34 russe, les deux chars les plus utilisés durant cette guerre (produits à 50 000 et 60 000 exemplaires respectivement). Le T-34 est d'ailleurs un des chars qui a été le plus utilisé, même après la guerre : jusqu'en 1980 en URSS, et encore de nos jours dans certains pays (comme Cuba), au total dans une quarantaine de pays.

Char lourds, chars de combat principaux[modifier | modifier le wikicode]

Un char lourd Soviétique, le KV-1 , au musée des Blindés de Bovington

On parle aujourd'hui de « char de combat principal » (en anglais main battle tank) pour les chars modernes, plutôt que de « char lourd », même s'ils sont effectivement des masses équivalentes à celles des chars lourds. L'expression « char lourd » s'emploie en fait pour les chars pendant la Deuxième Guerre mondiale et la Guerre froide (jusqu'au début des années 1990).

Ces chars ont une masse supérieure à une quarantaine de tonnes, et sont communément équipés de canons de 105 ou 120 mm. Les plus lourds dépassent les 60 tonnes (63 tonnes pour une des variantes du char américain M1 Abrams, 65 tonnes pour un des modèles de chars israéliens Merkava), mais aucun n'a surpassé les chars les plus lourds utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale. En effet, les munitions antichars d'après-guerre (explosives ou non), de plus en puissantes et capables de traverser des épaisseurs d'acier très importantes (plusieurs dizaines de centimètres), font qu'on choisit désormais des blindages moins lourds, mais plus élaborés : les blindages composites parce qu'ils sont constitués de plusieurs couches de matériaux différents, et les blindages réactifs composés de petites plaques qui explosent au contact d'un projectile, et l'empêchent ainsi de pénétrer l'armure située en-dessous.

Si le Tigre II (ainsi que son équivalent chasseur de char Jagdpanzer VI) est le char le plus lourd utilisé en combat réel pendant la guerre, ce n'est cependant pas le premier à avoir été construit : le premier char lourd de conception moderne (avec tourelle) est le char français 2C (raccourci pour FCM 2C), de masse comparable, mais produit dès le début des années 1920 soit plus de vingt ans avant. Malgré la propagande dont il a bénéficié entre les deux guerres, il ne fut jamais vraiment utilisé.

Un char FCM 2C

Chasseurs de chars[modifier | modifier le wikicode]

Un chasseur de chars allemand, le Jagdtiger, un des blindés les plus lourds jamais utilisés

Un chasseur de chars est un char d'assaut spécialisé dans la destruction d'autres chars d'assaut, typiquement utilisé pendant la Deuxième Guerre mondiale (mais nettement moins utilisé après). L'anglais dit d'ailleurs plus justement tank destroyer « destructeur de chars » ou tank killer « tueur de chars », parce que cela n'implique pas que le char poursuive sa cible comme un chasseur traque sa proie. Au contraire, un chasseur de char pourra être d'autant plus efficace s'il peut détruire sa cible de loin, sans être vu, et pouvoir s'enfuir facilement après s'il est suffisamment petit et léger.

Les chasseurs de char peuvent être de toutes les tailles, du char léger suisse Jagdpanzer 38(t) de 15 tonnes au mastodonte allemand Jagdtiger de plus de 70 tonnes (le char le plus lourd à jamais avoir vu le combat). Une caractéristique typique du chasseur de chars est son absence de tourelle, le canon est dit « en casemate », c'est-à-dire monté sur une structure fixée à la caisse du char et donc incapable de bouger par rapport au char.

Jagdpanzer 38(t)


Chars super-lourds[modifier | modifier le wikicode]

Le seul Maus encore existant, au Musée des blindés de Koubinka

La conception de chars super-lourds existe dès la Première Guerre mondiale (par exemple, le char français FCM-2C1), mais les projets se multiplient surtout lors de la Seconde Guerre mondiale : on veut les faire de plus en plus blindés, de mieux en mieux armés (canons de plus gros calibre), donc de plus en plus lourds.

Les Allemands ne sont pas les seuls à avoir imaginé de telles machines, en fait il y a eu des prototypes de chars super-lourds aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France aussi. Le record en la matière est le chars de combat Maus (ce qui veut dire « souris », en allemand), de son nom complet Panzerkampfwagen VIII Maus2, qui est le char le plus lourd à avoir été fabriqué : il pèse 188 tonnes, soit plus de 2,5 fois la masse des chars les plus lourds réellement utilisés en combat (autour de 70 tonnes). Des chars bien plus lourds ont même été imaginés, mais jamais construits : le char allemand Landkreuzer P.1000 Ratte (Ratte : « rat ») aurait ainsi pu peser dans les 1 000 tonnes (jusqu'à 2000 selon certaines sources)3 !

On trouve vite une limite dans cette course au char le plus lourd. Les inconvénients sont nombreux :

  • coût de fabrication très élevé ;
  • consommation excessive de carburant (alors de plus en difficile à se procurer, surtout du côté allemand) ;
  • performances mauvaises : char trop lent, autonomie trop faible (les réserves de carburant ne permettent pas au char de parcourir une longue distance) ;
  • impossibilité de franchir les ponts sans les faire s'effondrer ;
  • transport difficile à cause du poids ;
  • cible facile à cause de sa lenteur et de son encombrement.

Cette escalade s'arrête après la Seconde Guerre mondiale : les chars les plus lourds actuels pèsent quelques tonnes de moins que le Tigre II et le Jagtiger (environ 70 tonnes chacun), les deux chars les plus lourds jamais utilisés en combat réel.

Comparaison entre les chars Landkreuzer P.1000 Ratte (jamais construit), le Panzerkampfwagen VIII Maus (1 exemplaire restant) et le Tigre I (1354 exemplaires produits)
Un char FCM 2C

Un char unique en son genre : le char S[modifier | modifier le wikicode]

Article à lire Article à lire : Stridsvagn 103

Le Stridsvagn 103, communément appelé char S, conçu dans les années 1950 par les suédois, est très original : il n'a ni tourelle ni casemate, le canon est directement fixé à la caisse du char (c'est-à-dire sa partie principale, avec le moteur, les chenilles, etc.) ; cela lui donne une apparence très « plate » et un profil très bas, ce qui le rend plus facile à camoufler et plus difficile à viser.

Chars modernes[modifier | modifier le wikicode]

Tous les grands pays industrialisés fabriquent actuellement leurs propres chars de combat.

En France, après la Seconde Guerre mondiale, après quelques petites séries de chars de diverses tailles, une première grande génération de chars de combat a été produite à partir du milieu des années 1950. Ce sont les chars légers AMX-13 (mise en service : 1955) et leurs corollaires plus lourds AMX-30 (mise en service : 1967). Seul ce dernier est encore en service dans l'Armée de Terre Française, sous sa forme d'artillerie automoteur (AMX-30 AuF1) d'engin blindé du génie (AMX 30 EBG), ou de char de dépannage (AMX 30D).

Le char français actuel est le char Leclerc, mis en service à partir de 1990. Il est relativement léger (56 t) malgré sa taille imposante et, surtout, rapide : 72 km/h et puissant : 1500 ch DIN ; autonomie : 500 km. Sur les 800 exemplaires produits, la moitié est entrée en service dans l'armée française, l'autre moitié a été acquise par les Émirats arabes unis.

Armement du char moderne[modifier | modifier le wikicode]

Tous les chars modernes possèdent comme arme principale un canon sur une tourelle pivotante (sauf le char S, voir ci-dessus), en général de calibre 105 ou 120 mm (il existe d'autres calibres, comme le 125 mm des chars russes de la série T-72 et après).

Un char moderne a toujours un armement secondaire, au moins une mitrailleuse de 7,62 mm co-axiale, c'est-à-dire parallèle au canon. Très souvent aussi, il y en a une autre montée sur la tourelle pour protéger le char des attaques aériennes.

Il existe un autre calibre pour l'armement secondaire d'un char : celui des mitrailleuses lourdes, le 12,7 mm. Quand un char est équipé d'une mitrailleuse lourde, c'est presque toujours elle qui est montée sur la tourelle (le char Leclerc est une exception, avec une mitrailleuse de 12,7 mm co-axiale et une de 7,62 mm sur la tourelle).

Enfin, certains chars ont trois mitrailleuses comme le char M1 Abrams : une de 7,62 en co-axiale, et deux sur la tourelle, une de 12,7 et une autre de 7,62.

Contrairement à la plupart des autres chars (le char Leclerc étant là aussi une exception), les chars russes utilisent un chargeur automatique pour leur canon, c'est-à-dire des dispositifs qui introduisent les obus dans le canon et sortent les munitions déjà tirées sans intervention humaine directe.

Dans les jeux vidéos[modifier | modifier le wikicode]

Les chars d'assaut sont aussi connu dans des jeux vidéo tel que World of Tanks ou War Thunder, avec des reproductions plus ou moins fidèles de la réalité.

Ne pas confondre[modifier | modifier le wikicode]

Il existe des véhicules militaires qui ressemblent à des chars d'assaut, mais qui n'en sont pas. Ils ont d'autres fonctions.

Les canons automoteurs[modifier | modifier le wikicode]

Il s'agit en fait d'un canon d'artillerie mobile, monté sur un véhicule à roues ou à chenilles spécialement conçu pour cela. On n'utilise pas directement le canon automoteur sur le champ de bataille  : il sert à tirer de loin, depuis une position fixe. C'est pourquoi son canon est plus long, plus gros, et a une portée plus importante qu'un canon de char d'assaut classique (jusqu'à 30-40 km, contre moins de 10 km pour un char d'assaut). Son blindage est moins important que celui d'un char d'assaut, conçu seulement pour résister aux balles ou au obus de petit calibre. Les canons automoteurs sur roues ressemblent moins à des chars d'assaut, certains sont même carrément des camions.

Canon automoteur PzH2000
Canon automoteur Nora B-52, de type « camion »

Véhicules de combat d'infanterie[modifier | modifier le wikicode]

Ces véhicules servent au transport de soldats (l'infanterie) et à fournir un soutien aux troupes pendant le combat (soutien technique et de défense). Leur armement principal (canon) est de plus petit calibre qu'un char d'assaut, et ils sont moins blindés. Il peuvent être sur roues ou sur chenilles.

Les véhicules sur roues (comme le VCBI sur la photo) sont moins susceptibles d'être confondus avec des chars d'assaut, mais ceux sur chenilles leur ressemblent souvent beaucoup (comme le Type-89 visible sur l'image à droite) : le meilleur moyen de les distinguer est leur canon plus petit et plus mince (appelé « canon mitrailleur » ou « canon automatique » d'au moins 20 mm de calibre).

Un VBCI (Véhicule blindé de combat d'infanterie) français
Un Type-89 japonais

Véhicules antiaériens[modifier | modifier le wikicode]

Comme leur nom l'indique, ils servent à se défendre contre les véhicules volants, avions ou hélicoptères : ils font partie de ce que l'on appelle la DCA (Défense Contre Avion). Ils sont reconnaissables à leur canon incliné vers le haut, conçu pour tirer sur des cibles en altitude. Comme les deux autres catégories de véhicules ci-dessus, les véhicules antiaériens sont plus faiblement blindés qu'un char d'assaut.

Un Flakpanzer Gepard allemand

Véhicules de soutien[modifier | modifier le wikicode]

Certains véhicules blindés servent à soutenir et à défendre d'autres véhicules blindés (tanks ou autres). C'est le cas du BMPT, en russe Boevaya Mashina Podderzhki Tankov, littéralement « machine de combat (boevaya mashina) de soutien (podderzhki) des tanks (tankov) », couramment surnommé « Terminator ».

Il a été spécialement conçu pour aider les chars d'assaut dans le cadre de guérillas urbaines. En effet, les combats dans une ville se font souvent dans des zones très étroites où l'ennemi peut se cacher facilement et lancer des attaques surprises, ce qui rend l'usage des tanks assez compliqué étant donné leur taille et leur manque de mobilité par rapport à des combattants dispersés, et leur armement secondaire (souvent une ou deux mitrailleuses) parfois insuffisant.

Ce véhicule blindé, qui n'est pas un char d'assaut à proprement parler, possède pas moins de quatre types d'armes différents, avec une grande quantité de munitions : 4 tubes lance-missiles de 130 mm, 2 canons automatiques de 30 mm (850 obus), 2 lance-grenades de 30 mm (600 grenades) et 1 mitrailleuse de 7,62 mm (2000 cartouches). Cet armement très diversifié lui permet de combattre dans toutes sortes de situations.

Le BMPT Terminator

Sources et références[modifier | modifier le wikicode]

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

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