Utilisateur:Hermann/Nu artistique
Le nu féminin[modifier | modifier le wikicode]
En Occident[modifier | modifier le wikicode]
Dans l'art préhistorique[modifier | modifier le wikicode]

En ce qui concerne le corps féminin, sa représentation nue est attesté depuis la Préhistoire, en particulier le Paléolithique avec ses Vénus paléolithiques des petits figurines généralement en ivoire, en stéatite ou en calcaire figurant des corps féminins dont certaines parties ont été volontairement accentués (l'abdomen, le ventre, les seins, les hanches, les fesses, etc) tandis que d'autres sont réalisés avec moins de soin : la tête, les bras ou les pieds par exemple, laissant penser qu'il s'agit le plus souvent de représentation de déesse de la fertilité, le ventre accentué sous entendrait qu'elle est enceinte . Parmi les Vénus paléolithiques on peut mentionner : la Vénus de Willendorf, celle de Lespugue ou encore celle de Galgenberg, l'une des plus ancienne connue à ce jour.
- Quelques vénus paléolithiques

Les femmes ne sont pas seulement représenter sous la forme des Vénus paléolithiques, elles figurent également dans la peinture rupestre généralement dans des scènes figurant des groupes de chasseur ou des rituels. La représentation est ici différente et sans exagération des formes féminines, même s'il arrive qu'elles soient réduit de manière schématiques aux organes sexuels. On peut notamment mentionner les peintures retrouvé dans la péninsule Ibérique ou au Maroc.
Les Vénus de Malte, un ensemble de statuette féminin découverte sur le site archéologique d'Ħaġar Qim et datant de 3 000 à 2500 avant notre ère, montrent un certain nombre de similitude avec les Vénus paléolithiques : les femmes sont représentés avec des formes rondes et l'accent est mis le plus souvent sur le ventre, mais surtout l'absence volontaire
de tête1. La principale différence étant que sur les statuettes les plus récents, les caractéristiques sexuelles ont disparus.
Dans l'art antique[modifier | modifier le wikicode]
Dans l'art mésopotamien[modifier | modifier le wikicode]

La représentation de la nudité est très ancienne en Mésopotamie et diffère significativement de la représentation du nu masculinNote 12, et est contrairement aux idées reçuesNote 23 assez courant à cette époque4. Les plus anciennes représentations artistiques de la nudité féminine sont celles de déesses-mères et de déesses de la fertilité, sous forme de figurines en terre cuite ou en albâtre, découvertes en Syrie et au Levant et datant du 6e millénaire avant notre ère. Ces figures féminines reprennent certaines caractéristiques des Vénus paléolithiques avec des hanches et des seins exagérés. Les formes de ces figurines vont s'affiner au IVe millénaire, même si leur poitrine continue d'être mise en valeur, notamment par des traces de peinture5. Peu à peu, la pose de ces figurines se fige au IIIe millénaire avec les mains jointes sur la poitrine ou bien tenant sa poitrine. Ces objets étaient probablement associés au culte d'Isthar, la déesse de l'amour et de la guerre mésopotamienne. Ce double rôle de la déesse est représenté par sa nudité partielle : elle porte pour unique vêtement des bottes et un manteau de guerrier. La nudité dans l'art mésopotamien était également associée à la figure de la mère, notamment à partir de la période Obeïd sous forme de figurines en terre cuite avec le pubis représenté par de larges incisions et tenant un bébé dans leurs bras6. Ce motif de la mère tenant son bébé persistera à travers toute l'époque mésopotamienne jusqu'au VIe siècle av. J-C.
La nudité partielle ou totale était également représentée lors de scènes religieuses, principalement des hommes comme dans le vase d'Uruk, on trouve aussi des figures féminines nues dans des représentations de fêtes religieuses, notamment sous la forme de musiciennes. Par ailleurs, les dieux sont, par moment, représentés nus, principalement lors de combat entre eux, la nudité symbolisant leur aspect héroïque7. Concernant les déesses, outre Ishtar, Ereshkigal, la Reine des Enfers, est également représentée nue, seulement vêtue d'une couronne avec des cornes. En outre, la nudité était couramment associée à la mort et à la défaite, on peut ainsi mentionner que, dans le mythe de la Descente d'Inanna aux Enfers à chacune des sept portes, la déesse est progressivement dévêtue, ce qui est interprété aujourd'hui comme une façon de préparer son entrée aux enfers. Cet usage de la nudité pour représenter la mort remonte aux environs de -2600 et semble avoir été abandonnée aux alentours de -880. Même si les hommes prisonniers de guerre sont représenté nus, ce n'est jamais le cas pour les femmes et les enfants, probablement car si les hommes sont exécutés, les femmes sont quant à elle conservé esen tant qu'esclaves8. On retrouve également la présence de nus féminins sur les sceaux-cylindres entre le règne d'Apil-Sîn et la fin de celui d'Hammourabi (1829-1750 a.v. J.-C.), toutefois il y a un débat sur ce que ces figures féminines représentent : allégories ou simple choix artistique9.
- La nudité dans l'art mésopotamien
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Statuette de femme assise, VIIIe millénaire avant notre ère, région syrienne, Metropolitan Museum of Art (New-York, États-Unis)
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Figurine d'une femme nue, Ve millénaire avant notre ère, Irak, musée national d'Irak
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Femme à tête de lézard allaitant un enfant, 4000 ans a.v J.-C., Irak, musée national d'Irak.
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Vase d'Ishtar avec au centre la figure nue de la déesse Isthar avec une tiare à cornes, -2000 à -1600 a.v. J.-C., musée du Louvre
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Plaque en bronze de la porte de Balawat (actuellement en Irak), IXe siècle av. J-C, British Museum. On peut noter une différence de traitement entre les hommes prisonniers de guerre qui sont représentés nus tandis que les femmes sont habillées.
Dans l'art égyptien[modifier | modifier le wikicode]
Dans l'art étrusque[modifier | modifier le wikicode]
Dans l'art gréco-romain[modifier | modifier le wikicode]
Dans l'art du Moyen-Âge[modifier | modifier le wikicode]


: une jeune fille, probablement une servante nue
en train de prendre son bain.L'Église a adopté une position ambiguë sur le nu au Moyen-Âge. En effet, à l'instar du mythe de la Genèse, le nu était un rappel du péché originel d'Adam et Ève, qui, après avoir mangé la pomme, prirent conscience de leur nudité et se couvrirent de feuilles de vigne. Ainsi, la représentation de la nudité est un rappel de la condition mortel de l'Homme et de sa nature imparfaite. Bien qu'elle ait fini par admettre la représentation des icônes à la suite de la querelle des images, l'Église continue de refuser la représentation du nu en dehors de certains cas précis. En effet, la nudité est associée au supplice et au péchéNote 3 et n'est donc possible que dans trois cas de figure10, quatre selon certainsNote 41112 : la représentation d'Ève, la représentation des morts ressuscités lors du Jugement Dernier ou bien la représentation d'un vice dans ce cas-là ses attributs sexuels sont représenté mordus par un serpent. Même lorsque la représentation du nu est admise, les artistes doivent faire en sorte de dissimuler le sexe féminin, en particulier dans la sculptureNote 513. Dans le même temps, on trouve peu de traces de nu dans les fresques ornant les églises romanes ou dans les vitraux. En Sicile, un certain nombre de mosaïques représentent Ève, par exemple dans la cathédrale de Monreale, en faisant le choix d'omettre toute représentation de ses organes sexuels. C'est à cette époque où apparaissent également les premiers nus profanes
, notamment dans la Bible de Wenceslas commandé par le roi de Bohême Wenceslas IV, où une enluminure représente une servante nue prenant son bain.
- Le nu féminin dans les églises
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L'assomption de Sainte-Marie Madeleine, sculpture en bois par Tilman Riemenschneider, 1492. Exemple classique de « nu temporel ».
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L'expulsion du paradis, panneau en bronze de la porte gauche de Bernward, 1015. Les visages ovales étirés sont caractéristiques de l'art ottonien, de même les personnages commencent à être articulés.
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Wiligelmo, Le Péché originel, vers 1165, bas-relief ornant la façade occidentale de la cathédrale de Modène (Italie)
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Détail du tympan surmontant le portail principal de la capitale de Strasbourg. Adam et Ève sont représentés nus avec leurs sexes dissimulés (par une poignée de main ou la robe de Jésus Christ)
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La création d'Ève, mosaïque au dessus de la porte nord de la cathédrale de Monreale , Monreale (Sicile). Le style est clairement byzantin permettant de dater la mosaïque de la fin du XIIee siècle.
.Ainsi, jusqu'au XIIIe siècle, il n'avait guère que le personnage biblique d'Ève qui était représentée nue. Toutefois La Légende dorée, un ouvrage réalisé dans les années 1260 par Jacques de Voragine, va apporter une certaine nouveauté. Cette œuvre hagiographique raconte la vie de nombreux saints et saintes chrétiens, des nouveaux thèmes artistiques dont vont s'emparer les artistes qui vont représentés leurs martyrs, certaines de ces représentations se faisant sous forme de nues (Sainte Lucie, Sainte Agathe, Sainte Barbe). Dans le même temps, les artistes puisèrent aussi dans certains thèmes de l'Ancien Testament pour réaliser des nues : les épisodes de Besthabée au bain, de Suzanne et les Vieillards, Loth et ses filles, Judith et Holopherme, etc. C'est également à cette époque que s'amorce le retour des mythes gréco-romains (sous le nom de Fable) dans les enluminures du Livre des échecs amoureux moralisés, par exemple, ainsi que dans celles de l'Épître d'Othéa de Christine de Pisan, ce qui donne lieu à la représentation de personnages mythologiques nus. Cependant, à l'époque gothique, la représentation du corps féminin n'est plus la même que durant l'Antiquité, les femmes prennent généralement la forme de « femmes-bulbes »14 qui sont caractérisées par : un torse allongé, des seins hauts et petits et un ventre en forme de bosse. Cette représentation correspond cela dit à l'idéal médiéval de la beauté féminine15.
C'est en Italie, en 1311, que réapparaît pour la première fois un nu féminin inspiré de l'Antiquité avec la chaire de la cathédrale de Pise par Giovanni Pisano (fils de Nicolas Pisano). Ce dernier reprend la pose de la Vénus pudique (Venus pudica) sous les traits de la Tempérance, une des vertus cardinales selon Saint Thomas d'Aquin. Toutefois, la posture diffère, elle a été « christianisé », son regard n'est plus vers l'avant comme durant l'Antiquité, mais tourné vers l'arrière. Cette statue se caractérise également par un certain retour au naturalisme
dans la représentation du corps de la femme.
Dans l'art de la Renaissance[modifier | modifier le wikicode]

Une nouvelle esthétique chrétienne[modifier | modifier le wikicode]
Le retour des Vénus[modifier | modifier le wikicode]
L'impact de Sandro Botticelli[modifier | modifier le wikicode]
La naissance de Vénus est l'occasion de réintroduire le nu féminin dans l'art occidental. Cette forme d'expression artistique était très courante dans l'Antiquité gréco-latine. Elle avait disparu à la fin de l'Empire romain lorsque le christianisme était devenu la seule religion autorisée. Pour les premiers chrétiens, la nudité c'était mettre en avant la nature animale de l'homme, c'était aussi une invitation à commettre le péché de chair. Supprimer la représentation de la nudité permettait de rompre avec l'art païen et les idées religieuses qu'il illustrait.
Pendant tout le Moyen Âge, les seuls nus autorisés sont ceux d'Adam et Ève « avant la faute », lorsqu'ils sont encore en état de pureté et d'obéissance. Mais cette impudicité est temporaire et chèrement payée. Après le péché originel leurs corps sont représentés torturés et bien souvent en partie camouflés par des artifices tels qu'un pagne ou une touffe de végétation placée à propos pour dissimuler les organes sexuels. La grande figure féminine du Moyen Âge est la Vierge Marie, qui ne saurait être représentée qu'habillée.
La première représentation d'un nu, exaltant la beauté du corps humain, donc de la création divine, puisque selon la Bible l'homme est la plus belle créature de Dieu qui l'a modelé à son image, est celle d'un jeune homme. C'est la statue en bronze, David du sculpteur Donatello en 1420. Statue qui est exposée au public. Il faut attendre cinquante ans et l'audace de Botticelli pour représenter un corps féminin nu (et cette représentation était destinée à un collectionneur privé, donc visible par un public restreint et averti). À côté de l'art chrétien imposé par l'Église catholique, est apparue une demande privée de riches mécènes laïques, les Médicis ou les Borghèse, mais aussi de certains hauts dignitaires catholiques y compris certains papes de l'époque qui voulaient voir autre chose.
Pour contourner la censure, et satisfaire la morale chrétienne, Botticelli utilise aussi des artifices. Les longs cheveux de Vénus sont volontairement rabattus sur son sexe (Vénus est pudique). Une de ses mains posée sur sa poitrine dissimule un de ses seins, mais l'autre reste visible.
Au Moyen-Orient[modifier | modifier le wikicode]
Dans l'art des Élamites et des Sassanides[modifier | modifier le wikicode]
La Perse musulmane[modifier | modifier le wikicode]

La question de la nudité féminine est perçue différemment dans l'art persan imprégné par la religion musulmane, le Coran recommandant en effet le port du hijab pour les femmes. Ainsi, la nudité de la tête est associée à une forme de nudité totale16. Il est cependant courant de représenter une femme sans son voile à un enterrement, comme dans le roman de Varqe et Golsâh où on peut voir Golsâh, les cheveux ébouriffés, en train de pleurer sur la tombe de son époux. Une représentation similaire est visible dans les miniatures du Shâh Nâmeh Demotte (le Livre des Rois du Grand Mongol) avec un groupe de femmes, la tête nue, en train de s'arracher les cheveux17. Dans l'imagerie islamique, il semblerait également que le port du voile soit associé à un symbolisme de retenue chez la femme, expliquant son absence dans les scènes de fortes émotions.1816.
Des miniaturistes représentent également occasionnellement des femmes à moitié nues, principalement dans des scènes de bain, comme dans le poème Khosrow et Chirine, où cette dernière est surprise en train de se laver par le prince Khosrow. Les miniatures représentant cette scène détachent distinctement le haut du corps de la jeune femme avec ses cheveux noirs, et le bas de son corps caché par un voile bleu. De même dans une miniature du Haft Peykar qui représente un groupe de femmes en train de se baigner avec des femmes habillées en train de danser autour. Une constante de ce type de miniature semble être la présence d'un voyeur, ce qui rappelle que le corps féminin est représenté du point de vue d'un homme, l'artiste. Ainsi, si la nudité partielle n'est généralement pas associée au péché, contrairement à la nudité totale, il arrive que la nudité partielle soit également symbole du péché, comme lorsque Mohammed visite l'Enfer avec l'ange Gabriel et qu'ils voient des femmes punies pour avoir montré leurs cheveux19.
- La représentation du corps féminin dans quelques miniatures persanes
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Khosrow découvrant Chirine au bain, miniature persane du XVIe siècle, le haut du corps de Chirine ressort avec ses cheveux noirs tandis que voile bleu couvrant le bas de son corps.
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Miniature persane du XVe siècle représentant l'épisode du châtiment des femmes impudiques. Ici, les femmes sont représenté à moitie-nue, attaché paesr leurs cheveux, l. Ludité partielle est donc ici rattaché aue pêché.
En Asie[modifier | modifier le wikicode]
Inde[modifier | modifier le wikicode]
L'antiquité indienne et le nu comme symbole de fertilité[modifier | modifier le wikicode]

Tout comme en Occident, les plus anciennes représentations de nus féminin sont des statuettes en argile figurant des déesses de fertilité. Les corps sont figurés de manière assez schématique au Néolithique, parfois peinte à l'ocre rouge. Elles sont représentés avec des hanches larges et le ventre arrondi, suggérant qu'elles sont enceinte20. Parmi les plus célèbres productions de cette période on peut mentionner les danseuses de Mohenjo-daro datant de -2500. Ces statuettes en bronze d'une dizaine de centimètre representent deux jeunes femmes, dont l'une la main sur la hanche. Elles ne portent toutes deux que des colliers et des bijoux sur le bras.21. Il est intéressant de noter le soin apporté aux cheveux de ces statuettes rassemblé en chignon20. Ce n'est pas la seule trace de représentation du corps féminin dans la civilisation de l'Indus, ce qui les caractérisent toute c'est les nombreuses parures et bijoux qu'elles portent. Ainsi, il apparaît que la représentation du nu féminin comme symbole de fertilité dans la civilisation de l'Indus était assez courante et on retrouvé un certain nombre de déesses mères (par exemple Lajja Gauri)22.
A partir du Ier millénaire avant notre ère, cette iconographie s'enrichit avec l'apparition sous l'empire Maurya sur les monuments bouddhiques de shâlabhanjikâ (jeune femme à l'arbre). Plus tardivement, les portails du grand stupa de Sânchî datant du Ier siècle sont ornés de Yakshî, des nymphe de la mythologie bouddhique symbole de fertilité. Elles sont représenté quasiment nue avec juste une ceinture et de nombreux bijoux enlacées aux branches des arbres.
Dans le même temps, on trouve également différentes peintures murales datant de cette période représentant des femmes, notamment dans les grottes d'Ajantâ, les femmes sont représentés sous formes de nymphes, de déesse, de danseuses, d'héroïne23 . Il est intéressé de noter que les femmes sont systématiquement représenté de manière dénudé là où les autres personnages sont figurés avec des habits et que de manière génèrale elles sont toujours à l'arrière plan du récit22 et servent surtout à attirer le regard du spectateur22.
De même les panthéons hindou et jaïniste intègre peu à peu des déesses qui sont figurées nues ou semi-nues. Par exemple, la déesse Sarasvatî, déesse du Savoir et des Arts est le plus souvent figuré avec un voile transparent, la poitrine découverte et ornées de nombreux bijoux. Ainsi, à cette époque la nudité féminine est profondément lié au sacré, au divin.
- La nudité dans l'art indien antique
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Ambikâ, déesse protectrice dans la mythologie jaïnisme, période Gupta, VIe siècle, musée d'Art du comté de Los Angeles (Los Angeles, États-Unis
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Représentation de la déesse Lajja Gauri avec un lotus à la place de la tête, grès, VIe siècle, Metropolitan Museum of Art (New-York, États-Unis)
Le nu masculin[modifier | modifier le wikicode]
Références et notes[modifier | modifier le wikicode]
Références[modifier | modifier le wikicode]
- ↑ Les sept mystères d'Hagar Qim sur le site Escomundo
- ↑ (en) Julia M. Asher-Greve et Deborah Sweeney, On Nakedness, Nudity and Gender in Egyptian and Mesopotamian Art, 2006, Academic Press, Fribourg, pp. 151-152
- ↑ (de) S. Bohm, Die Nackte Gottin, zur Ikonographie und Deutung unbekleideter weib licher Figuren in der Fruhgriechischen Kunst, Mainz am Rhein, 1990, p. 128
- ↑ Zainab Bahrani, « The iconography of the nude in Mesopotamia », Notes in the History of Art, vol. 12 n°12, 1993, pp. 12-19
- ↑ (en) P. Amiet, The Art of the Ancient Near East, New York, 1980, figs. 193-194.
- ↑ (en) P. Amiet, The Art of the Ancient Near East, New York, 1980, pl. 24.
- ↑ (de) R. M. Boehmer, Die Entwicklung der Glyptik wahrend der Akkad-Zei, Berlin, 1965
- ↑ Zainab Bahrani, « The iconography of the nude in Mesopotamia », Notes in the History of Art, vol. 12 n°12, 1993, pp. 12-19
- ↑ (en) Julia M. Asher-Greve et Deborah Sweeney, On Nakedness, Nudity and Gender in Egyptian and Mesopotamian Art, 2006, Academic Press, Fribourg, pp. 138-139
- ↑ François Blondel, Le nu féminin dans la peinture européenne, Tome 1, 2021, p. 37
- ↑ Régis Bertrand, « La nudité entre culture, religion et société », Rives nord-méditerranéennes, numéro 30, 2008, pp. 11-24.
- ↑ Décoder les églises et les châteaux, « Quand l'art chrétien ose le nu », vidéo Youtube, 17 janvier 2021 Voir en ligne
- ↑ Georges Vigarello, Histoire de la beauté, Seuil, Paris, 2004
- ↑ Terme utilisé pour la première fois par Kenneth Clark, The Nude, an Essay in Ideal Form, tome II, Princeton University Press, 1956, p.139. Traduction française en 1998.
- ↑ Emmanuel Rodocanachi, La femme italienne à l'époque de la Renaissance. Sa vie privée et mondaine. Son influence sociale, Hachette, Paris, 1907, p. 90.
- ↑ 16,0 et 16,1 Nadia Ali, « Représentations esthétiques de la femme orientale : Une approche du nu féminin en peinture persane » dans L'Orient des femmes sous la direction de Marie-Élise Palmier-Chatelain et Pauline Lavagne d’Ortigue, Lyon, ENS Éditions, 2002, pp. 21-34
- ↑ B. Gray, La Peinture persane, Genève, Skira, 1961, p. 32.
- ↑ J.-P. Roux, Essai d’iconographie islamique, Louvain, Peeters, 1982, p. 23
- ↑ M.-R. Seguy, The Miraculous Journey of Mahomet, Paris, Montrouge, 1977
- ↑ 20,0 et 20,1 Paolo Biagi, "Women in Ancient Sindh, Bronze Ages Figurines of the Indus Valley Civilization", Sindh watch, 2004, p.24
- ↑ (en)K. Kris Hirst, Ancient Dancing Girl of Mohenjo-Daro, 2019, Thoughtco.com lire en ligne
- ↑ 22,0 22,1 et 22,2 Mandakini Sharma, Ila Gupta, P. N. Jha, "From Caves to Miniatures: Portrayal of Woman in Early Indian Paintings", Chitrolekha International Magazine on Art and Design, 2016, vol 6, no 1.
- ↑ Akansha Sengupta, Ancient Sculpture and Women: The Enigmatic Saga, Centre d'étude des femmes du Jesus and Mary College lire en ligne
Notes[modifier | modifier le wikicode]
- ↑ Le nu masculin est le plus souvent représenté en mouvement et de manière peu sexualisé, là où le nu féminin est davantage représenté statique avec un accent mis sur les organes sexuels et ou une certaine forme d'érotisme
- ↑ Cela est notamment due à la perception occidentale du conservatisme islamique au Moyen-Orient, mais également aux écrits des Grecs à ce sujet
- ↑ Exception faite d'une curieuse enluminure datant des années 830-840 de la Constellation d'Andromède dans un manuel d'astronomie carolingien (Aratea de Leyde) figurant une femme les seins nus. Dans ce même manuscrit on trouve également une enluminure figurant un nu masculin représentant le constellation du Serpentaire
- ↑ Dans Essais d’iconologie. Les thèmes humanistes dans l’art de la Renaissance, Erwin Panofsky établit quatre catégories de nus féminins à l'époque médiéval : le nu naturel (Adam et Ève, Jugement Dernier), le nu temporel (c'est-à-dire la nudité du pauvre qui n'a plus rien comme Job ou Marie-Madeleine), le nu vertueux (qui ne concerne quasi exclusivement que le Christ par exemple sur la croix) et le nu criminel (représentation de femmes avec les seins mordus)
- ↑ L'écrivain Agnolo Firenzuola dans ses Discours sur la beauté des dames apporte la justification suivante : « La nature induit les femmes et les hommes à découvrir les parties hautes et à cacher les parties basses, parce que les premières comme propre siège de la beauté doivent se voir, et il n’est pas ainsi des autres étant seulement le fondement et la base et soutien des supérieures. »
Source[modifier | modifier le wikicode]
- Henri Zaffreya, La sexualité des paléolithiques (1/2) sur le site Hominidés.com
- François Blondel, Le nu féminin dans la peinture européenne, 2021
- Marcos García Díez, Vénus du Paléolithique, ces intrigantes statuettes impudiques sur le site Histoire & Civilisations
- Maryse Marsailly, La représentation humaine dans l'art paléolithique sur le site blogostelle.com
- Des Vénus aux peintures rupestres : la richesse et l'universalité de l'art préhistorique au Musée de l'Homme Présentation de l'exposition Arts et Préhistoire sur le site Franceinfo
- Histoire du nu féminin en peinture sur le site artmajeur.com
- Erwin Panofsky, Essais d’iconologie. Les thèmes humanistes dans l’art de la Renaissance, Paris, Gallimard, 1967
- Norbert Elias, La civilisation des mœurs, Calmann-Lévy, Paris, 1973,
- André Malraux, La Métamorphose des dieux : I. Le Surnaturel, Gallimard, Paris, 1977
- Régis Bertrand, « La nudité entre culture, religion et société », Rives nord-méditerranéennes, numéro 30, 2008
- Décoder les églises et les châteaux, Quand l'art chrétien ose le nu, vidéo Youtube, 17 janvier 2021 Voir en ligne
(en) Kenneth Clark, The Nude, an Essay in Ideal Form, tome II, Princeton University Press, 1956
- Mina Rouhani Esfahani, Représentation des femmes dans l'argenterie sassanide du IIIe au VIIe siècle : une approche iconographique (thèse), université d'Aix-Marseille, 2018.
(en) Mary Olson, « Goddesses, priestesses, queens and dancers : images of women on Sasanian Silver », Constructing the Past, volume 10 numéro 1, Illinois Wesleyan University, 2009.
(en) Ladies of the East: Representation of Women on Sasanian Ewers (« Femmes de l'Est : Représentation des femmes sur les aiguières sassanides »), 2020, blog du Smithsonian National Museum of Asian Art Lire en ligne
- Nadia Ali, « Représentations esthétiques de la femme orientale : Une approche du nu féminin en peinture persane » dans L'Orient des femmes sous la direction de Marie-Élise Palmier-Chatelain et Pauline Lavagne d’Ortigue, Lyon, ENS Éditions, 2002
- J.-P. Roux, Essai d’iconographie islamique, Louvain, Peeters, 1982
- Zainab Bahrani, « The iconography of the nude in Mesopotamia », Notes in the History of Art, vol. 12 n°12, 1993
- Julia M. Asher-Greve et Deborah Sweeney, On Nakedness, Nudity and Gender in Egyptian and Mesopotamian Art, 2006, Academic Press, Fribourg
(en) Koral Dasgupta, Women in art: A brief introduction, 2015, News18 lire en ligne
(en) A Point of View: The sacred and sensuous in Indian art, 2014, podcast de la BBC lire en ligne
- Anne-Marie Loth, Art de l'Inde - Diversité et spiritualité, Chapitre douze, 2001, Paris
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(en) Mandakini Sharma, Ila Gupta, P. N. Jha, "From Caves to Miniatures: Portrayal of Woman in Early Indian Paintings", Chitrolekha International Magazine on Art and Design, 2016, vol 6, no 1.
