Pays-Bas bourguignons

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1 = le duché de Brabant, 2=le duché de Gueldre, 3=le duché de Limbourg, 4= le duché de Luxembourg, 5=le comté d'Artois, 6= le comté de Hainaut ; 7= le comté de Hollande, 8 =le comté de Namur, 9= le comté de Flandre, 10= le comté de Zélande, 11=le comté de Zutphen, 12= le marquisat d'Anvers, 13= la seigneurie de Frise, 14= la seigneurie de Groningue ; 15= la seigneurie de Malines ; 16=la seigneurie d'Overijssel ; 17=la seigneurie d'Utrecht

À partir de 1369, les territoires qui forment la Belgique actuelle, passent progressivement sous l'autorité des ducs de Bourgogne. Ils le resteront jusqu'à la mort de Charles le Téméraire en 1477. Ensuite les territoires passent par mariage aux Habsbourgs, archiduc d'Autriche.

Les ducs de Bourgogne rassemblent les territoires belges et néerlandais[modifier | modifier le wikicode]

En 1369, Philippe le Hardi duc de Bourgogne, et fils de Jean II le Bon roi de France, épouse Marguerite de Male, fille du comte de Flandre. Celle-ci hérite du comté en 1384 et le transmettra à son fils Jean sans Peur, duc de Bourgogne.

En 1421, le duc Philippe le Bon acquiert le comté de Namur, puis en 1430, le duché de Brabant-Limbourg, et de 1428 à 1433, les comtés de Hainaut, de Zélande, de Hollande, de Frise. Puis en 1441 il devient duc de Luxembourg. En 1456, il fait nommer son neveu comme prince-archevêque de Liège. Philippe le Bon, est un acteur très important de la deuxième partie de la Guerre de Cent Ans où il est l'allié du roi d'Angleterre. Mais en 1435, ayant changé de camp, il réussit à ce que le roi de France Charles VII le reconnaisse comme étant indépendant de la couronne française.

En 1477, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire échoue dans sa tentative de s'emparer de la Lorraine ce qui lui aurait permis de réunir en un seul tenant toutes ses possessions. Son héritière Marie de Bourgogne, en vertu de la règle sur les apanages, doit abandonner au roi de France le duché de Bourgogne mais conserve les possessions belges et néerlandaises, qui sont en dehors de l'autorité du roi de France. En 1477, Marie épouse Maximilien de Habsbourg, archiduc d'Autriche et futur empereur germanique. Leur fils Philippe le Beau héritera de ses possessions et sera marié à l'héritière des royaumes de Castille et d'Aragon.

Les Pays-Bas bourguignons[modifier | modifier le wikicode]

Le duc Philippe le Bon. Il porte le collier de l'ordre de la Toison d'or qu'il a créé. Portrait peint par Rogier Van der Weyden.

Les pays réunis par les ducs de Bourgogne, sont une juxtaposition de territoires qui pendant longtemps ont été indépendants les uns des autres. Ayant chacun leur propre histoire, ils en ont gardé des institutions particulières et différentes. Au moment du passage sous leur autorité les ducs de Bourgogne ont maintenu les chartes communales et les coutumes ayant cours. Cependant des baillis sont nommés pour représenter le duc. Mais il n'y a pas d'institutions communes aux différents territoires. Chaque seigneurie possède un parlement pour la justice et une cour des comptes pour les finances. Chaque seigneurie envoie des députés des trois ordres (clergé, noblesse et tiers-état) pour siéger auprès du duc. Mais du moins dans les premiers temps, ils sont consultés séparément et sur les affaires des territoires dont ils sont issus. Le seul lien entre toutes ces régions est la personne du duc et de son administration immédiate (le chancelier et le grand conseil).

La politique centralisatrice des ducs de Bourgogne rencontre de grandes résistances parmi les communes, nombreuses dans ce pays très anciennement urbanisé, habituées à se diriger elles-mêmes. Philippe le Bon doit réprimer les révoltes de Gand (en 1453), de Bruges. Charles le Téméraire doit en faire de même à Dinant et à Liège en 1468 (où il humilie Louis XI, qui avait poussé les Liégeois à la révolte).

Pour unifier ses États, en 1473, Charles le Téméraire prend des ordonnances dites de Thionville. Désormais les deux chambres des comptes de Lille et de Bruxelles sont fusionnées en une institution unique siégeant à Malines. Les parlements existant en Flandre, en Brabant et en Hollande sont conservés mais dépendent désormais d'une institution supérieure qui sert de cour d'appel pour toutes les possessions des Pays-Bas bourguignons. Elle siège aussi à Malines.

Après la mort de Charles le Téméraire, les communes de Flandres s'agitent et parviennent à imposer le Grand Privilège à Marie de Bourgogne. Désormais les États-Généraux ont plus d'autorité que les ducs. C'est également à ce moment-là que le français ne devient plus obligatoire dans la rédaction des actes officiels.

Un grand foyer culturel de l'Europe[modifier | modifier le wikicode]

Au XVe siècle, les Pays-Bas bourguignons sont un des grands foyers culturels de l'Europe, les ducs de Bourgogne (que l'on appelle aussi les « Grands ducs d'Occident » disposant de grands revenus, rivalisent avec les princes italiens et les rois de France. Les villes « drapantes » de Flandre, très aisées, encouragent aussi la vie culturelle.

Dans la peinture c'est la grande époque des primitifs flamands avec Jan Van Eyck, Dierick Bouts, Hugo Van der Goes, Rogier van der Weyden ou Hans Memling. La sculpture est dominée par Claus Sluter.

La musique est aussi de grande qualité avec les maîtres « franco-flamands » comme Johannes Ockeghem qui domine alors la musique de l'Europe occidentale.

Vikiliens pour compléter sur l'histoire des territoires qui forment la Belgique actuelle[modifier | modifier le wikicode]


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