Journée du 2 juin 1793

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gravure coloriée d'époque. À gauche, les députés Girondins tentent de sortir des bâtiments de la Convention. À droite, un groupe fortement armé de Sans-Culottes les en empêche
L'insurrection du 2 juin 1793. La tentative de sortie des députés girondins

La journée du 2 juin 1793 marque la chute des députés girondins qui dominaient la Convention, donc le gouvernement républicain de la France, depuis septembre 1792. L'action de leurs adversaires les députés montagnards et des Sans-culottes parisiens avait failli réussir quelques jours plutôt, le 31 mai 1793, mais la Convention n'avait pas alors voté la déchéance et l'arrestation des députés girondins.

Désormais le gouvernement républicain est entre les mains des Montagnards qui vont pouvoir appliquer leurs idées pour sauver la République menacée par l'invasion étrangère mais aussi par le soulèvement des vendéens auxquels vont s'ajouter dans de nombreux départements les soulèvements organisés par les partisans des Girondins.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Journée du 31 mai 1793.

Préparation de la journée du 2 juin[modifier | modifier le wikicode]

Le comité de l'évêché qui depuis le 30 mai regroupait les délégués des sections révolutionnaires (celles des quartiers de Paris), devient le Comité de salut public des sections (à l'image du Comité de salut public élu mensuellement depuis mars 1793 par la Convention pour diriger l'action politique et militaire au niveau national).

La journée du 2 juin[modifier | modifier le wikicode]

La garde nationale menaçante (à droite) empêche les députés de sortir des Tuileries

Le dimanche 2 juin, les soldats de la Garde nationale, commandée par Hanriot avec leurs canons entourent la salle de réunion de la Convention aux Tuileries. À l'intérieur les députés montagnards demandent la déchéance de 29 députés girondins ainsi que dix membres de la commission des Douze dissoute le 31 mai et leur arrestation à leur domicile. Des députés refusent de voter la mise en accusation de leurs collègues (qui ont été élus au suffrage universal masculin pendant l'été 1792 par les citoyens français). Vers 17 heures ils tentent de quitter la salle. Mais ils sont arrêtés dès la porte, par les Gardes nationaux qui menacent de tirer. Les députés rentrent en séance et votent la destitution des députés girondins.

Après la chute[modifier | modifier le wikicode]

L'assassinat de Marat. Gravure d'époque

Les députés non-présents se cachent ou s'enfuient en province (les Girondins ont beaucoup de partisans dans de nombreux départements). Ils tenteront, sans grand succès de soulever certaines régions comme la Normandie, le Sud-Ouest de la France et la vallée du Rhône. Dans certains cas, comme à Marseille ou à Lyon ils n'hésiteront pas à s'allier à des rebelles royalistes qui rapidement les supplantèrent. Certains députés se suicideront (ce sera la cas de Condorcet et de Roland ou Pétion ). Une exaltée Charlotte Corday se rend à Paris et le 13 juillet parvient à assassiner Marat, un des chefs montagnards.

Vingt deux députés ont été arrêtés. Ils seront jugés par le tribunal révolutionnaire et seront guillotinés fin octobre 1793. Madame Roland, l'inspiratrice des Girondins, sera guillotinée le 10 novembre 1793.

Certains Girondins parviennent à échapper aux poursuites. Ils reviendront siéger à la Convention après la chute de Robespierre et la fin du gouvernement montagnard en juillet 1794. Certains siègeront au Conseil des Cinq-Cents pendant le Directoire.

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