Guerre de Vendée

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La guerre de Vendée est une guerre qui opposa les républicains, aussi appelés les "Bleus" aux royalistes, aussi appelés les "Blancs". Elle eut lieu entre 1793 et 1796, avec une courte période de paix au printemps 1795.

Causes de l'insurrection[modifier | modifier le wikicode]

Avant la Révolution française la Vendée est principalement rurale et paysanne, comme la majeure partie de la France à cette époque. Elle est favorable à la Révolution à ses débuts, les cahiers de doléances montrent que les paysans sont hostiles au système féodal et souhaitent une amélioration de leurs conditions de vie.

Le 12 juillet 1790 l'Assemblee nationale vote la Constitution civile du clergé qui stipule que les membres du clergé sont désormais fonctionnaires, donc payés par l'Etat, élus par les électeurs du district indépendamment de leur religion, et doivent prêter serment à la Constitution. Dès lors, le clergé est divisé entre les prêtres assermentés ou jureurs, qui acceptent de prêter serment, et les prêtres insermentés ou réfractaires, qui refusent. Le pape condamne la Constitution civile du clergé et de nombreux paysans préfèrent se tourner vers les prêtres réfractaires car ils considèrent que les prêtres jureurs dévient de la religion. Cela crée une division au sein de la société et un mécontentement au sein de la population, qui, de plus, ne perçoit aucune amélioration de ses conditions de vie.

En 1791 et 1792 l'Assemblée nationale vote des décrets interdisant le culte réfractaire et déclarant que sur dénonciation de vingt citoyens, les prêtres réfractaires peuvent être déportés, le plus souvent au bagne en Guyane. Dans une zone désignée sous le nom de Vendée militaire et qui comprend la Vendée actuelle, le sud de la Loire-Atlantique, le nord des Deux-Sèvres et une partie du Maine et Loire, un mécontentement de plus en plus important se fait sentir, la tension monte. Le roi Louis XVI est guillotiné le 21 janvier 1793 à Paris, sur la place de la Révolution, actuelle place de la Concorde. Plusieurs monarchies étrangères telles que l'Autriche forment la Première Coalition contre la République française. Face à cela, la Convention ordonne la levée de 300 000 hommes devant être tirés au sort parmi les hommes célibataires entre 18 et 40 ans. Dans de nombreuses régions cette mesure est mal perçue mais ces soulèvements retombent rapidement à l'exception de la Vendée militaire, où l'insurrection s'organise et prend de l'ampleur.

= La guerre de mars à octobre 1793[modifier | modifier le wikicode]

Le 3 mars 1793, la Garde nationale tire sur la foule présente à Cholet, tuant trois personnes. Le 12 mars à [[Saint-Florent-le-Vieil, les jeunes hommes convoqués pour le tirage au sort des conscrits se rassemblent, demandant d'ajourner le tirage et de livrer les armes. Les officiers municipaux tirent sur la foule faisant quatre morts et quarante blessés. La foule réplique en s'attaquant aux maisons des bourgeois révolutionnaires et aux documents officiels. C'est le début de la guerre de Vendée. Les insurgés s'organisent en une armée qu'ils nomment la Grande Armée catholique et royale, dirigée par des chefs dont certains sont issus de la noblesse locale. Cathelineau, colporteur originaire du village du Pin en Mauges est le premier généralissime de la Grande Armée. Parmi l généraux vendéens figurent La Rochejaquelein, Charette, Bonchamps, Lescure, d'Elbée, Stofflet. Les Vendéens prennent Saumur le 9 juin et Angers le 18 juin, mais échouent devant la ville de Nantes le 29 juin, où Cathelineau est mortellement blessé sur la place Viarme. Il meurt le 14 juillet 1793 à Saint-Florent le Vieil. La deuxième bataille de Cholet le 17 octobre se solde par une défaite des Vendéens.

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