Manon Roland

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Madame Roland par Bonneville.jpg

Manon Roland, dite Madame Roland (1754-1793), est connue comme l'égérie du parti politique des Girondins. Elle poussa son mari, Jean-Marie Roland de La Platière, au premier plan de la vie politique de 1791 à 1793.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

C'est une enfant précoce, autodidacte, qui se passionne par le biais de la lecture pour la vie des hommes et des femmes illustres du passé, par exemple pour Plutarque.

Suite à un séjour à Versailles en 1774, elle conçoit une véritable haine pour les aristocrates et leur mépris des bourgeois.

En 1780 elle fait un mariage de raison avec un économiste de vingt ans son ainé, pour échapper à la tutelle de son père. Elle collabore avec la vie professionnelle de son époux mais reste dans l'ombre

Ils ont une fille, Eudora, en 1781. En allaitant et en élevant elle-même sa fille – son mari s'absentant souvent – Manon Roland a mis en pratique les préceptes des médecins de son temps – tout en les contestant – et de l'Émile de Rousseau1. Elle s'appuie également sur les articles de l'Encyclopédie sur l'enfance, les maladies de l'enfance et les nourrices. Elle invente un régime alimentaire pour son bébé en diversifiant les apports (pommes, soupes, bouillies). Elle est certes persuadée de la nécessité de la médicalisation de l'enfant et de l'importance de l'hygiène mais se pose souvent des questions en s'appuyant sur ses études et ses observations.

Elle se passionne de botanique, suit les cours d’histoire naturelle au Jardin du roi (qui a précédé le Museum) de Daubenton et Jussieu, et constitue un herbier aquatique pour l’Art du tourbier, publié par son mari en 1782.

Il est élu député à la Constituante en 1792 et le couple s'installe à Paris. Manon anime un salon politique, devient l'égérie du groupe des Girondins et dirige les bureaux de son époux. Impuissants face aux Montagnards2, ils se retirent de la vie politique en janvier 1793.

En mai 1793, elle est arrêtée, et profite de ses mois en prison pour rédiger de nombreux écrits autobiographiques et historiques3. Elle est jugée et exécutée le 8 novembre après un plaidoyer émouvant devant le tribunal.

Une héroïne de la Révolution[modifier | modifier le wikicode]

Madame Roland a été à la fois témoin et actrice de l'actualité historique d'une époque où la fièvre nationale s'empare des esprits. Elle incarne l'héroïsme de Rousseau et Diderot, avec son ardent amour pour la patrie et sa constance invincible dans l'adversité, jusqu'au sacrifice de soi.

De 1789 à 1793, elle a vécu quatre années de luttes incessantes, de travaux prodigieux et de renoncement total à toute vie personnelle.

Elle a eu foi en l'histoire, en l'espérance de l'objectivité du jugement à venir et en l'impartialité de la postérité après son exécution.

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

Liens[modifier | modifier le wikicode]

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