Favicon Vikidia.png Les associations Vikidia et Wikimédia France ont besoin de vous ! Wikimedia France logo.svg

Les associations Vikidia et Wikimédia France ont besoin de votre aide pour participer à une enquête sur les contributeurs et visiteurs de Vikidia. Cela ne vous prendra que 10 minutes et nous permettra de mieux vous connaître et d'améliorer l'encyclopédie.
Vous avez du 12 juillet au 30 septembre pour y répondre. Nous vous en remercions par avance !

Répondre au sondage !

Cité d'Athènes

« Cité d'Athènes » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
Aller à : navigation, rechercher
Un tétradrachme, monnaie émise au milieu du Ve siècle av. J.-C. par la cité d'Athènes. La chouette est le symbole d'Athéna.

La cité d'Athènes est un des États grecs de l'Antiquité. Cet État est situé en Attique. La cité est à la fois le territoire et la population qui y vit. La cité d'Athènes est un des grands centres de la civilisation grecque, en particulier au Ve siècle av. J.-C..

Origines[modifier | modifier le wikicode]

La cité d'Athènes apparaît au XIIIe siècle av. J.-C. (elle est reconnue comme une cité constituée dans le Catalogue des vaisseaux qui recense les différents pays grecs ayant participé à la guerre de Troie). Les légendes racontent que c'est Thésée qui unifie le territoire auparavant divisé entre plusieurs principautés.

Le territoire de la Cité d'Athènes[modifier | modifier le wikicode]

La cité d'Athènes recouvre environ 2 650 km2, soit la superficie moyenne d'un département français. Les distances sont petites. Un habitant n'est jamais à plus de 20 km de la mer. La ville d'Athènes, la plus grande ville et capitale de la cité, est approximativement au centre du territoire (à moins de 40 km des points les plus éloignés).

Le territoire est réparti entre une partie continentale, l'Attique, et, à l'ouest, la grande île de Salamine. Le relief est en grande partie montagneux : au nord d'Athènes se trouve le Mont Parnès (1 412 m), au centre, le Mont Pentélique (1 109 m) qui fournit un marbre de très grande qualité pour la construction et, au sud, le Mont Laurion (312 m) où on trouve du métal argentifère. La ville d'Athènes et celle d'Éleusis sont aussi dans des plaines.

La partie nord, montagneuse et frontalière avec la Béotie, est peu peuplée. Dans le reste de l'Attique, on trouve de très nombreux villages, en grande partie au centre dans la plaine et les collines entourant les rivières du Céphise et de l'Ilissos. Il y a des petites villes comme Décélie, Éleusis, Marathon, Salamine.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Attique.


La population de la cité d'Athènes[modifier | modifier le wikicode]

Les exemples ci-dessous décrivent la situation au Ve siècle av. J.-C., période où la cité d'Athènes domine militairement et culturellement le monde grec.

Composition[modifier | modifier le wikicode]

Au Vème siècle avant Jésus-Christ, il y a environ 300 000 habitants à Athènes.

Environ 45 000 (15 % du total) sont des citoyens, auxquels on peut ajouter leurs 110 000 femmes et enfants. Il y a en plus 40 000 métèques (c’est ainsi que l’on appelle les étrangers) et leurs familles, soit 13 % de la population. Les autres, soit environ 120 000 personnes, sont des esclaves.

Les citoyens[modifier | modifier le wikicode]

Droits et devoirs des citoyens[modifier | modifier le wikicode]

Les citoyens athéniens sont des hommes libres. Ils possèdent les droits civiques (avoir une terre et une maison), les droits juridiques (le droit de juger un citoyen ou une personne qui n'a pas respecté les lois) et les droits politiques (voter les lois, élire les magistrats et être élu, voter l'ostracisme). En contrepartie de ces droits, le citoyen doit faire le service militaire et une participation selon ses revenus à la défense de la cité. Seuls les citoyens peuvent être propriétaires de la terre.

Conditions pour être citoyen[modifier | modifier le wikicode]

Seuls les hommes sont citoyens, à condition d’avoir un père un citoyen athénien et une mère, fille de citoyen athénien. La citoyenneté s'obtient après l'éphébie (le service militaire) c'est-à-dire à 18 ans.

Évolution du nombre de citoyens[modifier | modifier le wikicode]

L'évolution de la manière de combattre a permis à un nombre croissant d'habitants de devenir citoyens d'Athènes. Le citoyen qui devient soldat s'équipe à ses propres frais. Vers le VIe siècle av. J.-C., lorsque dans les batailles, le fantassin (l'hoplite) joue un rôle plus important que le cavalier, les petits paysans sont devenus citoyens. En effet, auparavant, seuls les grands propriétaires et leurs fils pouvaient entretenir des chevaux, qui en plus du grain ont besoin de prairies pour se nourrir, ce qui exige de grandes propriétés. Étant soldats, ils dirigeaient la cité ; c'est le gouvernement aristocratique. Par contre l'équipement du fantassin (casque, cuirasse, jambière, bouclier, lance et épée) est moins coûteux et peut être acheté par un paysan. Celui-ci devenant soldat devient citoyen et participe au gouvernement. Au Ve siècle av. J.-C. la marine de guerre se développe. La propulsion des navires était assurée par des rameurs qui sont des hommes libres. Ce sont les Athéniens les plus pauvres qui sont rameurs. Ils combattent en fournissant leur force musculaire pour actionner les rames des trières. Ils deviennent alors aussi citoyens. Au même moment ce sont les citoyens les plus riches qui doivent équiper à leurs frais un navire de guerre.

Un « salaire » (indemnité) pour les citoyens[modifier | modifier le wikicode]

La participation aux affaires publiques, les réunions de la Boulé ou le fait d'être juge, prend du temps, et interdit de travailler ces jours-là. Aussi les citoyens reçoivent-ils une indemnité (le misthos / μισθός) pour compenser le temps qu'ils consacrent à la cité. Seule la participation à l'Ecclésia n'est pas rétribuée.

La famille des citoyens[modifier | modifier le wikicode]

Femmes et filles de citoyens[modifier | modifier le wikicode]

Les femmes de citoyens sont généralement des filles de citoyens (depuis un décret fait par Périclès en 451 av. J.-C., c'est une des conditions pour que les enfants obtiennent le titre de citoyen). La polygamie est interdite (mais de nombreux citoyens ont une maîtresse).

Le rôle de la femme est de procréer de futurs citoyens, d'éduquer ses enfants quand ils sont jeunes et de gérer les affaires domestiques de la maison de son époux. C'est elle qui dirige le travail des esclaves de la maison. La femme athénienne sort peu de son logis, où elle dispose d'un endroit à elle, le gynécée.

Les filles restent sous la surveillance de leur mère jusqu'à leur mariage. Elles apprennent à tenir un ménage et leur formation intellectuelle est négligée. Les filles sont mariées tôt (très souvent dès la puberté) et sont beaucoup plus jeunes que leurs maris.

Éducation des fils de citoyens[modifier | modifier le wikicode]

Les garçons restent avec leur mère jusque vers 7 ou 8 ans.

Ensuite, jusqu’à l’adolescence, ils reçoivent une éducation intellectuelle et sportive, vont à l’école et au gymnase la journée.

Une fois adolescent, seuls les fils des plus riches continuent leur scolarité, avec un professeur payé par leurs parents. Les autres travaillent avec leurs parents, le plus souvent des paysans.

Tous se retrouvent ensemble à leurs 18 ans pour effectuer l’éphébie, un service militaire durant deux ans1

C’est donc vers 20 ans qu’ils deviennent réellement citoyens.

Ils se rendent dans les différents lieux d'enseignement privé sous la conduite d'un esclave (le pédagogue).

Les métèques[modifier | modifier le wikicode]

Un potier devant son four

Les métèques sont des étrangers qui ont émigré vers Athènes et s'y sont fixés d'une manière durable, voire définitive. Les métèques sont des hommes libres mais ont besoin d'un protecteur pour faire leurs activités. Ils n'ont pas de droits politiques ni ne peuvent posséder de terres dans la cité.

Les métèques paient un impôt spécial : le métoikion (sorte de taxe de résidence). Tout comme les citoyens, ils paient l’eisphora, un impôt sur le revenu. Les métèques sont soumis aux liturgies, c'est-à-dire qu'ils doivent financer certaines cérémonies ou travaux publics. Ils doivent le service militaire comme hoplites et surtout comme marins. Certains Athéniens, comme Xénophon, regrettent cette disposition qui, selon eux, affaiblit le sentiment patriotique et l'efficacité au combat.

Les métèques participent aux cérémonies religieuses et civiques : la frise des Panathénées nous les montre dans la procession officielle qui va vénérer Athéna, déesse protectrice de la ville.

Les métèques exercent surtout les métiers du commerce et de l'artisanat. Ils peuvent être armateurs, banquiers. Ils fournissent aussi beaucoup de médecins, d'artistes et de penseurs. Par leur travail et leur talent, ils enrichissent la ville et participent à sa renommée.

Les esclaves[modifier | modifier le wikicode]

Femme (esclave ?) sortant du pain d'un four

Les esclaves sont des deux sexes et des enfants sont aussi esclaves. Depuis les réformes de Solon, au début du VIe siècle av. J.-C., l'esclavage pour dettes a quasiment disparu. La source essentielle de l'approvisionnement en esclaves reste les prisonniers de guerre. Les esclaves sont considérés comme des instruments vivants (idée développée par le philosophe grec Aristote au IVe siècle av. J.-C.) et non des êtres humains. Mais le maître n'a pas le droit de vie ou de mort sur son esclave.

L'esclavage est une des bases fondamentales de la société athénienne (et grecque en général). Le faible coût d'entretien d'un esclave par rapport à la richesse produite par son travail permet au maître de disposer d'un revenu suffisant et d'avoir du temps libre pour participer à la vie politique et culturelle de la cité.

La situation des esclaves varie en fonction du lieu où il travaille et, bien entendu, du comportement personnel de leur maître. L'esclave qui vit chez un paysan partage la vie fruste de celui-ci. Il travaille beaucoup, mais est correctement traité (c'est une partie du capital de l'exploitant agricole et une source de richesse, puisque ce que l'esclave produit appartient au maître). Les esclaves vivant en ville partagent en partie la vie domestique de la maison. Par contre, les esclaves travaillant dans les mines d'argent du Laurion travaillent et vivent dans des conditions épouvantables.

L'esclave peut recouvrer sa liberté par l'affranchissement accordé par son maître. S'il reste à Athènes, il est considéré comme un métèque.

Athènes a connu une révolte des esclaves en 425 av. J.-C., alors qu'elle était en guerre contre Sparte. Profitant de l'invasion de l'Attique par les Spartiates, les esclaves quittent les mines que l'on doit fermer faute de main-d'œuvre.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Esclavage dans la Grèce antique.


Fonctionnement politique de la cité d'Athènes[modifier | modifier le wikicode]

Athènes a connu différents régimes politiques. C'est d'abord la monarchie, puis le gouvernement des aristocrates, puis, vers le milieu du VIe siècle av. J.-C., la tyrannie de Pisistrate et de ses fils. Au début du Ve siècle av. J.-C., le gouvernement démocratique s'installe définitivement. Mais la défaite dans la guerre contre Sparte amène un nouveau gouvernement tyrannique. Au milieu du IVe siècle av. J.-C. Athènes, comme les autres cités grecques, passe sous le contrôle des rois de Macédoine Philippe II et son fils Alexandre le Grand.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Fonctionnement de la démocratie athénienne au Ve siècle av. J.-C..


Hérodote - buste.jpg

Historiens grecs - HérodoteThucydide
Personnalités - SolonClisthèneThémistoclePériclèsAlcibiadeDémosthèneAlexandre le GrandThéron
Grèce archaïque - Guerre de Troie
Grèce classique - Guerres médiquesGuerre du PéloponnèseCité d'AthènesLa démocratie athénienneSparteLigue de Délos
Grèce romaine et byzantine - Constantinople

Portail de la Grèce — Tous les articles sur la Grèce, de l'Antiquité à aujourd'hui.
Icone chateau.png Portail de l'Histoire —  Toute l'Histoire, de la préhistoire, jusqu'à aujourd'hui.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

  1. M. Sartre, in Histoire de la virilité vol.I, sous la direction de G. Vigarello, éd. du Seuil, 2015, p. 31-34