Palestine (État)

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Drapeau de l'État de Palestine.
Carte de l'état.

La Palestine, officiellement État de Palestine, est un État du Moyen-Orient.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Période ottomane[modifier | modifier le wikicode]

La Palestine passe sous contrôle ottoman en 1517 après la victoire turque sur les Mamelouks d'Égypte, la Palestine est alors intégrée à la province de Damas. La majorité de la population y est musulmane, mais les autres religions sont également protégées, comme les Juifs ou encore les Chrétiens, officiellement reconnu à partir des "Capitulations" signées avec la France.

La Palestine restera turque pendant 400 ans.

Période contemporaine[modifier | modifier le wikicode]

L'Empire ottoman participe à la Première Guerre mondiale du coté de la Triple Alliance, et est donc vaincu en 1918. En 1923, l'Empire s'effondre officiellement, la Turquie devient ainsi une république et ne revendique plus le contrôle des terres de Palestine.

Les Arabes palestiniens revendiquent le contrôle de leur région, comme l'avait promis les Britanniques, mais ces derniers en prennent le contrôle et désirent y former un état juif pour rembourser leur dette contractée aux banques juives durant la guerre.

Période britannique[modifier | modifier le wikicode]

Très vite, cette volonté de vouloir fonder un état juif en Palestine poussa une importante population juive à immigrer en Palestine, les Juifs qui représentaient moins de 10% de la population de la région en 1918, passent à plus de 30% en 1948.

Les Palestiniens, animés par un fort nationalisme, attaquèrent les installations britanniques et juives. Entre 1936 et 1939, une grande révolte arabe palestinienne eut lieu ce qui amena à la mort au combat de près de 5 000 combattants palestiniens. Cette déstabilisation poussa le Royaume-Uni à limiter l'immigration juive à partir de 1939 et à interdire la vente de terre aux Juifs. Les Britanniques ont aussi la volonté de créer un seul et unique état à la fois arabe et juif, comme l'avaient demandé les Palestiniens dans les années 1920.

Partage des terres[modifier | modifier le wikicode]

Plan de partage de la Palestine entre l'État juif (en bleu) et l'État arabe (en orange) en 1947. Jérusalem est au centre.

En février 1947, le Royaume-Uni décide d'abandonner leur mandat en Palestine et de céder la région à l'Organisation des Nations unies qui décide de séparer la Palestine en deux états, un pour les Juifs et un pour les Arabes. Jérusalem, étant une ville sacrée pour les deux peuples, elle deviendra une région internationale sous contrôle de l'ONU.

Les Arabes palestiniens et les autres nations arabes refusèrent le plan et demandèrent la création d'un seul état juif et arabe. Cette contestation ne fut pas écouté et le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine est officiellement voté par l'Organisation des Nations unies. Du coté des Juifs, le plan est accepté.

Création d'Israël[modifier | modifier le wikicode]

Le 14 mai 1948, les Juifs, par accord avec le plan de partage de l'ONU, proclament l'indépendance de l'État d'Israël. La Ligue arabe, qui est contre le plan, revendique l'indépendance des Arabes de Palestine mais aucun état palestinien arabe n’est créé. En revanche, 5 états arabes déclarent la guerre à Israël. Les terres palestiniennes sont envahies par l'Égypte, la Jordanie, la Syrie et l'Irak, mais Israël ayant réussi à s'équiper, riposte. La guerre se solde par une victoire israélienne. En 1949, les traités de paix annoncent que 78% de la Palestine devient israélienne alors que seul 60% devait l'être selon le plan de 1947.

Annexion des terres palestiniennes[modifier | modifier le wikicode]

L'Égypte tente de créer un état arabe sur le reste de la Palestine mais échoue quand la Jordanie décide d'annexer la Cisjordanie palestinienne. L'Égypte décide ainsi de prendre le contrôle totale de la Bande de Gaza et aucun état palestinien arabe est alors créé.

Les Palestiniens arabes refusent en masse le contrôle de la Cisjordanie par la Jordanie et une vague d'attaques à lieu sur le territoire jordanien. Les Palestiniens iront jusqu'à demander la fin de la monarchie jordanienne car 75% de la population du pays est palestinienne.

Proclamation d'indépendance[modifier | modifier le wikicode]

En 1987, une première révolte (ou Intifada en arabe) palestinienne a lieu sur les terres occupées par Israël. Finalement, le 15 novembre 1988 à Alger, l'État de Palestine est proclamé avec Jérusalem pour capitale. L'Organisation de Libération de la Palestine, qui est responsable de la proclamation d'indépendance de la Palestine, ne contrôle tout de même aucun territoire palestinien, car ces derniers sont sous contrôle israélien. Environ 75 états du monde reconnaitront le nouvel état palestinien dans les jours suivants.

L'indépendance de la Palestine est reconnu par l'Organisation des Nations unies le 15 décembre 1988 avec 104 votes pour, 36 abstentions et uniquement deux votes contre, dont Israël.

Application de l'indépendance[modifier | modifier le wikicode]

Le 4 mai 1994 au Caire, des représentants israéliens et palestiniens se rencontrent pour signer l'accord "Oslo I" prévoyant une autonomie de la Bande de Gaza et de la ville cisjordanienne de Jéricho. Le 28 septembre 1995, une réunion similaire est organisé à Washington DC pour discuter d'une éventuelle autonomie de la Cisjordanie et d'un retrait des forces israéliennes sur les terres palestiniennes occupées. Ce processus fut ralenti par l'assassinat du premier ministre d'Israël par un extrémiste israélien. L'Union européenne se dira en faveur de l'autodétermination du peuple palestinien mais durant toute cette période, Israël intensifia la colonisation des terres palestiniennes avec pour but final l'annexion des terres.

Le 21 mars 2000, une partie de la Cisjordanie est quitté par les forces israéliennes. L'État de Palestine prend le contrôle de 40% de la région. La visite de l'Esplanade des Mosquées par un homme politique israélien engendra une seconde insurrection en Palestine. En mars 2002, l'ONU adopte une résolution reconnaissant l'existence d'un état arabe au coté d'Israël. La seconde intifada entraînera une série d'attentat commis par le groupe Hamas, groupe terroriste palestinien, et en réponse, Israël réoccupe les villes palestiniennes autonomes et lance des opérations militaires à Gaza à partir de 2004. Un mur de séparation est construit par l'armée israélienne pour séparer les deux états. L'insurrection prend fin en 2003, 2004 ou 2005.

Bande de Gaza[modifier | modifier le wikicode]

En 2004, les colonies de la Bande de Gaza sont supprimées et les troupes israéliennes se retirent, le Hamas prend finalement le contrôle de la bande en 2007 après de long combat contre l'État de Palestine. En décembre 2008, Israël envoie son armée sur la Bande de Gaza en réponse au nombreux tirs de roquettes du Hamas sur les villes israéliennes. Cette opération militaire fut d'un point de vue international, disproportionnée.

Offensive diplomatique[modifier | modifier le wikicode]

Position des pays du monde sur l'adhésion de la Palestine à l'UNESCO.

Le 24 septembre 2011, le président de la Palestine demande l'adhésion du pays à l'Organisation des Nations unies. La demande est acceptée par tous sauf les États-Unis, qui mettent leur véto et donc bloque la demande. Le 31 octobre 2011, la Palestine demande à faire parti de l'UNESCO bien que le pays n'est pas membre de l'ONU, la demande est acceptée par plus de deux tiers des membres.

Le 29 novembre 2012, l'ONU organise un vote pour désigner l'État de Palestine comme État observateur de l'ONU avec 138 votes pour (dont la France), 41 abstentions et uniquement 9 votes contre (dont les États-Unis et Israël). Le 1er avril 2015, la Palestine intègre la Cour pénale internationale.

Restructuration[modifier | modifier le wikicode]

Le 23 avril 2014, le Hamas et l'Organisation de Libération de la Palestine signe un accord de paix prévoyant entre autre :

  • La formation d'un gouvernement d'union entre le Hamas et l'OLP.
  • Des élections tous les 6 mois.
  • La libération des prisonniers politiques respectifs.

Le 29 mai, un nouveau gouvernement est formé, ce dernier prête serment le 2 juin.

Des problèmes ont tout de même lieu entre le Hamas et l'État de la Palestine suite à des élections n'ayant pas eu lieu ou à la non-réouverture de postes frontière.

Conflit en Syrie[modifier | modifier le wikicode]

De nombreux Palestiniens vivent en Syrie, et certains camps palestiniens en Syrie sont tombés sous contrôle de Daech. L'État de Palestine à tout de même déclaré ne pas vouloir faire partie du conflit.

Politique[modifier | modifier le wikicode]

Carte des pays ayant reconnu l'indépendance de l'État de Palestine.

Reconnaissance[modifier | modifier le wikicode]

L'État de Palestine est reconnu par 135 États du monde et par l'Organisation des Nations unies.

Capitale[modifier | modifier le wikicode]

A la proclamation de l'État en 1988, la capitale de la Palestine était la ville de Jérusalem en entier. Depuis, seul l'Est de la ville est reconnu comme capitale. Mais de fait, le siège du pouvoir palestinien se situe dans la ville de Ramallah.

Membres de l'équipe dirigeante[modifier | modifier le wikicode]

Président : Mahmoud Abbas1

Démographie[modifier | modifier le wikicode]

Le pays est peuplé par 5 090 293 habitants en 2017. La plus grande ville est Gaza avec 590 481 habitants. Jérusalem-Est est la deuxième ville du pays avec 281 163 habitants.

Le taux de fécondité est d'environ 4,1 enfants par femme en 2013, la croissance démographique est de 2,8%.

Langues[modifier | modifier le wikicode]

Les Palestiniens parlent arabe, dans un dialecte nommé le Syro-libanais ou Syro-libano-palestinien. Des minorités parlent l'Hébreu moderne et l'Hébreu samaritain.

Religions[modifier | modifier le wikicode]

La majorité des Palestiniens sont musulmans sunnites. Il existe une petite minorité chrétienne (environ 46 850) représentant en 2017, 1,4% des Palestiniens. Le nombre de chrétiens est en diminution, ces derniers représentaient en 2000 un peu plus de 2% de la population du pays. Il y a 600 000 Palestiniens chrétiens en dehors de la Palestine.

Recensement religieux en Palestine mandataire
1918 1922 1935 1948
Musulmans 560 000 589 177 836 688 1 200 000
Juifs 55 000 83 790 355 157 600 000
Chrétiens 71 464 105 236
Autres 7 617 11 031

Judaïsme[modifier | modifier le wikicode]

On ne connait pas le nombre de Juifs palestiniens car ces derniers sont souvent comptabiliser comme "Israéliens". Il y a tout de même 300 Samaritains, une petite communauté juive séparée du reste des Juifs par leur tradition différente. Il y a aussi quelques milliers de Juifs karaïtes.

Éducation[modifier | modifier le wikicode]

En 2006, il y avait 2 276 établissement scolaires et 48 674 enseignants pour 1 078 488 élèves dans tout le pays.

Économie[modifier | modifier le wikicode]

L'économie palestinienne est principalement tourné vers la manufacture de textile, de coton, de savon, de verre, et de porcelaine.

L'agriculture permet l'exportation de palmiers et de roses.

Le tourisme en Palestine est en train de se développer, notamment le tourisme religieux, comme avec l'Église de la Nativité que l'État palestinien restaure.

L'économie palestinienne chute avec pour cause la réduction des aides, notamment américaines. A Gaza, 70% des jeunes palestiniens sont au chômage.

Symboles palestiniens[modifier | modifier le wikicode]

Drapeau palestinien.

Le drapeau de la Palestine reprend les couleurs panarabes : le vert, noir, blanc et rouge.

Chaque couleur représente une dynastie historique de l'Islam et des Arabes :

  • Rouge pour les Hachémites
  • Vert pour les Fatimides
  • Blanc pour les Omeyyades
  • Noir pour les Abbassides

Le drapeau fut adopté en 1964.

Journaliste[modifier | modifier le wikicode]

Pays non reconnus internationalement
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Sources[modifier | modifier le wikicode]

  1. La Chine, médiatrice de l'ombre sur le continent africain, journal hong-kongais South China Morning Post, cité par Courrier International n°1642, 21-27 avril 2022, p. 22