Argon

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Argon
Electron shell 018 Argon.svg
Attributs et classement
Période 3
famille gaz nobles
Classement chimique gazeux
Propriétés physiques
Masse molaire 39,948 g/mol
État ordinaire État gazeux
Température de fusion -189,36 ℃
Température d'ébullition -185,85 ℃
Masse atomique 39,948 u
Masse volumique 1,784 kg/m3
Autres
Énergie de 1re ionisation 1520 J/mol
Valence 0
Structure électronique Ne 3s2 3p6
Électronégativité -
voir modèle • modifier


L’argon est un élément chimique, de symbole Ar et de numéro atomique 18.

Il appartient au groupe des gaz rares (parfois plus justement appelé « gaz nobles » voire « gaz inertes »), avec l’hélium, le néon, le krypton, le xénon, le radon. L’ununoctium, de découverte plus récente, fait peut-être également partie de ce groupe. Malgré le nom générique de cette famille, l’argon (sur Terre) n’est pas à proprement parler un gaz « rare » : il figure, derrière le diazote et le dioxygène, au troisième rang d'importance des constituants de l’atmosphère terrestre (0,933 % en volume). Et il est, de ce fait, l’un des gaz nobles les plus utilisés.

Caractéristiques notoires[modifier | modifier le wikicode]

C’est un élément chimiquement inerte, sans couleur, sans saveur et inodore sous ses formes liquides et gazeuses. L’argon est 2,5 fois plus soluble dans l’eau que le diazote qui a approximativement la même solubilité que le dioxygène.

Il n’y a aucun véritable composé chimique connu qui contienne de l’argon. Seul le fluorohydrure d’argon a été détecté dans des conditions très particulières pour des températures inférieures à -246 °. Voir : Chimie des gaz nobles.

Applications[modifier | modifier le wikicode]

L’argon est, en autres, utilisé :

  • pour la conservation de la viande dans l’industrie agro-alimentaire.
  • pour l’éclairage puisqu’il ne réagit pas avec le filament d’une lampe à incandescence classique même aux températures élevées, dans les cas où le diazote ne convient pas comme gaz semi-inerte ;
  • comme gaz inerte de protection pour la soudure à l’arc et le découpage (Ar+O2 selon convention) ;
  • comme gaz inerte en chimie fine pour réaliser des manipulations en l’absence d’oxygène ;
  • comme gaz inerte dans la lame d’air des vitrages isolants à faible émission;
  • comme gaz inerte dans les réservoirs d’extinction d’incendie (allié à 50 % d’azote) ;
  • comme atmosphère protectrice pour la fabrication de cristaux de silicium et de germanium ultra-pur pour l’industrie électronique ;
  • en plongée sous-marine pour gonfler la combinaison étanche, à cause de ses propriétés d’isolant thermique non-réactif.

L’argon 39 a été employé notamment pour dater des eaux souterraines.

En récupération, lors de cuisson de l'écume d'aluminium dans des fours au plasma, l'argon stabilise la réaction d'inflammabilité de l'aluminium qui tend à s'auto-allumer.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

La présence dans l’air de l’argon fut suspectée par Henry Cavendish dès 1785 mais sa découverte par Lord Rayleigh et Sir William Ramsay attendit 1894.

Ils furent mis sur la piste par la différence de densité entre l’azote produit chimiquement et celui extrait de l’air par élimination de l’oxygène. La distillation fractionnée de l’air liquide leur permit d’en produire une quantité notable en 1898 et par la même occasion d’isoler le néon et le xénon.

L’argon a aussi été rencontré en 1882 aux travers de recherches indépendamment menées par H. F. Newall et W. N. Hartley.

Le symbole de l’argon est aujourd’hui Ar, mais a été A jusqu’en 1957.

La première molécule impliquant l’argon (HArF) a été synthétisée en 2000.

Dangers[modifier | modifier le wikicode]

Tout comme l’hélium, l’argon n’est pas dangereux à faible concentration. Toutefois, une inhalation d’une grande quantité comporte des risques d’asphyxie par privation d’oxygène (Risque d'anoxie).


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