Guerre russo-ukrainienne
Dernière modification de cette page le 28 janvier 2023.
| Guerre russo-ukrainienne | |
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| Carte de la situation militaire actuelle en Ukraine (en rouge, les zones occupées par les troupes russes et pro-russes). | |
| Informations générales | |
| Dates | Depuis le 24 février 2022 |
| Lieu | |
| Cause | - Volonté de l'Ukraine de se rapprocher de l'Union européenne et de l'OTAN ; - Reconnaissance des deux républiques séparatistes du Donbass par la Russie ; |
| Issue | en cours |
| Changements territoriaux | Invasion russe de l'Ukraine (en cours) Annexion officielle du Donbass et du sud de l'Ukraine par la Russie (par référendums) |
| Belligérants | |
| Commandants | |
| Forces en présence | |
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| Pertes | |
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100 000 morts (selon la Norvège, au 22 janvier)3 23 647 morts (selon la Russie, au 16 avril) Entre 20 000 morts, 50 000 à 60 000 blessés (selon les États-Unis, au 8 août) 85 000 morts, 98 000 à 117 000 blessés, (selon l'Ukraine, au 22 novembre) 180 000 morts et blessés (selon la Norvège, au 22 janvier)4 |
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La guerre russo-ukrainienne est une guerre opposant la Russie du président Vladimir Poutine à l'Ukraine, présidée par Volodymyr Zelensky. Ce conflit suit une période de fortes tensions entre ces deux pays depuis mars 2021, et plus largement depuis 2014. La guerre commence avec l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes le 24 février 2022.
Depuis une révolution pro-européenne en 2014 dans la partie Ouest du pays, l'Ukraine se rapproche de l'Union européenne. Elle bénéficie également d'une promesse d'adhésion à l'OTAN depuis 2008. Le président de la Russie, Vladimir Poutine, perçoit l'OTAN, l'Union européenne et plus généralement l'Occident, comme des menaces pour la sécurité de son pays et le maintien de sa sphère d'influence5,6. Pour le président Vladimir Poutine, l'Ukraine est un élément central de la sphère d'influence qu'il revendique, ce qui explique qu'il souhaite ramener l'Ukraine dans le giron russe. Le 24 février, vers 4 heures du matin, les forces russes envahissent l'Ukraine. Officiellement, en Russie, cette guerre est appelée Opération militaire spéciale. L'utilisation du mot « guerre » pour la désigner est interdite et passible de plus de douze ans de prison ; mais, en décembre 2022, Vladimir Poutine parle, pour la première fois, de « mettre fin à la guerre ». Un élu russe porte plainte contre Poutine en vertu de la loi qui interdisait de prononcer le mot « guerre »7.
Pour justifier l'invasion, il affirme que l'Ukraine est un État « nazi » commettant un génocide russe dans l'est du pays8 (bien que le président ukrainien Volodymyr Zelensky soit juif et en dépit de l'idéologie néo-nazie du groupe Wagner russe). Il s'appuie sur le régiment Azov, un bataillon ukrainien fondé initialement par des néonazis puis intégré à la Garde nationale de l'Ukraine. Cependant, aujourd'hui, seuls 10 à 20 % des membres du bataillon Azov sont des néonazis ; et le régiment Azov constitue, en tout et pour tout, 2 % de l'armée ukrainienne9. Vladimir Poutine affirme également que l'OTAN veut intégrer l'Ukraine pour encercler la Russie. Il affirme également que l'Ukraine est un État « fabriqué de toutes pièces » par Vladimir Lénine en 1917 et s'appuie sur la théorie de la nation russe trinitaire.
Contexte
Histoire ancienne
La Russie perçoit l'Ukraine comme le berceau de la civilisation russe. En effet, la Russie et l'Ukraine ont un ancêtre commun, la Rus' de Kiev, qui avait pour centre la capitale aujourd'hui ukrainienne de Kiev. C'est plus tard, au XVIe siècle?, que la Grande-principauté de Moscou va annexer la région de Kiev et l'intégrer dans le tsarat de Russie, qui deviendra l'Empire russe à partir de Pierre le Grand.
Union soviétique
L'Ukraine tente de gagner son indépendance pendant la guerre civile russe de 1918, avant d'être finalement incorporée dans l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Sous le règne de Joseph Staline, les Ukrainiens sont la cible d'une terrible famine organisée par le gouvernement soviétique : le Holodomor (ou Golodomor en russe). Le Holodomor est parfois qualifié de génocide.
Ukraine et Russie, pays indépendants
À la dislocation de l'Union soviétique, en 1991, la Russie et l'Ukraine deviennent deux États indépendants, comme toutes les autres républiques soviétiques, mais la Russie est reconnue héritière légitime de l'URSS et de ses obligations.
En 1994, l'Ukraine renonce aux armes nucléaires qui étaient restées sur son territoire après la chute de l'URSS et les rétrocède à la Russie en échange d'un engagement à reconnaître sa souveraineté et son territoire : c'est le mémorandum de Budapest. L'Ukraine et la Russie connaissent toutes les deux une transition vers la démocratie et l'économie de marché et conservent des relations proches.
La restauration en Russie
2000 : l'arrivée de Vladimir Poutine comme président
En 2000, Vladimir Poutine, un homme originaire des services secrets, devient président de la Russie. Il met fin à la transition démocratique et met en place un régime autoritaire. Dans sa vision politique, la Russie doit avoir une place à la hauteur de son histoire et a le droit d'avoir une sphère d'influence. Pour lui, l'Ukraine doit faire partie de cette sphère d'influence.
2011 : contestation et durcissement autoritaire en Russie
En 2011, un mouvement de contestation très important secoue la Russie de Vladimir Poutine. Les manifestations sont réprimées. Le régime se durcit et devient plus intolérant envers la contestation.
Les révolutions en Ukraine
Pendant plusieurs années, l'Ukraine est tiraillée entre l'Union européenne et la Russie.
2004 : la révolution Orange
En 2004, l'Ukraine se révolte sur la place Maïdan contre la manipulation des élections : c'est la révolution Orange, qui est l'un des nombreux mouvements de contestation dans les pays voisins de la Russie.
Vladimir Poutine s'inquiète de ces mouvements. Il y voit un risque que l'Ukraine s'échappe de sa sphère d'influence et ne veut pas qu'un mouvement de contestation ait lieu contre lui en Russie. Il voit dans ces mouvements de contestation l'influence de l'Occident avec lequel il s'entend de plus en plus mal. Il montre sa force en coupant plusieurs fois les livraisons de gaz à l'Ukraine.
2014 : l'Euromaïdan
En 2014, les Ukrainiens se révoltent à nouveau sur le Maïdan et renversent leur président pro-russe, Viktor Ianoukovitch, élu en 2010, qui était proche de Vladimir Poutine : c'est l'Euromaïdan. Les nouveaux dirigeants ukrainiens veulent se rapprocher de l'Union européenne, ce qui déplaît à un président russe fragilisé par la contestation de 2011 dans son pays.
La rupture russo-ukrainienne : annexion de la Crimée et guerre du Donbass
La Russie ne reconnaît pas les nouvelles autorités ukrainiennes issues de la révolution de 2014. Même si elle nie sa présence, elle intervient militairement en Crimée, organise un référendum d'annexion et annexe la Crimée : c'est la crise de Crimée.
Des hommes russes profitent de la méfiance d'une grande partie de la population de l'est de l'Ukraine envers les nouvelles autorités à Kiev pour prendre des bâtiments administratifs. Deux républiques séparatistes se coupent alors de l'Ukraine autour des villes de Donetsk et de Lougansk. L'armée ukrainienne intervient pour reprendre le contrôle. C'est le début de la guerre du Donbass
Des accords sont signés pour replacer les deux républiques dans l'Ukraine, mais ils ne sont pas respectés.
Un nouveau durcissement de la Russie
Répression des opposants en Russie
En janvier 2021, la Russie est à nouveau secouée par des grandes manifestations de l'opposant Alexeï Navalny, qui est finalement condamné à deux ans et huit mois de prison ferme pour "fraude" le 2 février 2021 (la peine se change ensuite en dix années de prison ferme).
Pour plusieurs historiens, l'accélération de la répression interne inquiète, car c'est une situation où les dirigeants russes sont susceptibles de se lancer dans une "guerre victorieuse" pour détourner l'attention de leur population.
Crise diplomatique de 2021 entre la Russie et l'Ukraine
Les tensions entre la Russie et l'Ukraine augmentent drastiquement à partir de mars 2021, jusqu'à ce que la Russie place 114 000 soldats ainsi que de nombreux équipements militaires à la frontière russo-ukrainienne dès avril 2021, ce que Vladimir Poutine justifie devant le président américain Joe Biden comme étant une « réponse à une provocation » des Américains qui livrent des armes aux forces armées ukrainiennes et exécutent des exercices militaires « provocants » près de la frontière russo-ukrainienne. Début 2022, l'Ukraine subit des attaques informatiques. La Russie est alors accusée d'être derrière ces attaques, ce qui est nié par le Kremlin.
La Russie reconnaît finalement l'indépendance des républiques populaires de Donetsk et Lougansk le 21 février, ce qui ampute l'Ukraine de nouveaux territoires après la Crimée. Quelques jours plus tard, Vladimir Poutine lance son invasion complète de l'Ukraine.
Déroulement
Prélude
Les services de renseignements généraux américains affirment que la Russie va envahir l'Ukraine juste après les jeux olympiques de Pékin. De nombreux pays occidentaux ont dit à leurs citoyens en Ukraine de quitter le pays. Les Ukrainiens ont commencé à croire que la Russie allait les envahir bien que beaucoup ne s'y sont pas attendus lors de l'attaque du 24 février.
Le 22 février 2022, Vladimir Poutine découpe l'Ukraine en reconnaissant officiellement l'indépendance des républiques auto-proclamées de Donetsk et Lougansk. Il fait un discours menaçant dans lequel il dit que l'Ukraine a été créée par la Russie et que c'est un pays artificiel, vu qu'il y a des liens très forts entre la Russie et l'Ukraine10.
Février 2022
Premier jour


Le 24 février 2022, vers quatre heures du matin, Poutine lance l'offensive, dans le but officiel de détruire les bases et les armements militaires de l'Ukraine et de « protéger les civils russes de l'est de l'Ukraine ». Dans l'après-midi, des combats se déroulent autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl, qui est finalement prise par l'armée russe dans la soirée. L'Île aux serpents, en mer Noire, est également bombardée et capturée par la marine russe après que les treize défenseurs ukrainiens aient refusé de se rendre11. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ordonne à ses soldats de causer un maximum de pertes aux troupes russes12. Les troupes russes, aux portes de Kiev, entament l'assaut de la ville. Un couvre-feu est imposé de 22 heures à sept heures du matin aux habitants de Kiev, jusqu'au lundi 28 février13.
Ce jour-là, un groupe de hackers se revendiquant du mouvement Anonymous a revendiqué les attaques contre la chaîne RT (Russia-today) et le site du ministère de la Défense russe. Le gouvernement russe n'a rien confirmé, mais la chaîne de télévision russe a en effet été interrompue pendant plusieurs heures.
À la fin de la journée, le président russe annonce que le premier jour de l'opération est un succès14.
Jours suivants
Le 26 février 2022, l'armée russe assaille encore Kiev, qui résiste malgré plus de 198 civils morts et 1 135 blessés. Les autorités ukrainiennes parlent d'une « journée de tous les dangers » pendant laquelle un assaut généralisé commence à Kiev15.
De plus, au matin du même jour, la Tchétchénie, une république russe, a envoyé des troupes en Ukraine afin de soutenir Vladimir Poutine (environ 10 000 hommes).
En Ukraine, la population garde le moral grâce à des « héros » relayés dans les médias et les réseaux sociaux, tels que les défenseurs de l'Île aux Serpents ou le « Fantôme de Kiev »16.
Le 27 février, Kiev est encore en état de siège par les troupes russes, qui ont fait une percée dans la deuxième ville d'Ukraine, Kharkiv. Le président russe Vladimir Poutine a offert à son homologue
ukrainien Volodymyr Zelensky des pourparlers dans la ville de Gomel, en Biélorussie. Zelensky accepte de négocier, mais à condition que les discussions ne se fassent pas en Biélorussie mais dans un territoire choisi par le gouvernement ukrainien17. Le gouvernement ukrainien affirme en milieu de journée avoir entièrement repoussé les troupes russes de Kharkiv, et clame que les Russes sont « complètement démoralisés »18,19.
Le gouvernement ukrainien annonce finalement que des négociations avec Vladimir Poutine auront lieu à la frontière entre l'Ukraine et la Biélorussie, sans toutefois préciser de date20.
Lundi 28 février, des pourparlers sont engagés entre gouvernements russe et ukrainien ce même jour à Kiev, toujours tenue par l'armée ukrainienne ; le président ukrainien Volodymyr Zelensky « ne croit pas trop à un résultat », mais ajoute « qu'il faut essayer »21. Les combats continueront pendant les négociations22.
Mars 2022
Les pourparlers, ayant finalement eu lieu à la frontière ukraino-biélorusse, commencent le matin du 1er mars.
Le 16 mars, Volodymyr Zelensky fait un discours devant le Congrès des États-Unis et appelle le président américain Joe Biden à l'aider davantage. Il compare l'invasion russe à l'attaque de Pearl Harbor23, ainsi qu'aux attentats du 11 septembre 200124.
Avril 2022
Le 2 avril, un député ukrainien affirme devant des journalistes français que « Poutine a perdu la bataille de Kiev », malgré de nombreuses pertes25. En effet, les troupes russes ont été repoussées de la région de Kiev par les défenseurs ukrainiens.
Mai 2022
Le 14 mai, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, annonce que l'« l'Occident a déclaré la guerre à la Russie »26.
Au 20 mai, les derniers combattants de l'usine Azovstal, à Marioupol, se rendent aux forces russes qui prennent ainsi l'entier contrôle de la ville, qui était le théâtre d'une bataille débutée le premier jour de l'invasion, le 24 février. Le Kremlin annonce que la peine de mort est envisagée pour les ultimes combattants prisonniers, faisant partie du régiment Azov dont un dixième des membres se revendiquent néo-nazis. Volodymyr Zelensky se dit confiant quant aux négociations sur le sort des combattants d'Azovstal.
Juin 2022
Fin juin, les troupes russes, bombardées, se retirent de la symbolique et stratégique Île aux Serpents, qui avait été conquise au premier jour de la guerre, et où les soldats ukrainiens avaient refusé de se rendre en disant au navire russe d'« aller se faire foutre ».
Septembre 2022 : contre-offensive ukrainienne
Fin août et début septembre 2022, le gouvernement ukrainien annonce qu'il entame une contre-offensive contre le sud de l'Ukraine occupé par l'armée russe, dans l'oblast de Kherson. Mais, au 6 septembre, l'armée ukrainienne attaque en fait l'est ukrainien sous domination russe : la contre-offensive surprise fait reculer l'armée russe qui perd de nombreux territoires27,28, le président ukrainien Zelensky affirmant avoir reconquis 1 000 km2 au 8 septembre ; l'armée russe envoie alors des renforts dans l'est pour repousser l'offensive29,30. Le 10 septembre, Kiev affirme avoir reconquis la ville de Koupiansk31. Le 11 septembre, Zelensky annonce avoir repris la ville stratégique d'Izioum et que l'offensive a permis de récupérer 3 000 km2 de territoires occupés32. Au 12 septembre, Volodymyr Zelensky annonce avoir repris 6 000 km2 aux « occupants » russes33.
Entre le 23 et le 27 septembre 2022, des référendums sont organisés par les autorités russes dans les deux oblasts ukrainiens de Zaporijjia et de Kherson. Deux autres auront lieu au même moment dans les territoire des Républiques séparatistes pro-russes (Donetsk et Lougansk). Ces quatre référendums demandaient à la population des régions occupées si elles voulaient être uni à la Russie. Les votes ont été en grande partie en faveur de l'annexion par la Russie, et le 30 septembre, Vladimir Poutine annonce que ces quatre régions ukrainiennes sont désormais russes. L'Ukraine ne reconnait pas cette annexion et l'Organisation des Nations unies non plus, en raison d'un trucage massif des votes nié par le gouvernement russe.
Novembre 2022
Le 9 novembre, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou ordonne la retraite des troupes russes présentes à Kherson. La ville est reprise par les forces ukrainiennes deux jours plus tard.
Janvier 2023
Au 27 janvier, des combats ont lieu entre l'armée ukrainienne et l'armée russe, qui tente de conquérir la petite ville de Vougledar. Denis Pouchiline, anciennement président de la République populaire de Donetsk, dit attendre des « bonnes nouvelles » de Vougledar ; les autorités ukrainiennes, en revanchent, clament que la Russie « exagère » et que « les Russes reculent »34.
Crimes de guerre

L'armée russe est accusée de nombreux crimes de guerre en Ukraine, comme le massacre de Boutcha, de Borodianka ou le bombardement de la gare de Kramatorsk. Le gouvernement américain condamne ces actes35 et le président ukrainien Volodymyr Zelensky parle d'un génocide commis par les Russes à l'encontre des Ukrainiens36. Le gouvernement russe dément ces accusations, les traitant d'« infâmes »37.
De nombreux vols et viols sont également imputés aux soldats russes, mais le gouvernement dément aussi ces accusations.
La prise d'otage du personnel de la centrale nucléaire de Zaporijjia, ainsi que les bombardements autour de la centrale augmentant très fortement le risque d'un accident nucléaire peuvent également être considérés comme des crimes de guerre.
Réactions
Réactions internationales
- Le G7 dit que « la Russie se place du mauvais côté de l'histoire » ;
- La plupart des pays condamne l'invasion, et se place du côté de l'Ukraine. L'Iran dit que les motifs de la Russie sont légitimes mais que la guerre n'est pas la solution ;
- L'Union européenne, outre les sanctions, ferme l'intégralité de son espace aérien à la Russie, ce qui est également le cas du Canada38 ;
- La Biélorussie, dirigée par le président Alexandre Loukachenko, soutient Vladimir Poutine dans son opération pour « faire cesser le génocide des Russes dans le Donbass » et permet aux troupes russes de stationner sur son territoire, mais assure qu'il n'a pas envoyé de troupes combattre en Ukraine39,40 ;
- Le Venezuela, à travers son président Nicolas Maduro, soutient la Russie41 ;
- Un grand nombre de pays et d'organisations décide d'appliquer des sanctions économiques contre la Russie, comme les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne ;
- Le collectif Anonymous de hackers entre en cyber-guerre (attaques pour paralyser des ordinateurs et perturber le bon fonctionnement d'un pays) contre la Russie42 ;
- Le président américain Joe Biden déclare que Vladimir Poutine est un « criminel de guerre »43.
- Un grand nombre d'entreprise de jeux vidéo tels que Fortnite, et EA sport aident financièrement l'Ukraine et parviennent a récolter 144 millions de dollars.
Réactions au sein de la Russie
Malgré la forte répression en Russie, certains Russes manifestent contre cette guerre mais beaucoup ont été arrêtés44. Cependant, une grande partie des Russes soutiennent leur président d'après les intentions de votes en faveur de Russie unie pour les prochaines élections législatives et d'après les manifestations du symbole « Z » sur eux ou leurs véhicules.
Suite à la mobilisation des Russes, Vladimir Poutine a fait passer une loi, interdisant le peuple de critiquer l'opération militaire spéciale, d'employer le terme de « guerre » (война en russe) ou de manifester pour la paix sous peine d'être accusé de dénigrer l'armée et d'être condamné à 12 ans de prison. Suite à cette loi, des Russes relativement jeunes pour la majorité, ont décidé de quitter leur pays, ne se sentant plus en phase avec la politique du gouvernement.
Matériel utilisé
Armée russe
Selon de nombreux témoignages de soldats russes ayant démissionné (officiellement, le conflit n'étant pas une guerre, chaque soldat est libre de démissionner), comme celui de Pavel Filatiev, les militaires russes sont mal équipés, leurs armes sont anciennes et abîmées, et leurs uniformes incomplets et de mauvaise qualité, ce qui les oblige parfois à se servir dans les stocks ukrainiens45,46.
Armes individuelles
L'armée russe utilise du matériel plus ou moins ancien, parfois même datant de la première guerre mondiale, comme le Mosin-Nagant de 1891 ou la mitrailleuse Maxim russe PM1910. Néanmoins, ce ne sont que de rares occurrences. D'une manière générale, les soldats de l'armée régulière sont armés d'AK-74 et de ses variantes, et parfois d'AKM.
Équipement
Les soldats russes sont en partie équipés du programme Ratnik, qui est l'équipement le plus moderne dont disposent les forces armées russes.
Armée ukrainienne
L'armée ukrainienne dispose de nombreuses armes vendues ou mises à disposition par divers pays, souvent occidentaux. Elle est également équipées de drones de combat turcs Bayraktar TB2.
Sources
- ↑ 1,0 et 1,1 https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/infographies-guerre-russie-ukraine-budget-troupes-arsenal-comparez-la-puissance-militaire-des-deux-pays_4979367.html
- ↑ https://www.lindependant.fr/2022/02/28/guerre-en-ukraine-plus-de-400-mercenaires-du-groupe-wagner-auraient-ete-depeches-en-ukraine-pour-tuer-volodymyr-zelensky-10139667.php
- ↑ Nouvel Obs, « La guerre en Ukraine a fait 180 000 morts ou blessés côté armée russe, 100 000 côté ukrainien, selon la Norvège »
- ↑ Nouvel Obs, « La guerre en Ukraine a fait 180 000 morts ou blessés côté armée russe, 100 000 côté ukrainien, selon la Norvège »
- ↑ « Et si c’était là l’insupportable pour Vladimir Poutine : un voisin ukrainien de culture russe qui choisit la liberté politique ? » via lemonde.fr
- ↑ « Ce que craint Poutine, ce n’est pas l’Otan, mais la liberté et la démocratie » via nouvelobs.com
- ↑ Ouest-France, « Guerre en Ukraine : « âge de glace », plainte contre Poutine... »
- ↑ https://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/news/invasion-russe-en-ukraine-les-raisons-de-vladimir-poutine/
- ↑ [https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/03/23/qui-sont-les-soldats-du-regiment-azov-accuses-d-etre-les-neonazis-de-l-armee-ukrainienne_6118771_4355770.html Le Monde, « Qui sont les soldats du régiment Azov, accusés d’être les « néonazis » de l’armée ukrainienne ? »
- ↑ Comment Poutine veut effacer l'Ukraine via legrandcontinent.eu
- ↑ https://actu.orange.fr/monde/videos/allez-vous-faire-f-les-derniers-mots-de-soldats-ukrainiens-a-des-militaires-russes-CNT000001K9qzc.html
- ↑ https://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-president-ukrainien-ordonne-d-infliger-un-maximum-de-pertes-aux-forces-russes-20220224
- ↑ https://www.lefigaro.fr/flash-actu/invasion-russe-la-capitale-ukrainienne-kiev-impose-un-couvre-feu-20220224
- ↑ https://www.lefigaro.fr/flash-actu/la-premiere-journee-de-l-invasion-de-l-ukraine-est-un-succes-selon-l-armee-russe-20220224
- ↑ https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-ce-que-l-on-sait-de-la-situation-a-kiev-ou-la-journee-de-tous-les-dangers-a-commence_4982640.html
- ↑ https://www.lexpress.fr/actualite/monde/martyrs-de-l-ile-des-serpents-fantome-de-kiev-l-ukraine-en-quete-de-heros_2168774.html
- ↑ https://www.linternaute.com/actualite/monde/2606143-direct-guerre-en-ukraine-kiev-resiste-les-russes-entrent-dans-kharkiv/
- ↑ https://www.letelegramme.fr/monde/les-forces-ukrainiennes-controlent-kharkiv-27-02-2022-12929415.php
- ↑ https://information.tv5monde.com/info/l-ukraine-dit-controler-kharkiv-le-nombre-des-refugies-enfle-446561
- ↑ https://www.lemonde.fr/international/live/2022/02/27/guerre-en-ukraine-en-direct-la-france-ferme-son-espace-aerien-aux-avions-et-compagnies-aeriennes-russes-le-gouvernement-ukrainien-assure-avoir-repris-le-controle-de-kharkiv_6115418_3210.html
- ↑ https://www.francebleu.fr/infos/international/guerre-en-ukraine-l-armee-ukrainienne-controle-toujours-kiev-des-pourparlers-doivent-debuter-ce-1646032789
- ↑ https://www.linternaute.com/actualite/monde/2606143-direct-guerre-en-ukraine-kiev-se-defend-les-russes-repousses-a-kharkiv/
- ↑ https://www.franceinter.fr/politique/souvenez-vous-de-pearl-harbor-voici-in-extenso-le-vibrant-appel-lance-par-zelensky-au-congres-americain
- ↑ https://www.lapresse.ca/international/2022-03-17/discours-de-volodymyr-zelensky/souvenez-vous-du-11-septembre.php
- ↑ https://www.bfmtv.com/international/guerre-en-ukraine-un-depute-ukrainien-juge-que-poutine-a-perdu-la-bataille-de-kiev_AV-202204020129.html
- ↑ https://video.lefigaro.fr/figaro/video/guerre-en-ukraine-loccident-a-declare-une-guerre-hybride-totale-a-la-russie-lance-lavrov/
- ↑ Le Monde, « Guerre en Ukraine : Une contre-offensive ukrainienne bouscule les forces russes près de Kharkiv »
- ↑ Le Monde, « Guerre en Ukraine : L'armée russe recule face à la contre-offensive éclair des forces de Kiev »
- ↑ Le Figaro, « L'armée russe envoie des renforts vers Kharkiv après une contre-offensive ukrainienne »
- ↑ Le Monde, « La Russie envoie des renforts en direction de la région de Kharkiv après la percée ukrainienne »
- ↑ Le Monde, « Guerre en Ukraine : Kiev revendique des percées dans le sud et la reprise de la ville de Koupiansk, dans l'est »
- ↑ Le Figaro, « Guerre en Ukraine : La reconquête d'Izioum, dans l'est, est en cours, selon Kiev »
- ↑ Le Monde, « Guerre en Ukraine : L'armée russe flanche face à la contre-offensive éclair des forces de Kiev »
- ↑ Le Figaro, « Ukraine : les Russes à l'assaut de Vougledar, bataille «féroce» en cours »
- ↑ https://www.state.gov/war-crimes-by-russias-forces-in-ukraine/
- ↑ https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/direct-guerre-en-ukraine-volodymyr-zelensky-accuse-la-russie-de-genocide-apres-la-decouverte-de-charniers-a-boutcha_5061577.html
- ↑ https://arretsurinfo.ch/pas-un-seul-habitant-la-russie-dement-laccusation-de-massacre/
- ↑ https://www.lemonde.fr/international/live/2022/02/27/guerre-en-ukraine-en-direct-l-union-europeenne-va-financer-l-achat-et-la-livraison-d-armes-a-kiev-et-fermer-tout-son-espace-aerien-a-la-russie_6115418_3210.html
- ↑ https://www.lefigaro.fr/flash-actu/l-armee-bielorusse-ne-participe-pas-a-l-invasion-russe-de-l-ukraine-20220224
- ↑ https://www.20minutes.fr/monde/3241623-20220224-guerre-ukraine-president-bielorusse-assure-armee-participe-invasion-russe
- ↑ https://www.rfi.fr/fr/podcasts/journal-d-ha%C3%AFti-et-des-am%C3%A9riques/20220223-crise-russo-ukrainienne-le-venezuela-soutient-moscou
- ↑ https://www.leparisien.fr/high-tech/ukraine-les-anonymous-se-declarent-en-cyber-guerre-contre-le-gouvernement-russe-25-02-2022-THEV4IWC5JGWNH6KGEJAOO6O3U.php
- ↑ https://www.rts.ch/info/monde/12943951-volodymyr-zelensky-redemande-au-congres-americain-une-zone-dexclusion-aerienne.html
- ↑ https://www.leparisien.fr/international/russie-les-autorites-promettent-des-sanctions-en-cas-de-manifestations-anti-guerre-24-02-2022-CKQFRI7ENFHCRGX2JWCGZZ7SGU.php
- ↑ Le Monde, « « ZOV », le journal de Pavel Filatiev, un militaire russe désabusé de retour d’Ukraine »
- ↑ L'Express, « Guerre en Ukraine : Pavel Filatiev, l'ex-soldat russe qui demande l'asile en France »
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