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Famille d'animaux

« Famille d'animaux » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
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Boucle d'or et les trois ours

Dans les contes pour enfants, comme les trois ours, on décrit parfois les animaux comme vivant en famille. Même si, dans presque toutes les espèces animales, un mâle et une femelle sont nécessaires pour faire des petits, il ne faut pas croire que les petits vivront entre papa et maman. De nombreux jeunes animaux n'ont jamais connu leurs deux parents qui se sont souvent séparés après l'accouplement. Certains, comme la plupart des insectes, sont même nés après la mort des adultes qui leur ont permis de vivre.

Mâle et femelle après l'accouplement[modifier]

Ponte et oothèque (nid) d'une mante religieuse : (vue 3D stéréoscopique)

Le mâle se désintéresse souvent de ce qui suit l'accouplement[modifier]

Il est fréquent que le mâle, après avoir joué son rôle dans la reproduction, ne s'occupe plus de ce qui suivra. Chez les insectes, dans bien des cas, il ne tarde pas à mourir. Chez les araignées et les mantes religieuses, il arrive même que le mâle, s'il ne s'échappe pas rapidement après l'accouplement, soit dévoré par la femelle qui s'alimente ainsi pour faire grossir les œufs.

Chez les mammifères, le mâle abandonne généralement la femelle après l'accouplement. Il n'en recherchera une à nouveau qu'à la prochaine saison de reproduction.

Dans certaines espèces, il joue un rôle de père[modifier]

Parfois, le mâle se préoccupe, seul ou avec la femelle, de l'avenir des petits. L'hippocampe porte même les œufs dans son propre ventre, jusqu'à la naissance des petits. La plupart des oiseaux mâles, et aussi quelques poissons ou amphibiens mâles, jouent le rôle de père. Des mammifères vivent en bande, comme certains singes.

La femelle ne se préoccupe pas toujours de ce que deviennent les œufs qu'elle a pondus[modifier]

Chez les insectes, il est fréquent que la femelle meure avant de voir ses œufs éclore. Chez les poissons, les tortues marines, les amphibiens, comme les grenouilles, la femelle ne peut se préoccuper de ce qui arrivera aux petits qui naîtront. À leur naissance, ceux-ci devront se débrouiller par eux-mêmes. On se doute que beaucoup seront la proie de leurs nombreux prédateurs.

Ces espèces animales compensent les pertes en pondant un très grand nombre d'œufs dont la plupart n'atteindront jamais l'âge adulte.

Souvent la femelle les surveille, les couve ou les nourrit[modifier]

Femelle poney allaitant son petit

Les femelles araignées et scorpions ne quittent pas les œufs et transportent même les petits quand ils sont nés. La maman crocodile transporte les œufs dans sa gueule jusqu'à l'éclosion, de peur des prédateurs éventuels. Chez quelques rares espèces de poissons, le père et la mère surveillent les œufs jusqu'à leur éclosion. Tous les oiseaux couvent leurs œufs et généralement nourrissent les oisillons.

Les pertes étant plus réduites, le nombre d'œufs nécessaire à la survie de l'espèce est alors beaucoup plus restreint. Enfin, tous les mammifères femelles allaitent les petits après leur naissance.

La vie en couple[modifier]

Le couple est une exception dans le monde animal[modifier]

Les oiseaux vivent généralement en couple, non seulement pour couver les œufs à tour de rôle, mais ensuite pour nourrir les oisillons. Quand les jeunes, devenus autonomes, quittent définitivement le nid, leurs parents restent souvent unis pour de nouvelles nichées.

Certains couples restent ensemble jusqu'à la migration suivante, comme les hirondelles. D'autres ne se quittent pas pendant plusieurs années successives. Quelques espèces font même preuve d'une fidélité définitive et ne se quittent plus jamais. C'est le cas du grand corbeau, de certains perroquets. Chez le cygne muet et la cigogne blanche, malgré les migrations, le couple ne se dissocie pas.

Parfois, plusieurs couples cohabitent[modifier]

Accouplement de fous de Bassan

Quelques oiseaux aiment regrouper leur nid, comme les corbeaux. Certains les rassemblent dans une même construction comme les tisserins républicains. D'autres vivent en colonies très denses sur les rochers, comme les fous de Bassan, ou sur la banquise, comme les manchots empereurs de l’Antarctique. Leurs petits sont rassemblés pour être mieux protégés des prédateurs par les adultes qui les entourent. Mais chaque couple reste indépendant malgré cette cohabitation. Chacun doit reconnaître à l'ouïe le cri des siens au milieu de la foule et parfois faire respecter son espace minimum par les voisins.

Des femelles réunies[modifier]

Un mâle pour plusieurs femelles[modifier]

Chez les mammifères, les petits ne sont allaités et soignés que par leur mère, mais pour certaines espèces le groupe familial rassemble plusieurs femelles et leurs petits autour d'un seul mâle.

C'est le cas chez les cervidés (cerf, chevreuil, daim, chamois) où le mâle domine un haremPrécision de femelles qu'il ne laisse pas approcher par d'autres mâles. On retrouve le même comportement chez les chevaux sauvages, les zèbres, les hippopotames.

Chez les éléphants de mer, chaque mâle est prêt à affronter les autres s'ils s'approchent de ses femelles.

Un groupe autonome de femelles[modifier]

Chez les éléphants, les femelles s'organisent entre elles pour soigner ensemble les petits, en refusant la présence des mâles qui ne les rejoignent qu'à la saison des accouplements.

Des familles regroupées en meute[modifier]

D'autres espèces de mammifères vivent en groupes plus nombreux, réunissant parfois plusieurs dizaines de mâles et de femelles. C'est le cas chez les loups, les hyènes, les lions, les singes.

Des rapports de domination[modifier]

Il s'établit généralement dans ces groupes un système de domination du plus fort, reconnu comme chef jusqu'au jour où, devenu trop vieux, il devra céder la place à un autre plus fort que lui.

Chez les loups, c'est un couple qui domine et la femelle dominante empêche généralement ses rivales de s'accoupler et donc d'avoir des petits, ce qui rend plus fragile la survie de cette espèce. Les loups de la meute hurlent ensemble pour signaler aux meutes rivales la possession de leur territoire de chasse (voir plus loin).

Dans les groupes de singes, il existe de nombreux échelons de la domination : depuis le mâle dominant qui règle les disputes jusqu'à celui qui est dominé par tous les autres. Les petits d'une femelle dominante ont toutes les chances d'appartenir aux rangs supérieurs alors que les autres prennent l'habitude, dès leur naissance, de subir la domination. Le nettoyage de la fourrure est chez les babouins une marque d'affection au sein du groupe.

Des femelles qui s'organisent pour chasser[modifier]

Les lionnes chassent entre elles, mais elles acceptent que les lions, absents de la chasse, viennent prélever en premier leur part de la proie qu'elles ont tuée.

Une société égalitaire chez les lycaons[modifier]

Les lycaons, chiens sauvages d'Afrique, pratiquent une vie communautaire sans domination. Quelques adultes gardent les jeunes pendant que les autres vont chasser. Au retour, les chasseurs régurgitent (recrachent) la nourriture avalée et toute la communauté la mange ensemble.

La délimitation d'un territoire[modifier]

Une habitude fréquente des animaux est de délimiter un territoire qu'ils considèrent comme leur domaine privé, interdit à leurs semblables. Il peut s'agir d'un territoire familial, dont l'approche est refusée aux autres mâles.

Chez les prédateurs, il existe des territoires de chasse beaucoup plus étendus. Réduit à 35 m2 pour le lézard, 400 m2 pour le héron, il peut s'étendre jusqu'à 260 hectares pour la buse et 3000 hectares pour un groupe de lions. Chez les oiseaux, le chant est une manière de signaler le territoire. Le cri peut aussi avertir de la possession d'un terrain de chasse, comme pour les coyotes ou la meute de loups.

Chez les mammifères, un marquage au sol se fait souvent par l'urine ou les crottes. On peut observer quotidiennement le comportement des chiens mâles. Tout en se promenant, ils flairent un peu partout et, à de nombreux endroits, lèvent la patte pour uriner. Ils envoient, en même temps que l'urine, quelques gouttes jaillies de leur glande à odeur, comme leurs ancêtres le faisaient à l'état sauvage pour marquer leur territoire. De nombreux rongeurs (rats, souris) en font autant. L'hippopotame mâle marque son territoire par ses excréments qu'il disperse et piétine.

Le marquage n'est pas toujours aussi malodorant. Le chat qui possède des glandes à odeur en divers endroits du corps (front, joues, queue), trace son territoire en se frottant aux meubles et même sur les jambes des habitants de la maison. Le cerf marque le sien en frottant ses larmiers (glandes de ses yeux) contre les branches et les troncs de son secteur de forêt.

Certains animaux ne peuvent vivre qu'en communauté[modifier]

La termitière est la maison commune des termites

Contrairement aux animaux précédents qui peuvent survivre seuls à l'âge adulte, les insectes sociaux (abeilles, fourmis, termites) vivent obligatoirement en collectivité nombreuse. Issus de la même mère, ils ne tarderaient pas à mourir s'ils se trouvaient définitivement isolés de leur communauté (le ruche, la fourmilière ou la termitière).

On aurait tort de croire que ces animaux représentent un modèle de la vie en société. Les scientifiques ont découvert que chacun de ces insectes a besoin des autres pour se nourrir et que son comportement est commandé par les odeurs, appelées phéromones, et les substances qui s'échangent en permanence entre les membres de ces immenses familles. L'individu n'a qu'une très faible part d'autonomie. Une société humaine fonctionnant ainsi s'appellerait une dictature.

Par la répartition des tâches, presque tous sont exclusivement au service de la communauté, pour la construction du nid, l'approvisionnement, les soins aux œufs et aux larves et la plupart des individus sont stériles, sans avoir jamais la possibilité de s'accoupler et de se reproduire. Ce rôle est réservé à la femelle reproductrice, autour de laquelle tout s'organise (c'est pourquoi on l'appelle la reine, bien que sa fonction ne soit pas de gouverner mais uniquement d'assurer le peuplement de la communauté, en pondant sans s'arrêter).

Des abeilles peuvent construire une ruche sauvage sur un arbre. Les fourmis rousses peuvent s'attaquer ensemble à un insecte beaucoup plus gros qu'elles. Chez les termites, seuls quelques adultes ailés peuvent fonder une nouvelle famille qui construira ailleurs une autre termitière.