Nouvelle-Calédonie

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Carte des archipels de Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est un territoire français d'outre-mer situé à 17 000 km de la France. Il s'agit d'un archipel dans l'océan Pacifique un peu au nord du Tropique du Capricorne. Sa superficie est de 18 575,5 km 2. Cet archipel est peuplé de près de 268 000 habitants, dont un peu plus de 40% sont des autochtones, appelés Kanaks, le reste sont soient des Européens soient des métis ou des Polynésiens (10% environ). Le chef-lieu est Nouméa. La Nouvelle-Calédonie détient 30 % des réserves mondiales de nickel.

Théoriquement, avant 2018, les Néo-Calédoniens doivent décider de leur avenir. Ils peuvent choisir entre plusieurs possibilités : soit devenir un État totalement indépendant, soit devenir un État associé à la République française, soit disposer d'une large autonomie au sein de la République française ...

Géographie de la Nouvelle-Calédonie[modifier | modifier le wikicode]

L'archipel[modifier | modifier le wikicode]

L'archipel de Nouvelle-Calédonie et celui de Vanuatu

La Nouvelle-Calédonie est située en Océanie à 1 500 km à l'est de l' Australie.

Si la superficie terrestre est de plus de 18 000 km2 et environ 3400 km de côtes, l'adjonction des mers voisines (zone appelée Zone économique exclusive forme un espace de 1 422 543 km 2.).

L'archipel néo-calédonien comprend une île principale, la Grande Terre d'environ 16 000 km2. Cette île principale est entourée de plusieurs ensembles d'îles plus petites, les îles Belep au nord de la Grande Terre, l'île des Pins au sud, les îles Loyauté à l'est (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré) et plus loin à l'ouest l'archipel des îles Chesterfield et les récifs de Bellone (ces deux derniers groupes sont inhabités).

Le relief[modifier | modifier le wikicode]

La Grande Terre est allongée du nord-ouest au sud-est sur près de 400 km en longueur et 50 à 70 km en largeur. Elle est parcourue sur toute sa longueur par une chaîne montagneuse qui a pour point culminant, le mont Panié (1 629 mètres d'altitude).

La présence d'une barrière corallienne mesurant 1 600 km de long et ceinturant l'île de la Grande Terre à une distance comprise entre 2 à 50 km au large isole un lagon dont la surface est plus vaste que l'île elle-même. Dans le lagon la température de l'eau de mer oscille entre 22 °C et 30°C. De nombreuses îles ont aussi un lagon (celui de l'île d'Ouvéa a une superficie de 850 Km2.

Le climat[modifier | modifier le wikicode]

Du fait de sa position en latitude, (légèrement au Nord du Tropique du Capricorne), la Nouvelle-Calédonie connait un climat tropical chaud et humide. Les vents dominants (alizés) proviennent du sud-sud-est. L'environnement maritime influe sur le climat (en particulier les différence de pluviosité entre les façades exposées au vents et celles qui sont de l'autre côté). Les courants El Niño et La Niña on également une influence perturbatrice.

Près de Bourail (centre ouest de la Grande Terre). Photographie prise en septembre

Comme dans tout climat tropical, les saisons sont déterminées par le rythme des pluies. Il y a une saison chaude et humide (ce qu'on appelle l'été austral) de la mi-novembre à la mi-avril. La température moyenne est alors comprise entre 28°C et 32°C. Mais il peut y avoir des pics de chaleur (39,1°C en janvier 2002). Le mois le plus chaud est généralement février. C' est aussi la saison pluvieuse. Le mois le plus arrosé est généralement janvier (avec une moyenne de plus de 244 mm). Les cyclones tropicaux sont fréquents et souvent dévastateurs.

De la mi-mai à la mi-septembre c'est la saison fraîche, l'hiver austral. Les températures sont alors comprises entre 15°C et 25°C. La région est alors soumise à l'influence, atténuée, de perturbations en provenance de la zone polaire sud, poussées par des vents d'ouest. Les températures peuvent être plus basses dans les régions les plus élevées. (il a fait 2,3°C à Bourail en juin 1965). La côte ouest de la Grande Terre est alors très arrosée.

De mi-septembre à mi-novembre, a lieu la saison sèche, elle est générée par la présence de l'anti-cyclone des îles de Pâques qui repousse les perturbations polaires. Les températures remontent et les précipitations baissent (le mois le moins arrosé est octobre avec 60,5 mm). C'est la saison des « feux de brousse ».

La population[modifier | modifier le wikicode]

Au recensement de 2014, la Nouvelle-Calédonie comptait 268 767 habitants. L'augmentation de la population est importante puisqu'il n'y avait qu'environ 86 000 habitants en 1983. Cependant ces dernières années l'augmentation ralentit.

Des origines multiples[modifier | modifier le wikicode]

Contrairement à ce qui est la règle ailleurs sur le territoire de la République française, le dénombrement ethnique est autorisé en Nouvelle-Calédonie. Il révèle une multiplicité d'origines de la population.

Les kanaks[modifier | modifier le wikicode]

Les Kanaks (les populations dont l'implantation est la plus ancienne) totalisent environ 39% de la population totale en 2009. Ils sont en recul par rapport à 1996 où ils représentaient environ 44%. Cependant il faut tenir compte qu'une partie d'entre eux se sont déclares comme « Calédoniens » ou comme métis, catégories dont les effectifs augmentent.

Les "Européens"[modifier | modifier le wikicode]

Les Européens (immigrants arrivés depuis le XIXe siècle) sont environ 27% (ils étaient 34% en 1996). Il se peut que comme pour les kanaks une partie d'entre eux se considèrent comme Calédoniens. Ces Européens ont des origines diverses. Les Caldoches sont les descendants des immigrants français arrivés au XIXe siècle, qui étaient en partie des bagnards ; mais aussi des Alsaciens-Lorrains ayant fui l'Alsace-Lorraine après son annexion par l'Empire allemand en 1871. On trouve aussi des descendants des immigrants venus de La Réunion dans les années 1860-1870, ou des habitants du Nord de la France qui ont été attirés dans les années 1920. Il y a aussi des descendants d'immigrants d'origine britannique qui, déçus par la « ruée vers l'or » de l'Australie, se sont repliés sur la Nouvelle-Calédonie. Les Italiens, les Belges et les Allemands ont également fourni des colons dont les descendants viennent encore dans l'archipel.

À cette ancienne vague d'immigrants ont succédé de nouveaux venus. Ils ont immigré dans la seconde moitié du XXe siècle. En Nouvelle-Calédonie ils sont appelés les « métros » ou les « Zoreilles ». Ils sont environ 15%. Ils viennent de la France métropolitaine mais aussi des départements d'Outremer. Ils ont été rejoints par des Pieds-Noirs, en 1962.

Les « Calédoniens »[modifier | modifier le wikicode]

Les Calédoniens sont les personnes qui ont refusé de se faire recenser selon des critères ethniques (voir plus haut). Ils seraient environ 9% (ils étaient environ 6% en 1996).

Les métis et les autres migrants[modifier | modifier le wikicode]

Les métis seraient environ 8,5% de la population totale. Ils sont issus du métissage entre les Caldoches et les Kanaks, d'autres sont les descendants des Kabyles algériens qui ont été déportés par la France après la révolte des Mokrani en 1871.

Environ 9% des habitants ont pour origine l'archipel de Wallis-et-Futuna. Ils migrent à partir de 1950. Aujourd'hui ils sont plus nombreux en Nouvelle-Calédonie que dans leurs îles d'origine. Les originaires de Polynésie française sont environ 2% de la population. Vivent également des Indonésiens, des Vietnamiens qui sont venus travailler dans les mines et les plantations de café à partir de la fin du XIXe siècle.

La population est jeune[modifier | modifier le wikicode]

Aujourd'hui les moins de 20 ans représentent un peu plus du tiers de la population totale (mais ils étaient 47% en 1983), et les plus de 60 ans forment un peu plus de 11% de la population (ils étaient environ 8% en 1983). On constate donc un vieillissement progressif. La population est beaucoup plus jeune dans la moitié Nord (42% de moins de 20 ans).

La natalité est forte. Le taux annuel de natalité est d'environ 16 ‰ mais il était de 25 ‰ en 1989 (aujourd'hui en France métropolitaine il est d'environ 13 ‰ ). Il est beaucoup plus élevé dans la moitié Nord. Cependant la différence tend à se réduire du fait des migrations vers le sud des jeunes gens (parents potentiels) du Nord.

La mortalité est faible et relativement stable. Le taux annuel de mortalité est de moins de 5 ‰ (France métropolitaine 9‰). Cela est dû à la jeunesse de la population (les jeunes sont moins susceptibles de mourir), mais aussi à des catastrophes naturelles comme les cyclones tropicaux qui sont moins violents que dans les Antilles. Le paludisme est inconnu et les maladies tropicales telles que la dengue ou le Chikungunya sont relativement maitrisées. L'encadrement médico-hospitalier est aussi satisfaisant, bien qu'il soit la moitié de celui de la France métropolitaine.

Une population très inégalement répartie[modifier | modifier le wikicode]

Avec 14,5 hab/km2, la densité générale moyenne de la Nouvelle-Calédonie est faible. L'impression de faible peuplement est renforcée par la très inégale répartition. Les deux-tiers de la population vivent dans l'agglomération de Nouméa (qui ne représente de 10% de la superficie de l'archipel). La province du Nord, la plus étendue, n'a une densité que de 5,3 hab/km2. Et les îles Loyauté n'ont que 9,2 hab/km2. La tendance à la concentration autour de Nouméa s'accentue.

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