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Bailleul

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Bailleul
Le beffroi, hôtel de ville de Bailleul.
Le beffroi, hôtel de ville de Bailleul.
Administration
Nom local (vl) Belle
Pays France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Intercommunalité Communauté de communes de Flandre Intérieure
Maire Antony Gautier
(2020-2026)
Code postal 59270
Démographie
Gentilé Bailleulois
Population municipale 15 019 hab. (2018)
Densité 346 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 44′ 21″ Nord
2° 44′ 00″ Est Cartes, vues aériennes et satellitaires
Altitude Min. 14 m
Max. 86 m
Superficie 43,42 km2
Tourisme
Patrimoine Beffroi
Église Saint-Vaast
Monument aux morts
Présidial
Liens
Site web ville-bailleul.fr
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Bailleul, en flamand Belle, est une commune française située dans le département du Nord et dans la région Hauts-de-France.

Au 1er janvier 2018, la ville comptait 15 019 habitants (hameaux compris), ce qui en fait l'une des communes les plus peuplées de Flandre intérieure. Surnommée « Cité de Mélusine », elle est située non-loin de la frontière belge et traversée par de nombreux petits cours d'eau qui prennent leur source dans le massif des Monts de Flandre dont elle fait partie intégrante, bien qu'également intégrée à la vallée de la Lys.

Géographie[modifier | modifier le wikicode]

Bailleul se situe au cœur de la Flandre française. Constituée d'un bourg principal, de trois hameaux et de plusieurs ensembles plus petits, elle n'est pas intégralement répartie en un seul point. Elle se trouve à quelques kilomètres de la frontière belge au nord et à l'est, uniquement avec la Flandre.

La commune est traversée par de multiples cours d'eau nommés « becques ». Les deux rivières les plus importantes sont la becque de la Blanche Maison et la Meteren Becque.

Sa géographie est également marquée par la présence de reliefs du Massif des Monts de Flandre au nord et d'un terrain plat partie intégrante de la vallée de la Lys au sud.

Le climat de Bailleul est marqué par des hivers souvent frais et des étés frais. Au gré du réchauffement climatique, les températures tendent peu à peu à s'adoucir fortement. Les précipitations y sont assez importantes (surtout en hiver).

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le wikicode]

L'histoire et les circonstances qui entourent la fondation de Bailleul reste aujourd'hui plutôt floue. S'il est avéré que des humains ont peuplé le territoire dès la Préhistoire (thèse confirmée en 1875 lorsque des silex taillés ont été retrouvés sur le mont du Ravensberg), il est difficile de s'avancer sur la date réelle à partir de laquelle la ville actuelle a commencé à exister. Jacques de Meyer, historien flamand né non-loin de là à Flêtre et ayant vécu aux XVe et XVIe siècles, affirme que la localité a été créée par une colonie gauloise belge chassée de Bavay par l'avancée des troupes romaines de Jules César face aux Nerviens. Le Mont de Lille aurait alors abrité des fortifications dont on a retrouvé des traces en 1820.

Si tous les historiens ne s'entendent pas sur la date et l'origine de la fondation de la ville, la plupart s'accordent à dire que Bailleul a été peuplée par des tribus gauloises belges germaniques. Le nom de la commune serait issu du nom de son fondateur, Bellem, qui lui aurait transmis le sien. Par déformation, l'orthographe aurait évolué en « Belle », puis francisé en « Bailleul ». Cette affirmation est aujourd'hui corroborée par l'histoire de la fondation de la chapelle du Ravensberg qui contient des mots évoquant le nom de la peuplade des « Morins ».

Le site aurait ensuite été détruit par les Francs dans les années 420. Il serait ensuite resté abandonné et désert jusqu'en 621, date à laquelle Lydéric, « forestier » (gouverneur) de Flandre aurait repeuplé le pays. Ensuite, le territoire a été longtemps occupé par le peuple des Cattes. Le Katsberg (mont des Cats) et le Kasselberg (mont Cassel) en tirent leur nom. La commune voisine de Godewaersvelde, qui signifie « le champ de Godoald », aurait été le théâtre d'une bataille donnée par le capitaine du peuple, nommé Godoald.

Moyen Âge[modifier | modifier le wikicode]

Bailleul a été très importante dans l'Histoire du comté de Flandre. Les premiers seigneurs de la ville auraient été les premiers à régner sur le pays, antérieurs à Lydéric et ses successeurs.

Au IXe siècle, Charles le Chauve est missionné pour fortifier les villes du comté par Baudouin Bras de Fer. Un château fort est alors construit sur les terres de Bailleul, probablement en lieu et place du centre-ville actuel. La Rue des Viviers serait un vestige des douves de la motte féodale.

Repoussés par une population galvanisée par la présence de son souverain, les Normands auraient détruit la place forte en 882. La paix reviendra dans le territoire à partir de 912 lors de la signature d'un compromis entre Rollon et Charles le Simple à Saint-Clair-sur-Epte. La ville sera alors rebâtie et l'agriculture sera développée sur les terres environnantes.

Entre le Xe et le XIe siècles, Bailleul sera de nouveau fortifiée. Baudouin III de Flandre, dit « le Jeune », en 948, puis Arnould le Vieux et Robert le Frison en 1072 développeront les sites défensifs. Des palissades sont alors dressées et des fossés sont alors creusés entre les rues de Cassel, du Collège et d'Occident, avant de s'avancer jusqu'à l'impasse Saint-Amand via la place du Cardinal Liénart. La rue de l'Ancienne Poste aux Chevaux est également un vestige des douves.

En guerre contre le comte Ferrand de Flandre, le roi de France Philippe-Auguste charge son fils (futur Louis VII) de détruire les villes de Bailleul et de Steenvoorde en marge de la bataille de Bouvines en 1213-1214.

Intégration de Bailleul au Royaume de France[modifier | modifier le wikicode]

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Bailleul au XXe siècle[modifier | modifier le wikicode]

Située au cœur d'un lieu stratégie, la ville sera fortement affectée par les deux conflits mondiaux. Visitée en 1914 par George V, roi du Royaume-Uni pour une revue de ses troupes, la localité sera entièrement détruite par les bombardements alliés en 1918 lors d'une offensive visant à chasser l'occupant allemand. Comme une majeure partie de la Flandre française, Bailleul était déterminée comme une « zone rouge ». Elle recevra la croix de guerre 1914-1918 en compensation des dégâts.

Reconstruite dans le style flamand, elle subira de nouvelles séquelles. Entre 1918 et 1939, des fortifications seront dressées de part et d'autres de la frontière franco-belge. Partie intégrante de la ligne Maginot, elles n'empêcheront pas les armées nazies de prendre possession des lieux et d'y établir leur administration. Comme le reste de la Flandre française et du Nord-Pas-de-Calais, la commune sera rattachée au gouvernement militaire de Bruxelles jusqu'à la fin de l'occupation en 1944. On y observera alors une forte présence militaire qui rendra tout acte de résistance très dangereux.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le wikicode]

Culture[modifier | modifier le wikicode]

Patrimoine linguistique[modifier | modifier le wikicode]

Depuis plusieurs années, la ville se réapproprie la culture flamande qu'elle avait perdue au profit d'une francisation massive. La fin des années 2010 a été marquée par le retour du drapeau régional sur le devant de la mairie qui a également procédé à la pose de panneaux bilingues (en français et en flamand) aux entrées de la ville et de ses hameaux.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le wikicode]

Outre la langue, la tradition flamande influence également l'architecture. De nombreux bâtiments arborent le style régional. Partiellement détruite lors des deux conflits mondiaux, la ville a toujours été reconstruite dans le respect de ces préceptes.

Musée et monuments[modifier | modifier le wikicode]

Bailleul compte aujourd'hui un musée et plusieurs monuments remarquables. Parmi eux, le beffroi en est le joyau. Représenté sur le logo de la commune, il est le monument qui permet à tout habitant d'identifier sa ville. Moins célèbres, le présidial, l'église Saint-Vaast et le monument aux morts sont également importants aux yeux de la population locale.

Spécialités et gastronomie[modifier | modifier le wikicode]

La gastronomie flamande tient une place importante dans la ville. Auberges, estaminets et restaurants proposent généralement des menus composés de frites, de Potjevleesh (en français : petits pots de viande), ainsi que de carbonade flamande. Le fromage du Mont des Cats y est également répandu, tout comme la Tome de Bailleul, spécialité municipale. Dans le centre-ville, deux friteries vendent les mets locaux sur des amplitudes horaires importantes.

Transports[modifier | modifier le wikicode]

Localisée sur un carrefour routier, la ville est desservie par deux anciennes routes nationales (ex-N42 et ex-N344) et une autoroute qui permettent une jonction vers Dunkerque, Hazebrouck, Lille et le littoral de la Mer du Nord. Le réseau secondaire, pas toujours praticable en hiver sans équipements spéciaux, permet de rejoindre les communes de Le Doulieu, Merris, Vieux-Berquin, Saint-Jans-Cappel ou encore Steenwerck.

La commune est également desservie par deux gares ferroviaires. L'une située dans l'agglomération principale, nommée « Bailleul-Monts de Flandre » permet de rallier directement Lille et les principales villes du Westhoek et de l'Artois. L'autre située en bordure du hameau de La Crèche, nommée Steenwerck en référence à une commune voisine de la halte, est desservie par des trains omnibus qui rejoignent la préfecture départementale et la gare d'Hazebrouck.

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