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Féminisme

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Des féministes manifestant pour le droit de vote des femmes à New York, en 1912

Le féminisme est l'idée qui cherche la promotion des droits des femmes dans la société. La pensée féministe veut améliorer le statut des femmes dans les sociétés où des inégalités sont fondées sur le genre (féminin-masculin). Ce mouvement est soutenu par diverses théories sociologiques et philosophiques.

Le féminisme est soutenu principalement par les femmes mais également défendu par des hommes. Tous les contextes sont concernés dans le progrès de la cause des femmes : contexte social, politique et économique. Les féministes aident les femmes à se penser elles-mêmes comme des personnes autonomes dans toutes les dimensions de leur vie.

Histoire[modifier]

Le féminisme est né après l'âge industriel (voir le siècle des Lumières), mais le terme de féminisme date de 1874. Il est parfois présenté comme une lutte menée afin d'abolir l'oppression dont les femmes sont victimes au quotidien. En effet la femme a été généralement exclue de nombreux domaines : politique, militaire ou économique.

Dans la Grèce antique, la femme n'avait pas le droit de vote. Les sociétés sont souvent patriarcales : c'est-à-dire que les hommes ont le pouvoir. Les femmes ont longtemps fait du travail gratuit au bénéfice des hommes. Elles ont entretenu le foyer (la maison), s’occupaient du ménage et des enfants, elles ont prise en charge les personnes invalides de la famille (enfants, vieux, handicapés). Le patriarcat est un système d'exploitation d'une classe par une autre, le dominant est dépendant du travail de l'opprimée.

Dans plusieurs sociétés, les femmes étaient privées bien souvent entre autres du droit de gestion de ses revenus et de ses comptes ou du droit de divorce.

Cette organisation était acceptée à ces époques autant par les femmes que par les hommes mais l’évolution de la société a fait changer les choses. Certaines lois religieuses montrent bien cette évolution : Reconnaissance des femmes et interdiction - proclamée par Jésus de Nazareth - de les répudier puis droit de divorce et protection accordés du prophète Mahomet, etc. Pourtant les religions abrahamiques sont perçues par les féministes comme défavorables aux femmes (position des églises par rapport à l’avortement, la menstruation, l’adultère, la polygamie ou la contraception). Dans le bouddhisme, les femmes ont joué un rôle très important mais moins que les hommes au fil du temps. Ainsi, au Tibet, les nonnes n'étaient que 27 000 avant l'invasion chinoise de 1959 alors qu'il y avait environ 592 000 moines. Malgré tout, à l'inverse les religions ont parfois participé à l'émancipation de la femme dans la société.

C’est donc tout au long de l'histoire que s’est faite la remise en question pour aboutir au XXe siècle, avec par exemple la Déclaration universelle des droits de l'homme - et de la femme.

Au cours de la révolution française de nombreuses femmes prennent part aux actions révolutionnaires qui réclament l’égalité entre les sexes du statut politique et social. Malgré les contributions féminines en 1789, les femmes ne se voient pas attribuer de droit particulier dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Elles n'auront toujours pas le droit de vote à cette époque.

Elles continuent à s’organiser en clubs mixtes ou féminins et en sociétés d’entraide et de bienfaisance. Elles participent à toutes les luttes politiques de l'époque. Parmi les personnalités féminines de la Révolution, il faut retenir Olympe de Gouges qui publie en 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Cependant les hommes au pouvoir excluent ces femmes de la politique, ils sont d’accord avec Rousseau (dans Émile) et son idéal féminin limité au rôle de mères et d'épouses. De ce fait les associations féminines sont interdites.

À cette époque, on voit la lutte contre le despotisme et l’esclavage.

En Grande-Bretagne aussi, les femmes participent aux débats passionnés sur l'exploitation dont sont victimes les femmes les plus pauvres. Dans les années 1820, les premières organisations féministes ont vu le jour aux États-Unis dénonçant l'esclavage, la prostitution et l'alcoolisme.

En 1865, d'autres mouvements dits des Suffragettes apparaissent d’abord en Grande-Bretagne puis aux États-Unis. En 1869, l'État du Wyoming autorise le doit de vote féminin, suivi en 1918 par l’Angleterre et en 1920 par tous les États-Unis.

À partir des années 1960, aux États-Unis, l'égalité des droits progresse (égalité des salaires et des droits civiques). Mais c'est à partir des années 1970, avec la contestation sociale née dans l'Université de Californie (Berkeley), que les revendications féministes se structurent avec la création du Women's Lib et du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) en France.

Désormais les femmes votent partout dans le monde occidental. Les parlements de pratiquement tous les pays ont voté des lois sur le divorce et sur la légalisation de la contraception et de l'avortement. La parité semble acquise. Cependant des études ont été faites lors de la Conférence de Pékin, par l'ONU en 1995. Le but était de faire le bilan de la condition féminine dans le monde, on a pu s'apercevoir que l’égalité n'était pas réelle dans de nombreux pays.

Depuis 2003, le mouvement français Ni putes ni soumises a repris l’action. Ces filles, surtout originaires de banlieues, ont fait plus largement connaître des problèmes comme les mariages forcés, les viols ou l'excision.

Quelques femmes féministes[modifier]

États-Unis[modifier]

France[modifier]

Royaume-Uni[modifier]

Quelques slogans féministes[modifier]

  • Un homme sur deux est une femme : une moitié de la population a tendance à être oubliée, le masculin est considéré comme le genre universel.
  • Un enfant si je veux, quand je veux ! : slogan des femmes françaises manifestant, en novembre 1971, pour l’abolition des lois contre l’avortement1 (repris plus tard dans un discours de Simone Veil et par le Planning familial).
  • N’attends pas le prince charmant, apprends à lire et deviens qui tu es : importance de l'éducation et de l'indépendance des femmes.
  • Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! : slogan en référence à l'histoire, qui est avant tout une histoire faite par et pour les hommes (reproduction du patriarcat).

Voir aussi[modifier]

Source[modifier]


Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Féminisme de Wikipédia.
[Page consultée le 16 juin 2008]

Référence[modifier]

  1. Si les femmes nous étaient contées.... Département de l'instruction publique de Genève. [Page consultée le 17 juin 2008]
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