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Émeutes dans les banlieues françaises en 2005

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Dans une société, des émeutes, liées à l'émotion collective, peuvent parfois survenir et même être importantes dans leur étendue géographique, comme les émeutes dans les banlieues françaises de novembre 2005.

Environ 280 villes françaises ont été touchées et l'on déplore certaines « imitations » dans le même temps dans des pays frontaliers avec la France, tels que l'Allemagne ou l'Espagne.

Il y a eu des poubelles saccagées ou brûlées, des bus enflammés et aussi des affrontements contre les forces de l'ordre.

Le contexte[modifier | modifier le wikicode]

Ces émeutes ont eu lieu dans des « banlieues » pauvres et fortement touchées par le chômage et l'insécurité.

Le 25 octobre 2005, en visite à Argenteuil (95), Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l'Intérieur, déclare à une habitante, selon lui furieuse « Vous en avez marre de cette bande de racailles, hein ? Vous en avez marre, Madame ? Eh bien, on va vous en débarrasser. »

Ces propos, faisant suite à sa promesse quelques mois plus tôt à La Courneuve de « nettoyer les cités au Kärcher » feront ensuite une polémique.

Le déclenchement des émeutes[modifier | modifier le wikicode]

Voici le transformateur où sont morts les 2 adolescents.

Dans la nuit du 27 octobre 2005, trois jeunes adolescents, habitant dans la commune de Clichy-Sous-Bois (département de la Seine-Saint-Denis ou 93), fuient les forces de l'ordre pour des raisons non totalement éclaircies. Pour se « cacher » et leur échapper, ils se réfugient dans un transformateur d'électricité EDF et deux d'entre eux, Zyed et Bouna, meurent électrocutés.

La « vraie histoire » serait en fait que les deux jeunes Zyed et Bouna étaient en train de jouer au foot dehors. Le fait de voir une patrouille de police et de ne pas avoir leurs papiers sur eux (cela dit, ils n'étaient pas sans-papiers) leur aurait provoqué la peur d'un éventuel contrôle de police. Ils se sont sauvés, puis cachés dans le transformateur. Cependant, ce n'est qu'une hypothèse admise par beaucoup, car on ne saura peut-être jamais la vérité.

Le lendemain, les ministres Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy estiment qu'il s'agissait de cambrioleurs, et qu'ils n'étaient pas poursuivis1. Les émeutes démarrent alors dans le département, puis dans les alentours (le 91, le 95...).

Pendant plusieurs jours, des voitures, des usines, ... seront caillassées et brûlées. Les forces de l'ordre subiront également de nombreuses attaques de la part de jeunes. On déplore un mort, tué au bas de son immeuble par des jeunes (...).

L'état d'urgence[modifier | modifier le wikicode]

Le 8 novembre 2005, le président de la République Jacques Chirac décrète l'état d'urgence.

Cette loi, datant de la guerre d'Algérie, permet entre autres d'instaurer des couvre-feux (c'est-à-dire d'interdire aux gens de sortir dans la rue la nuit), de faciliter les perquisitions de la police et de limiter la liberté de la presse.

Les émeutes s'estomperont peu à peu et auront totalement cessé le 17 novembre. L'état d'urgence sera levé le 4 janvier 2006.

Liste/Résumé des villes touchées par les violences urbaines[modifier | modifier le wikicode]

Émeutes de la gare du Nord à Paris[modifier | modifier le wikicode]

Il y eut aussi des émeutes de grande ampleur le mardi 27 mars 2007 (1 mois avant les élections présidentielles) à la gare du Nord, gare de trains, de RER et de métros à Paris. Ces émeutes auraient débuté en milieu d'après-midi après une arrestation « musclée » d'un homme sans titre de transports. Plusieurs jeunes (des centaines) auraient à ce moment envahi les sous-sols (la gare RER) pour défendre cet homme et des altercations avec les CRS ont eu lieu. Certains de ces jeunes hurlaient à la démission de Nicolas Sarkozy et l'on déplore des personnes innocentes frappées par les policiers, qui ont chargé plusieurs fois. Autour de la gare du Nord, quelques incendies sur la chaussée auraient été allumés, et les émeutes ont réellement pris fin le lendemain vers 1 heure du matin. Il y eut 9 interpellations.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Wikipédia.

Note[modifier | modifier le wikicode]

  1. Les dérapages de Villepin et Sarkozy, Libération du 31 octobre 2005.

En savoir plus[modifier | modifier le wikicode]

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