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Débuts de la Troisième République

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La Troisième République est née en septembre 1870, sur les ruines militaires du Second Empire.

Des républicains minoritaires et divisés[modifier | modifier le wikicode]

Composition de l'Assemblée nationale élue en 1871. Légitimistes et orléanistes sont des monarchistes.

Les opposants à la République[modifier | modifier le wikicode]

Les classes sociales aisées (le grand patronat industriel) acceptent le changement de régime à condition que l'on ne touche pas à la domination du patron dans l'entreprise. Une partie des grands propriétaires ruraux (parmi lesquels il y a encore beaucoup de nobles) et des catholiques sont partisans d'un retour à la monarchie et ne veulent pas entendre parler de réformes.

Les républicains[modifier | modifier le wikicode]

Les républicains tentent de continuer la guerre contre les Allemands. Cette position provoque l'hostilité des paysans, qui fournissent l'essentiel des soldats et qui sont très majoritaires dans la population. De plus les républicains sont très divisés, une partie souhaite l'installation d'une république modérée, qui fasse des réformes politiques (extension de la liberté d'expression, enlever l'enseignement à l'emprise de l'Église catholique) mais pas trop de réformes sociales (les plus représentatifs sont Léon Gambetta, Jules Ferry). Il existe des républicains qui veulent venir en aide aux plus défavorisés, en particulier aux petits artisans aux ouvriers de la grande industrie qui est en plein essor. Ils sont très minoritaires et très divisés (jacobins nostalgiques de la révolution de 1793-1794, socialistes, anarchistes).

La Commune de Paris[modifier | modifier le wikicode]

De mars à mai 1871, alors que la moitié nord de la France est occupée par les Allemands, les Parisiens des quartiers populaires se soulèvent contre le gouvernement, présidé par Adolphe Thiers. Celui-ci, installé à Bordeaux puis à Versailles, négocie pour faire la paix avec les Allemands, veut désarmer le peuple, et est soutenu par des députés élus en février. La grande majorité de ces députés souhaitent le retour à la monarchie. Le soulèvement formera la Commune de Paris. Pendant une centaine de jours les révoltés encadrés par les républicains de gauche vont gouverner Paris. Ils vont tenter d'y réaliser des réformes sociales très importantes (gratuité de l'enseignement, liberté de la presse, mise en place de coopératives, aide aux chômeurs...) En même temps ils doivent lutter contre les troupes gouvernementales (les Versaillais) qui assiègent Paris. Fin mai 1871, les Versaillais entrent dans Paris, pendant une semaine la résistance est très importante, les dégats et les pertes humaines sont considérables. Les Communards vaincus sont massacrés, les survivants sont jugés et pour une grande partie d'entre eux déportés dans les bagnes (Nouvelle Calédonie).

Article à lire Article à lire : Commune de Paris (1871)

La tentative de rétablissement de la monarchie[modifier | modifier le wikicode]

Le comte de Chambord vers 1870

Les vainqueurs de la Commune tentent de rétablir la monarchie. Mais leur candidat au trône (le comte de Chambord, petit-fils de l'ex-roi Charles X) refuse que le drapeau tricolore soit conservé. En attendant sa mort, et son remplacement par le comte de Paris, candidat orléaniste acceptant le drapeau tricolore, ils portent à la présidence de la République, pour sept ans, un royaliste le Maréchal de Mac-Mahon. Le gouvernement fait alors régner l'Ordre moral (les fonctionnaires républicains ou bonapartistes sont écartés, on renforce l'emprise de l'Église catholique sur l'enseignement supérieur). Cependant, en 1875, presque par surprise, la République est organisée (avec deux chambres élues (la chambre des députés et le Sénat)) et un président élu pour sept ans par ces chambres, le président nomme les ministres.

Article à lire Article à lire : Constitution de la Troisième République française

Les progrès électoraux des républicains[modifier | modifier le wikicode]

Cependant, les républicains modérés se réorganisent. Ils proposent des réformes politiques (liberté de la presse, dans le domaine de l'enseignement la gratuité, la généralisation par l'obligation scolaire et la laïcité afin de réduire l'influence religieuse), dans les domaines des libertés individuelles (divorce) et collectives (création de syndicat de salariés). Ils parviennent à obtenir le vote d'une grande partie des paysans, des petits artisans, des ouvriers et des fonctionnaires. Élections après élections (municipales, cantonales, législatives) ils prennent de l'importance. En 1876, les républicains obtiennent la majorité à la chambre des députés, mais malgré des progrès ne parviennent pas à être majoritaires au sénat.

Les républicains se lancent dans une campagne dénonçant l'influence de l'Église catholique. En 1877, pour s'opposer à cette situation, Mac-Mahon, provoque de nouvelles élections, mais les républicains restent très majoritaires. Devant la paralysie gouvernementale (un ministère favorable à Mac-Mahon et une chambre qui lui est hostile et ne vote pas les projets de lois) et le succès des républicains au sénat, Mac-Mahon démissionne le 30 janvier 1879. Aussitôt les républicains élisent un des leurs (Jules Grévy). Désormais tous les pouvoirs sont entre les mains des républicains, qui vont pouvoir appliquer leurs réformes.

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