Mouvements libéraux en Italie dans les années 1820

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Napoléon Ier, roi d'Italie de 1805 à 1814

En Italie, après l'occupation française de 1797 à 1814, le retour des souverains anciens est assez bien accueilli par la plus grande partie de la population. Les paysans, grandement majoritaires, ne voient que la fin du départ forcé des jeunes pour la conscription militaire organisée par Napoléon dans son royaume d'Italie ou dans le royaume de Naples (confié d'abord à son frère Joseph en 1806-1808, puis à son beau-frère Murat de 1808 à 1814). Cependant un partie de la bourgeoisie est favorable aux idées nouvelles apportées par les Français.

L'Autriche possède le Milanais et la Vénétie et contrôle les duchés de Parme, de Modène, le grand-duché de Toscane. Le prince de Metternich, le chancelier autrichien est le plus farouche opposant aux idées libérales et va tout faire pour étouffer l'expression des idées issues de la Révolution française.

Le royaume des Deux-Siciles[modifier | modifier le wikicode]

Ferdinand de Magellan Ier des Deux-Siciles
Ferdinand Ier des Deux-Siciles

À Naples, Ferdinand Ier des Deux-Siciles, est roi depuis 1751. De 1806 à 1815, il a passé la période napoléonienne, réfugié en Sicile sous la protection navale des Britanniques. En 1815, il retrouve la partie continentale de son royaume. Il rejette la constitution que lui avait imposée les Britanniques, rétablit la monarchie absolue et annule toutes les réformes mises en place par les Français. A l'exemple des Espagnols, en juillet 1820, une insurrection libérale éclate à Naples. La Sicile restée royaliste est soumise par le général Pepe, républicain, ancien des armées impériales soutenu par les carbonari contraint le roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles à accorder une constitution.

Le royaume de Piémont-Sardaigne[modifier | modifier le wikicode]

Le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel Ier, adversaire acharné des idées révolutionnaires, réfugié sous protection navale britannique dans l'île de Sardaigne de 1798 à 1815, retrouve le Piémont, qui se trouve agrandit de l'ancienne république de Gènes. Il annule les réformes initiées par les Français, rétablit la monarchie absolue et la plupart des lois et coutumes en vigueur avant la Révolution. Sa politique réactionnaire fait naître des sociétés secrètes, comme celles des Carbonari. En janvier 1821, les étudiants se révoltent à Turin (la capitale). En mars 1821, les militaires de la ville d'Alexandrie, dirigés par le colonel Santa Rosa obtiennent l'abdication du roi Victor-Emmanuel Ier, qui refuse d'accorder une constitution. Il est remplacé par son frère Charles-Félix. Le nouveau roi étant absent, la régence est confiée à son cousin Charles-Albert, qui accorde une constitution libérale, copiée sur celle d'Espagne de 1812.

L'intervention autrichienne[modifier | modifier le wikicode]

Metternich réunit les souverains européens à Troppau (décembre 1820) puis à Ljubljana (janvier 1821). Il obtient le droit d'intervention en Italie.

En février, partie de la plaine du Pô, l'armée autrichienne traverse les États de l'Église, occupe les villes de l'Italie centrale, pénètre dans le royaume des Deux-Siciles, écrase les insurgés napolitains au début de mars et rétablit Ferdinand Ier. Celui-ci va faire une chasse impitoyable aux révolutionnaires.

En Piémont-Sardaigne, l'intervention autrichienne écrase les révolutionnaires à Novare en avril 1821. Le roi est rétabli dans tous ses pouvoirs. Lui aussi va faire la chasse aux libéraux.

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