Jean-Bedel Bokassa

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Bokassa en 1970

Jean-Bedel Bokassa était un chef d'État centrafricain, autoproclamé Empereur en 1976. Il est né le 22 février 1921 et mort le 3 novembre 1996. Il avait 17 femmes et 39 enfants reconnus. Son prénom est une contraction de Jean-Baptiste de La Salle.

Jeunesse[modifier | modifier le wikicode]

Il naît alors que la Centrafrique fait partie de l'Empire colonial français. Ses parents meurent alors qu'il n'a que six ans. C'est son grand-père qui l'élèvera. Il s'engage dans les troupes coloniales de l'armée française en mai 1939. Il participera au débarquement du 15 août 1944 en Provence. Il a ensuite combattu pour la France en Indochine et en Algérie.

Début en politique et prise du pouvoir[modifier | modifier le wikicode]

Après l'indépendance de la Centrafrique en 1960, il s’enrôle dans l'armée française en tant qu'officier supérieur. Son cousin David Dacko deviendra le premier président de la République centrafricaine. En 1965, le chef de la Gendarmerie du pays tente un coup d'État. Jean-Bedel Bokassa retourne la situation à son avantage et devient le deuxième président de la République le 1er janvier 1966.

Un régime totalitaire[modifier | modifier le wikicode]

À ses débuts, il était plutôt populaire même si son régime pratiquait la torture et les exécutions sommaires. Il mena une réforme de l'agriculture et se montrait attaché à la valeur du travail et contre la corruption. La France soutenait son régime car elle y voyait des intérêts économiques dans la mesure où le pays abritait des mines d'uranium.

Pour renforcer son pourvoir, il se proclame président à vie en 1972 et Empereur de Centrafrique le 4 décembre 1976. Son sacre se déroulera un an plus tard et sera inspiré du sacre de Napoléon Bonaparte. La France apportera un soutien important dans ce sacre en envoyant des chevaux, des costumes, du vin et du champagne, la couronne est même fabriquée par un joailler français.

La chute[modifier | modifier le wikicode]

En 1979, Bokassa n'est plus populaire. Il écrase dans le sang une manifestation de lycéens. La France ne le soutient plus et lance avec ses services secrets l'Opération Caban qui le destitue. S'en suivit un exil qui le mena en Côte d'Ivoire, puis en France et il retourna en Centrafrique en 1986. Il fut gracié pour les crimes commis durant son pouvoir en 1993. Il meurt d'une crise cardiaque en 1996.


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