Histoire officielle

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L'histoire officielle est une expression utilisée pour désigner une histoire construite par les autorités ou par un certain groupe, qui fait ensuite référence aux yeux de ces personnes. C'est une expression qui peut désigner plein de choses à la fois, selon le contexte politique des États et les périodes à laquelle elle est employée.

Elle est en général péjorative (montrant qu'on en pense du mal). Elle sous-entend que cette version de l'Histoire serait en partie fausse. Pour autant, on peut employer cette expression dans un contexte plus neutre, pour évoquer plus simplement l'histoire enseignée, ou l'histoire qui fait l'objet d'une reconnaissance dans le cadre de la mémoire collective d'un pays ou d'un groupe.

Différentes présentations de l'Histoire sont qualifiées d' « histoire officielle », et peuvent être, selon les contextes, critiquées par des mouvements politiques de gauche, de droite, et par les autorités d'un autre pays. C'est aussi un objet de critique au niveau des scientifiques de l'histoire que sont les historiens, qui sont souvent très critiques des histoires officielles mises en avant avec un objectif politique. Les gens de gauche la critiquent parce qu'ils la trouve sexiste, colonialiste, raciste, au service des riches et des puissants. Les gens de droite la critiquent parce qu'elle serait toujours dans la repentance sur le passé et à renier les valeurs traditionnelles et le récit national.

Les historiens critiquent l'expression histoire officielle parce qu'ils trouvent que ça désigne rien du tout. Ils entendent souvent des gens qui leur demande qui les payent et leur reproche de propager l'histoire officielle et en même temps d'autres gens les remercient parce qu'ils mettent en doute l'histoire officielle.

Histoire officielle dans le champ politique[modifier | modifier le wikicode]

Les différents États s'appuient sur une histoire dite officielle, dans leurs discours, pour associer leurs action à de grands événements du passé : il s'agit pour eux de participer à la construction d'une mémoire collective au sein de la société, généralement consensuel (qui ne crée pas de tension). Ainsi, on parle parfois d'une histoire officielle dans un pays pour décrire les actions héroïques mises en avant dans ce pays par les autorités. Le choix des éléments du passer à garder dans l'histoire officielle, et des choses à plus ou moins effacer, peut aussi avoir pour objectif de justifier leur politique du présent. Ces logiques d'associations entre des actions du passé et des actions du présent peuvent par exemple s'illustrer en France avec les hommages nombreux rendus à la Révolution française, pour valoriser les valeurs républicaines, tout au cours de l'histoire des Républiques françaises. C'est aussi ce que l'on peut observer aux États-Unis, où la mémoire de la Guerre de Sécession est souvent mobilisée pour justifier différentes politiques actuelles à l'échelle des États. Les États autoritaires ont énormément recourt à la construction d'une histoire officielle, qui ne laisse généralement que peu de place à la réalité de la science historique.

Pour montrer cette force de l'histoire officielle dans les États, on trouve par exemple des personnalités récurrentes dans les noms de rue ou des noms de projet. Par exemple, il y a beaucoup de rues Charles de Gaulle en hommage à Charles de Gaulle, figure de la Résistance française et initiateur de la Cinquième république. La Chine, dans son projet actuel de nouvelle route de la soie, fait référence directement aux routes de la soie, qui incarnent dans les imaginaires chinois une puissance économique passée très importante.

Cette histoire officielle n'est évidemment pas la même partout. Elle dépend des personnes, des pays et de la politique du moment. Par exemple, la Corée du Nord et la Corée du Sud ont une histoire commune, qui date de l'époque où la Corée était un seul État : pourtant, les noms des rues sont différents, parce qu'ils valorisent pas les mêmes personnes et n'ont pas les mêmes valeurs politiques et sociales. En Corée du Nord, il y a beaucoup de références à Kim Il-sung parce que c'était le dictateur qui a régné en maître sur le pays à ses débuts, alors que ce nom est interdit en Corée du Sud. Les deux pays disent des choses différentes sur la Guerre de Corée : la Corée du Nord dit que c'est la Corée du Sud qui a attaqué en première, la Corée du Sud affirme l'inverse. Sur ce point, c'est le travail des historiens, qui sont des scientifiques, d'expliquer ce qu'il s'est vraiment passé, loin de toute pression politique et mémorielle.

Histoire officielle des historiens[modifier | modifier le wikicode]

Les historiens regardent des sources et ils essaient d'en déduire l'histoire. Sauf que les hypothèses peuvent varier, il y a des nuances qui se créent. Des versions peuvent se contredire, donc le concept d'histoire officielle venant des historiens est compliqué à saisir.

Par contre, les chercheurs ont besoin d'argent et donc ils peuvent parfois manquer d'indépendance dans certains pays. Même dans les pays démocratique, c'est quelque chose qui peut mettre en danger la recherche.

Histoire officielle des écoles[modifier | modifier le wikicode]

On peut penser que c'est les écoles ont une histoire officielle qu'ils doivent enseigner aux élèves. Sauf qu'on trouve par exemple en France des écoles publiques et des écoles privées et il y a pleins de régions qui ont des nuances.

En plus quand les gens grandissent, ils peuvent retenir des moments de l'histoire comme ils l'ont apprise plus que d'autres pour pleins de raison.

On peut se baser sur les programmes officiels et les manuels d'histoire. Mais quand les professeurs enseignent l'histoire ils essayent de profiter de la liberté qu'ils ont par rapport aux consignes. Certains peuvent être adorés par les autres parce qu'ils arrivent à très bien s'éloigner du programme. D'autres sont considérés pas bons justement parce qu'ils s'éloignent du programme d'une mauvaise façon. Donc l'éducation propage une histoire différente selon les personnes qui enseignent et les endroits.

L'histoire scolaire a en plus des difficultés parce qu'elle essaye d'apprendre pleins de choses en peu de temps.

L'histoire à l'école est critiquée par les gens de gauche parce qu'ils disent qu'elle laisse trop de place au roman national et par les gens de droite parce qu'ils disent que ça sert à rien de parler des Etats-Unis, de l'Afrique, de la Chine ou du Japon et qu'on devrait revenir au roman national.

Histoire officielle de certains médias[modifier | modifier le wikicode]

Une idée d'histoire officielle est entretenue dans les médias. Elle est centrée sur les "grandes femmes" et les "grands hommes" avec une morale.

On la trouve dans des émissions par exemple de Stéphane Bern et les documentaires Secrets d'Histoire ou autre avec une version simplifiée ou encore Lorànt Deutsch. Sauf que les nuances et les débats qui agitent les historiens sont pas toujours bien présentés. Par exemple, dans des documentaires avec des interviews on fait souvent venir plein de personnes différentes qui ont des choses spéciales différentes sauf qu'on coupe beaucoup leur parole donc ils disent plus grand chose de spécialisé et semblent tous être d'accord alors que pas toujours. Les présentateurs eux-mêmes peuvent être orientés avec des avis et sélectionner les parties qu'ils veuillent en posant les bonnes questions et en choisissant les bonnes images. Donc ca donne l'impression d'une seule histoire officielle alors que c'est plus compliqué en vrai.

Source[modifier | modifier le wikicode]

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