Henri Lacordaire

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Portrait d'Henri Lacordaire peint par Théodore Chassériau

Jean-Baptiste-Henri Dominique Lacordaire, né le 12 mai 1802 à Recey-sur-Ource et mort le 21 novembre 1861 à Sorèze, est un religieux, homme politique et journaliste français.

Il rétablit l'ordre des Prêcheurs qui avait été supprimé durant la Révolution française.

Il est réputé pour être le plus grand orateur du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Jeunesse[modifier | modifier le wikicode]

Son père, un médecin dans la marine française, meurt alors qu'il n'a que quatre ans. Il est alors élevé à Dijon par sa mère.

Sous l'influence des théories ultramontanistes de Félicité de Lamennais, il perd son admiration pour les Lumières, mais reste attaché au libéralisme et aux idéaux révolutionnaires. Il est ordonné prêtre en 1824.

L'Avenir et le libéralisme[modifier | modifier le wikicode]

Charles de Montalembert, l'un des trois fondateurs de l'Avenir

Avec Félicité de Lamennais, l'abbé Gerbet et Charles de Montalembert, ils se rallient à la révolution de juillet et lance en octobre 1830 le journal l'Avenir, dont la devise était « Dieu et la liberté ! ». Dans un fort contexte révolutionnaire et antireligieux, le journal mélangeait ultramontanisme et libéralisme, démocratie et catholicisme. Le journal demandait la liberté de conscience, de religion, ainsi que la séparation des Églises et de l'État, la liberté de la presse...

Les rédacteurs de l'Avenir fondent en décembre 1830 l'Agence générale pour la défense de la liberté religieuse, mais la publication du journal s'arrête en novembre 1831. Il cherche alors l'appui du pape, mais ce dernier condamne leurs idées en mars 1832.

Le rétablissement des Dominicains[modifier | modifier le wikicode]

En 1837, il entre chez les dominicains dont il rétablit l'Ordre sur le modèle de Prosper Guéranger avec les bénédictins. En effet, l'ordre avait été supprimé en 1790 avec la révolution française. Il fut soutenu par le pape Grégoire XVI.

En 1841, il fonde plusieurs couvents dominicains.

Fin de vie[modifier | modifier le wikicode]

Tombe d'Henri Lacordaire à Sorèze

Il fut assez déçu de la vie politique. En effet, il a toujours été hostile à la monarchie de juillet et soutient la révolution française de 1848. Il lance avec Frédéric Ozanman et Henri Maret un nouveau journal l’Ère nouvelle, qui mêle libéralisme et socialisme. Il quitte le journal le 2 septembre de la même année. Entre-temps, il a été élu à l'Assemblée nationale constituante, mais il démissionne en mai 1848.

Il est opposé à l'élection de Napoléon III et condamne son coup d'État.

Il est élu à l'Académie française en février 1860, mais il meurt un an plus tard le 21 novembre 1861.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Lien externes[modifier | modifier le wikicode]

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