Jean Marie Collot d'Herbois

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gravure en noir et blanc, portrait rapproché de Collot d'Herbois
Collot d'Herbois

Jean Marie Collot d'Herbois est né à Paris en 1750 et est mort en déportation en Guyane en 1796. Comédien, auteur dramatique, il est à partir de 1792 un des hommes politiques les plus importants de la Révolution française

Collot d'Herbois est le fils d'un marchand-orfèvre parisien. À dix-huit ans, il devient un acteur itinérant en France et en Europe, puis directeur de théâtre et auteur dramatique. En 1791 il publie L'Almanach du père Gérard où il défend la monarchie constitutionnelle.

Au début de la Révolution il adhère au Club des Jacobins, il sera ensuite membre du Club des Cordeliers qui est plus proche des Sans-Culottes. Après la journée du 10 août 1792, où le roi Louis XVI est déchu de ses pouvoirs et emprisonné, il est membre de la Commune insurrectionnelle de Paris. À ce titre il participe aux massacres de septembre 1792, pendant lesquels les Sans Culottes parisiens éliminent les prisonniers (surtout des nobles et des prêtres réfractaires) retenus dans les prisons parisiennes.

Pendant l'été 1792, il est élu député à la Convention où il siège parmi les Montagnards. En septembre 1793 il est élu membre du Comité de Salut public. Avec Billaud-Varenne, il est classé parmi les membres les plus à gauche du Comité (c'est-à-dire les plus à l'écoute des revendications des Sans Culottes).

Au sein du Comité, Collot d'Herbois est chargé de la correspondance avec les départements. En novembre 1793, avec son collègue député Joseph Fouché il organise la répressions violente des insurgés Girondins et royalistes de Lyon qui s'étaient rebellés contre le gouvernement des Montagnards.

Soutien des déchristianisateurs, il s'oppose à la politique religieuse de type déistede Robespierre. Il craint de faire partie des députés menacés de mort par Robespierre et Saint-Just à cause de leurs malversations. En thermidor an II il est le président de la Convention. Il joue alors un rôle essentiel dans la chute des robespierristes le 9 thermidor.

Cependant classé très à gauche il est victime de la réaction thermidorienne. Après les violentes manifestations des Sans-Culottes (journées des 12-13 germinal an III), il est arrêté, jugé et déporté en Guyane en avril 1795. Il y meurt de maladie en juin 1796.

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