Déclinaison (grammaire)

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Panneau en français et en basque qui montre la terminaison « -ko », suffixe du génitif en basque.

Une déclinaison est, dans certaines langues, une série de formes différentes que peut prendre un nom, un pronom ou un adjectif selon sa fonction dans la phrase. Chacune de ces formes, correspondant à une fonction, est appelé un cas grammatical.

Alors qu'en français, la fonction est déterminée par la place du mot dans la phrase ou par une préposition, dans d'autres langues comme le latin, le grec, l'allemand ou le russe, c'est la fin du mot, appelée « désinence », qui change et donne les indications nécessaires.

Par exemple, en français, quand on dit « Le chien aboie » ou « J'ai un chien », on sait que chien est le sujet dans la première phrase parce qu'il est placé devant le verbe, alors qu'il est complément d'objet dans la deuxième phrase, parce qu'il est placé après. En latin, dans les deux phrases respectivement équivalentes Canis latrat et Canem habeo, c'est la fin du mot canis / canem (la désinence), et non sa position dans la phrase, qui permet de comprendre sa fonction.

L'ensemble des déclinaisons dans une langue forme la flexion nominale, tandis que les conjugaisons forment la flexion verbale.

La déclinaison dans les langues indo-européennes[modifier | modifier le wikicode]

Les déclinaisons sont présentes dans les langues indo-européennes anciennes : en sanskrit, aussi bien qu'en latin ou en grec, et aussi dans les langues slaves et les langues germaniques. On peut donc penser que la déclinaison remonte à l'indo-européen commun, langue théoriquement à l'origine des langues européennes et indo-iraniennes.

Article à lire Article à lire : Déclinaisons en latin

Les cas[modifier | modifier le wikicode]

Les cas grammaticaux varient d'une langue à l'autre, mais certains se retrouvent presque toujours :

Évolution[modifier | modifier le wikicode]

Dans les langues indo-européennes, au fil du temps, les déclinaisons ont eu tendance à se simplifier, parfois à disparaître presque complètement, comme en français.

On pense que l'indo-européen commun possédait au moins huit cas, comme le sanskrit, alors qu'il n'y en a plus que sept en polonais, six en latin et en russe, cinq en grec ancien, quatre en grec moderne et en allemand et deux seulement en ancien français (l'un pour le sujet - appelé « cas sujet », l'autre pour les compléments - appelé « cas régime »).

Cas des autres familles de langues[modifier | modifier le wikicode]

Les cas et les déclinaisons ne sont pas l'exclusivité des langues indo-européennes. Ils sont même assez fréquents d'une façon générale.

À l'origine, les langues sémitiques possédaient trois cas : nominatif, accusatif et génitif, encore visibles en akkadien et en arabe, mais disparus en hébreu et en araméen.

Le basque, langue isolée, est connu pour posséder un très grand nombre de cas : on en compte douze, d'autant que le basque possède la particularité de pouvoir décliner une forme déjà déclinée (on appelle cela la surdéclinaison). D'autres langues en ont encore plus : le record en Europe est le hongrois qui possède dix-huit cas d'utilisation courante, plus quelques autres plus rares.

Articles connexes[modifier | modifier le wikicode]

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