Égyptologie

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Auguste Mariette, l'un des pères de l'égyptologie.

L'égyptologie est une branche de l'archéologie et de l'histoire qui s'intéresse à l'Égypte ancienne (de la période avant les pharaons à l'Antiquité gréco-romaine).

La tradition égyptologique de la France remonte au XVIIe siècle avec l'expédition de Napoléon Bonaparte en Égypte, qui emmena avec lui de nombreux savants et artistes pour étudier les vestiges égyptiens.

De nombreux musées possèdent des salles dédiées aux antiquités égyptiennes, par exemple, le British Museum ou le Louvre.

Chronologie des études égyptiennes[modifier | modifier le wikicode]

Caricature de 1806 dénonçant l'égyptomanie (fascination pour l’Égypte).

La tradition égyptologique européenne remonte au XVIIIe siècle et à l'expédition d'Égypte, où Bonaparte emmena avec lui des savants et des artistes qui purent étudier et peindre les vestiges de l'ancienne Égypte. Le résultat de ces travaux fut regroupé dans la monumentale Description de l'Égypte ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'Armée française.

L'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont pris part à la recherche archéologique en Égypte.

L'exploration archéologique en Égypte au cours du XIXe siècle peut être divisée en trois périodes :

  • Avant 1850, la recherche se focalise sur la recherche d'objets et de sculptures demandés par les collectionneurs et les musées : Belzoni creuse à Gizeh, à Thèbes, dans la vallée des rois et à Abou Simbel pour le compte de Salt, consul d'Angleterre ; Salt embauche également Caviglia pour travailler à Gizeh et à Memphis ; Drovetti, consul de France, alimente les musées du Louvre, de Berlin et de Turin ;
  • Dans les années 1880 apparaissent les premières méthodes scientifiques, introduites par l'anglais Flinders Petrie.

Sites archéologiques[modifier | modifier le wikicode]

Carte des nomes (anciennes divisions administratives) et principaux sites de Haute et Basse-Égypte.

Haute-Égypte[modifier | modifier le wikicode]


Basse-Égypte[modifier | modifier le wikicode]

La capitale du 1er nome de Basse-Égypte conserve des vestiges de temples et de palais, mais surtout la nécropole de Saqqarah, avec la pyramide de Djéser.

Site majeur de l'archéologie égyptienne, avec les trois grandes pyramides de Chéops, Chéphren et Mykérinos.

Le temple de Rê (ou Râ) conserve un obélisque sur place. D'autres sont partis vers les grandes capitales mondiales : l'obélisque de la piazza del Popolo à Rome (qui, dans l'Antiquité, ornait la spina du Circus Maximus, mais aussi les « aiguilles de Cléopâtre » de Londres et New York.

Les fouilles de Saïs, dans le delta du Nil, ont livré les restes de plusieurs temples, dont celui de Neith, accompagné d’œuvres de l'art saïte, bien présent au Louvre, au British Museum et aux musées égyptiens de Berlin et du Vatican.

Tanis abrite la nécropole des rois de la IIIe période intermédiaire (IXe siècle av. J.-C.). De là proviennent les deux grands sphinx de granite rose du musée du Louvre.

La ville de Rosette (ou Rachid), dans le delta du Nil, a livré la fameuse pierre de Rosette, qui a permis, au XIXe siècle, le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens par Jean-François Champollion.

La capitale du royaume gréco-égyptien des Lagides n'a rien gardé de sa fameuse bibliothèque, mais on a une assez bonne d'idée de ce que devait être le phare d'Alexandrie, l'une des Sept merveilles du monde antique.


Principaux musées d'antiquités égyptiennes[modifier | modifier le wikicode]


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