Joachim du Bellay

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Joachim du Bellay

Joachim du Bellay (né en 1522 au château de la Turmelière à Liré, en France - mort en 1560 à Paris) est un poète français de la Renaissance.

Il est resté célèbre pour avoir écrit Les Regrets, un recueil de sonnets (où l'on trouve notamment le fameux « Heureux qui comme Ulysse... ») et pour avoir été le rédacteur de la Défense et Illustration de la langue française, texte important dans l'histoire de la poésie française et dans l'histoire du français : en effet, Du Bellay nous dit que les poètes de son pays doivent écrire en français plutôt qu'en latin, langue qu'à son époque on juge pourtant supérieure, et que le français peut devenir aussi riche que le latin ou le grec pourvu qu'on le fortifie en créant de nouveaux mots.

Biographie[modifier]

Joachim du Bellay naît vers 1522 au château de la Turmelière à Liré où il passe son enfance.

Il fait des études de droit à Poitiers.

Il rencontre Ronsard avec qui il profite, au collège de Coqueret, à Paris, de l'enseignement de Jean Dorat, un humaniste qui aime les auteurs de l'Antiquité et la poésie italienne.

Il forme avec d'autres poêtes dont son ami Ronsard un groupe qui se donne d'abord le nom belliqueux de Brigade avant de prendre celui de Pléiade.


En 1549, du Bellay publie la Défense et Illustration de la langue française : il y écrit qu'on ne doit plus composer de poèmes comme on le faisait au Moyen Âge mais qu'on doit plutôt imiter les poètes de l'Antiquité. Cependant, on ne doit pas écrire selon lui comme le faisaient ces poètes, en grec ou en latin, mais en français, dans sa propre langue. Pour du Bellay, les poètes français doivent montrer, par leurs poèmes, et notamment en créant des mots nouveaux, que le français peut devenir l'égal du latin ou du grec.

Il met ces idées en pratique dans L'Olive, un recueil de poèmes qu'il publie la même année.


En 1553, il accompagne à Rome le cardinal Jean du Bellay, un parent dont il est alors le secrétaire. Pour Joachim du Bellay, qui admire l'Antiquité et les écrivains latins mais aussi la poésie italienne, c'est d'abord une chance que de pouvoir se rendre à Rome qui a été une grande ville de l'Antiquité puis un des foyers de la Renaissance italienne. Mais, pendant les quatre ans qu'il y passe, il est déçu par le comportement des gens qui l'entourent et regrette le pays de son enfance. Il exprime ces sentiments dans des poèmes, des sonnets, qu'il publie quand il revient à Paris en 1557, dans un recueil qu'il choisit de nommer Les Regrets. On y trouve en particulier un sonnet resté fameux et qui commence ainsi : « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage... ».

Du Bellay meurt en 1560 à Paris, trois ans seulement après son retour de Rome.


Sources[modifier]


Œuvre en ligne[modifier]

Du Bellay, Joachim. Recueils romains (contient : Les Antiquitez de Rome - Le Songe - Les Regrets - Le Poète Courtisan - Je ne veulx... - Divers jeux rustiques) (édition critique établie par Daniel Aris et Françoise Joukovsky). In Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France [en ligne]. Bibliothèque nationale de France, [consulté le 19 novembre 2008]. Disponible sur : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k101437c

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