Premier voyage de Christophe Colomb

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Portrait présumé de Christophe Colomb

Christophe Colomb fit quatre voyages maritimes vers l'Amérique et dans la mer des Caraïbes entre 1492 et 1502. Parti vers l'ouest avec une intuition, mais avec des calculs géographiques faux, il pense trouver une voie maritime vers l' Inde. En fait, le 12 octobre 1492, il découvre un nouveau continent (qui sera appelé plus tard Amérique). Les trois autres voyages, en 1496, 1498 et 1502, lui servent à mieux connaître les conditions de navigation et les côtes des îles Caraïbes et de l'Amérique centrale. Ses voyages ouvrent le chemin à d'autres marins explorateurs.

Préparation du voyage transatlantique

Les conceptions géographiques erronées de M. Behaim ... et de Colomb

Christophe Colomb a une solide expérience de marin. Il a navigué en mer Méditerranée. Il est né à Gênes en 1451 ou 1452. Durant sa jeunesse, il fait du cabotage et se rend même à Chio près des côtes de l'Asie mineure. Il connaît aussi la navigation dans l'océan Atlantique proche, en particulier les îles des Canaries, Madère, les Açores, où il fait du commerce. Il aurait également séjourné à Elmina, au Ghana, vers 1482-1485. Il a également écrit qu'il était allé à Thulé, en Islande, vers 1477. Seul l'océan Indien, la mer des musulmans, lui était inconnu.

Fils d'un modeste tisserand de Gênes, Christophe Colomb cherche à s'élever socialement : les explorations maritimes peuvent lui apporter la gloire et la richesse.

Un de ses projets est de trouver une route directe vers l'Asie en traversant l'océan Atlantique (à la même époque les Portugais poursuivaient le même but, mais en contournant l'Afrique). Ce projet est basé sur les conceptions géographiques de l'époque. On ignorait l'existence à l'ouest d'un continent entre l'Europe et l'Asie. On estimait l'Asie plus proche qu'elle ne l'est en réalité et on pariait sur l'existence d'une étape possible dans l'île de Cipango (le Japon ?), que Marco Polo avait située pas très loin de Cathay (la Chine).

Un problème était la capacité d'emporter suffisamment d'eau potable pour entreprendre un voyage estimé entre 5 000 et 6 500 milles marins (à l'époque la traversée maximale d'un navire de haute mer était de 800 milles marins).

Reconstitution de la Santa Maria, navire amiral de Christophe Colomb

Un autre problème était la direction des vents qui devaient venir de l'est pour l'aller, mais qui alors empêcheraient le retour vers l'Europe. Colomb a alors la solution fournie par son expérience de marin : faire un aller très au sud à partir des Canaries pour profiter des vents alizés soufflant de l'est qui le pousseraient dans la direction supposée de la Chine. Le voyage de retour se ferait plus au nord, en direction des Açores, afin de bénéficier des grands vents d'ouest qui le ramèneraient en Europe. Ce projet trouvait l'oreille de certains conseillers des souverains espagnols, Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille.

Le financement du projet est assuré par des financiers génois installés à Séville et par le trésorier d'Aragon. Les moines franciscains, très proches de Colomb, sont chargés de vendre des indulgences en Estrémadure afin de rembourser rapidement les prêteurs de capitaux. L'accord est signé en avril 1492 : en cas de succès Colomb sera anobli, portera le titre de grand amiral de la mer océane, il sera le vice-roi et gouverneur perpétuel des terres qu'il découvrira ; de plus il percevra 10 % de toutes les richesses des terres qu'il gouvernera au nom de l'Espagne.

Premier voyage de Christophe Colomb

Le trajet du premier voyage de Christophe Colomb

Voyage vers les îles Canaries

À grand peine, Colomb arrive à équiper trois navires : une nef, la Santa Maria, et deux caravelles, la Pinta et la Niña. L'équipage compte 87 hommes, dont quelques gentilshommes (les hidalgos). La flotte quitte Palos, à côté de la ville de Huelva, en Andalousie, le 3 août 1492. Elle se dirige vers les îles Canaries qui appartiennent à l'Espagne depuis 1477.

Des ennuis de gouvernail sur la Pinta obligent à effectuer des travaux de réparation à partir du 9 août à la Grande Canarie. Colomb en profite pour changer la voilure de la Niña en la dotant de voiles carrées (très porteuses par le vent arrière de l'alizé). Les travaux sont terminés le 31 août.

L'aventure vers l'ouest

Le 9 septembre, l'expédition part vers l'ouest inconnu. Le 16 septembre, l'expédition entre dans la mer des Sargasses. Le 18 septembre, les navires sont au centre de l'Atlantique nord mais un vent contraire les pousse vers le nord. Ce n'est que le 26 septembre que Colomb parvient à retrouver la route qu'il s'était fixée. Pour ne pas effrayer les équipages qui n'ont pas vu de terre depuis des semaines, dès le 10 septembre Colomb "triche" en sous-évaluant les distances parcourues, afin de leur faire prendre patience. À partir du 24, la tension est vive à bord : l'équipage n'a plus confiance, d'autant que, plusieurs fois, on a cru avoir atteint le but (ainsi le 7 octobre on aperçoit un vol d'oiseaux). Le 10 octobre, Colomb arrive à apaiser une mutinerie naissante.

Le 7 octobre, Colomb change de direction et fait voile vers l'ouest-sud-ouest. Puis, le 10, il s'oriente vers l'ouest. Dans la nuit du 11 au 12 octobre, il atteint une terre inconnue. Le lieu exact est sujet à controverse. Cependant, on peut raisonnablement penser que cette terre est située dans les îles Bahamas : il pourrait s'agir de l'île Watling (baptisée alors San Salvador, le Saint Sauveur). Colomb pense être à proximité de l'Asie. Les indigènes rencontrés, les indiens Arawaks, lui font comprendre qu'il existe vers l'ouest une grande île Colba (Cuba) que Colomb pense être le fameux Carail.

Premiers contacts avec un nouveau continent

L'exploration des îles de la mer des Caraïbes ne permet pas de découvrir l'or, ni les pierres précieuses, ni les épices qui étaient un des principaux motifs de l'expédition de Colomb. Les Espagnols doivent donc renoncer à imiter le système des comptoirs commerciaux inauguré par les Portugais. Colomb suggère alors de procéder à la colonisation des terres nouvelles qui se révèlent fertiles et disposent d'une main d'œuvre indienne abondante. Cette idée aura de grandes conséquences sur l'avenir des habitants de l'Amérique, puis sur celui des habitants de l'Afrique de l'ouest.

Les Espagnols s'installent, début janvier 1493, à Hispaniola et fondent un fort qu'ils appellent Navidad. Quarante-trois hommes sont laissés sur place lorsque Colomb, le 18 janvier 1493, reprend le chemin de l'Europe avec deux navires (la Santa Maria très abîmée est utilisé pour construire le fort). Il s'oriente vers le nord-est pour atteindre la zone des Westerlies (les grands vents d'Ouest). Au large des Açores, une tempête lui fait perdre le contact avec la Pinta le 14 février. Celle-ci atteint la Galice (à l'ouest de l'Espagne fin février). Colomb atteint Lisbonne le 4 mars 1493. Le 15 mars, à Barcelone, il est reçu avec de très grands honneurs par les souverains espagnols Isabelle et Ferdinand.

Les autres voyages de Christophe Colomb

Christophe Colomb fera trois autres voyages vers les Caraïbes et l'Amérique du Sud et centrale.

  • le second de septembre 1493 à juin 1496
  • le troisième de juin à août 1498
  • le quatrième de mai 1502 à novembre 1504
Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Autres voyages de Christophe Colomb.

Vikiliens pour compléter sur les voyages de découverte

Source

  • Divers auteurs, Le grand atlas des explorations, Encyclopaedia Universalis, 1991
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