Autres voyages de Christophe Colomb

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Après son premier voyage en 1492-1493, Christophe Colomb en fait trois autres. Son but est de découvrir le Japon, car il est persuadé d'avoir atteint une partie reculée et inconnue de l'Asie. En 1493-1496, au cours de son deuxième voyage, il découvre la Dominique, La Guadeloupe, Porto-Rico et la Jamaïque. En 1498-1500, son troisième voyage le conduit dans l'embouchure de l'Orénoque (Venezuela) en Amérique du Sud. L'énorme débit du fleuve lui confirme qu'il est bien dans un continent, qu'il prend toujours pour l'Asie. Son action de gouverneur est contestée (il n'a pu empêcher le massacre des indigènes, oblige les nobles espagnols l'ayant suivi à travailler, projette l'importation d'esclaves africains pour remplacer les Indiens qui sont décimés). Il est destitué et renvoyé en Espagne. De 1502 à 1504, il fait un dernier voyage où il longe les côtes du Honduras et de l'isthme de Darien, mais n'entre pas en contact avec les Mayas. Il meurt dans la misère en 1506, à Valladolid (Espagne).

Deuxième voyage de Christophe Colomb[modifier | modifier le wikicode]

Le second voyage vers les nouvelles terres de l'Ouest a pour but d'assurer la relève de la quarantaine d'Espagnols laissés à Hispaniola en janvier 1493. Colomb, qui a convaincu les souverains espagnols que l'avenir était à la colonisation, embarque des nobles, des artisans, des religieux, des cartographes, des médecins et même un astronome. Cependant, il y a surnombre de nobles et insuffisance de producteurs, comme des paysans ou des artisans. Les hommes devraient pouvoir s'installer dans les îles, fertiles et peuplées d'une abondante main d'œuvre. Il n'y a pas de femmes dans ces voyages : les hommes devraient donc faire souche en se mariant avec des Indiennes.

Le second voyage a lieu de septembre 1493 à juin 1496

À l'arrivée à Hispaniola, Colomb constate que les Espagnols ont été anéantis. En effet une partie d'entre eux a été victime de maladies inconnues en Europe. Beaucoup ont été tués par les indigènes. Pendant l'absence de Colomb, les Espagnols ont tenté de voler les indigènes ou de prendre de force les femmes et les jeunes filles. Les indigènes se sont vengés. Les nouveaux arrivants s'installent et commencent la mise en valeur d'Hispaniola : ils tentent d'y faire pousser des plantes européennes, ce qui est souvent un échec, car les climats ne sont pas les mêmes. Pour produire, il faut travailler et Colomb exige que même les nobles participent par leur travail. Cela tend les relations entre Colomb et une partie des arrivants.

Trajets des deuxième, troisième et quatrième voyages de Christophe Colomb

Comme la recherche de l'or n'a pas été couronnée de succès et que les plantations se révèlent difficiles, la colonisation devient trop coûteuse pour les commanditaires de Colomb. Celui-ci imagine alors de se livrer au trafic d'esclaves, c'est-à-dire des Indiens des Caraïbes, accusés de cannibalisme, que l'on vendrait en Europe. Il envoie près de trois cents Indiens captifs en Europe. Après bien des hésitations, la reine Isabelle de Castille refuse cette idée au nom des principes chrétiens (son petit-fils Charles Quint n'aura pas les mêmes scrupules, puisqu'il autorisera la traite des noirs). Ce voyage permet à Colomb de découvrir la mer des Caraïbes et les côtes de Cuba et de mettre pied à la Jamaïque, dans les petites Antilles au nord de la Dominique.

Troisième voyage de Christophe Colomb[modifier | modifier le wikicode]

Le troisième voyage a lieu en 1498. Colomb, parti d'Europe, prend une route très au sud des îles Canaries. Parti des Canaries le 21 juin 1498, il atteint les îles du Cap-Vert le 30 juin. Le 4 juillet il quitte ces îles en direction du sud-ouest. Mais dès le 13 juillet ses navires sont encalminés, c'est-à-dire n'avancent plus par la force du vent. Il devient évident que cette route sud n'est pas la meilleure pour atteindre les Antilles. Ce n'est que le 19 juillet qu'il retrouve les vents d'est et décide alors de cingler vers l'ouest. Il atteint l'île de Trinité en Amérique du sud le 1er août 1498. Il découvre alors l'embouchure de l'Orénoque. L'examen du fort débit du fleuve lui suggère que ce cours d'eau dispose d'un grand bassin hydrographique : donc qu'il coule dans un continent, que Colomb prend toujours pour l'Asie.

Cependant Colomb est disgracié. Les motifs sont multiples : il n'a pas réussi à découvrir la route maritime d'Asie (alors que le Portugais Vasco de Gama en mai 1498 atteint les Indes en contournant l'Afrique, donnant ainsi la route de l'or, des épices, des pierres précieuses aux Portugais). Les colons installés à Hispaniola s'entretuent et la colonisation agricole ne fonctionne pas, faute de main d'œuvre et de plantes adaptées. Les nobles contraints au travail ne le lui pardonnent pas. Son idée de trafic d'esclaves est très mal vue. Aussi en 1499, il est emprisonné et ramené captif en Espagne. Il est cependant libéré, mais tenu à l'écart des expéditions espagnoles entreprises par d'anciens compagnons, en particulier Alonso de Hojeda.

Quatrième voyage de Christophe Colomb[modifier | modifier le wikicode]

En juillet 1502, Colomb quitte la côte sud d'Hispaniola et file vers l'ouest à travers la mer des Caraïbes. Subitement le 27 juin le vent tournant au nord-est, Colomb change d'orientation pour bénéficier de ce vent. Le 14 août 1502, il atteint alors le Honduras sur la côte de l'Amérique centrale. Il suit alors, avec des difficultés liées à la direction du vent, la côte en direction du sud. En janvier 1503, Colomb est à Belén au Panamà, où jusqu'en avril, il exploite sans grand succès des mines d'or. Malgré ses navires rongés par les vers et le moral de l'équipage au plus bas, il doit quitter Belén le 16 avril, navigue vers l'est et atteint le golfe de Darien. Pendant deux semaines, il a navigué le long de côtes qui ne sont qu'à une centaine de kilomètres terrestres de l'océan Pacifique. Le 1er mai il change de direction, et plein nord, regagne la Jamaïque.

Vikiliens pour compléter sur les voyages de découverte[modifier | modifier le wikicode]

Source[modifier | modifier le wikicode]

  • divers auteurs, Le grand atlas des explorations, Encyclopaedia Universalis, 1991.
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