Alpes françaises

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Carte des Alpes françaises

Les Alpes françaises sont un ensemble de massifs montagneux qui occupent tout le sud-est de la France. Elles constituent la partie occidentale de la chaîne des Alpes qui s'étend jusqu'en Autriche.

Les paysages sont ceux de la haute montagne : sommets élevés (le mont Blanc, avec 4 807 m, est le point culminant de l'Europe) et vallées profondes qui permettent une circulation assez aisée. L'empreinte des glaciers de l'ère quaternaire est très marquée, avec des vallées profilées transversalement en U et de nombreux lacs retenus par des moraines ou des verrous. Les glaciers actuels sont encore très nombreux. La diversité des roches constituant ces massifs donne des paysages très variés : reliefs plissés des Préalpes, vastes dômes granitiques comme celui du Mont-Blanc, barres acérées aux parois quasi verticales...

Les Alpes françaises, qui couvrent environ 40 000 km², forment la frontière entre la France, l'Italie et la Suisse.

Les Alpes du Nord[modifier | modifier le wikicode]

Les Alpes du Nord (au nord d'une ligne Die-Gap-cols du Lautaret et du Galibier) présentent de grands ensembles de relief de direction sud-ouest-nord-est :

Le plateau du Vercors
  • À l'ouest, les Préalpes se divisent entre les massifs du Vercors, de la Grande Chartreuse, des Bauges, des Bornes et du Chablais. Ce sont des régions calcaires qui dominent les plaines du Rhône et du Bas-Dauphiné. Elles dépassent souvent les 2 000 mètres d'altitude. Les Préalpes résultent du plissement des sédiments entassés à l'emplacement des Alpes pendant une grande partie du Mésozoïque. Ce sont souvent des grands plateaux ondulés bordés de falaises abruptes de grandes hauteurs (comme dans le Vercors). On y trouve également des barres rocheuses escarpées qui sont souvent les témoins de plis évidés (crêt de combe) comme dans la Grande Chartreuse. Les massifs sont séparés les uns des autres par des cluses (vastes vallées transversales aux plis) comme celles de Grenoble, de Chambéry, d'Annecy et de l'Arve. Ces cluses permettent un accès facile à la très grande vallée interne du sillon alpin.
  • Le sillon alpin forme une dépression de grande taille entre les Préalpes et les massifs centraux des Alpes du Nord. Il a été creusé dans des roches tendres et peut atteindre plusieurs kilomètres de large dans sa partie centrale (le Grésivaudan et la combe de Savoie). Le sillon alpin qui se relève au sud dans la vallée du Drac et au Nord dans la vallée de l'Arly, est encadré par des montagnes qui le dominent de plusieurs milliers de mètres. Le Sillon alpin forme l'axe principal des communications dans les Alpes du Nord car il sert de débouché aux vallées de la haute Isère (la Tarentaise), de l'Arc (la Maurienne), de la Romanche (Oisans) et du Drac.
Les différents sommets du massif du Mont-Blanc
  • Les Hautes-Alpes peuvent être divisées en fonction des roches qu'on y rencontre et qui donnent des reliefs différents :
    • Les massifs centraux de l'Oisans, de la chaîne de Belledonne et du massif du Mont-Blanc sont formés de roches cristallines et peuvent ressembler à des dômes, mais souvent prennent la forme d'aiguilles. Ils possèdent les plus hauts sommets des Alpes (le mont Blanc avec 4 807 m, la barre des Écrins dans l'Oisans avec 4 102 m ou la Meije dans l'Oisans avec 3 987 m). Les pentes y sont fortes et les reliefs sont enneigés une grande partie, voire la totalité, de l'année...
    • La zone interne comporte une variété de roches qui ne réagissent pas d'une manière identique à l'érosion et donnent des reliefs différents (ils sont quelquefois très démantelés, et émergent de grands éboulis, mais ils ont parfois des formes lourdes lorsqu'il s'agit de roches schisteuses). C'est le massif de la Vanoise.
    • Du fait de leur haute altitude, les Hautes-Alpes possèdent encore des glaciers actifs souvent de grandes dimensions (par exemple, la mer de Glace dans le massif du Mont-Blanc). Les formes de relief glaciaire y sont très répandues.

Les Alpes du Sud[modifier | modifier le wikicode]

Les Alpes du Sud dans l'Embrunais (lac de Serre-Ponçon)

Les Alpes du Sud ne présentent pas la même disposition de reliefs que les Alpes du Nord. Il n'existe pas l'équivalent du sillon alpin et les massifs cristallins sont peu étendus ; en revanche, les Préalpes occupent l'essentiel de l'espace.

  • Les Préalpes, sont des régions sédimentaires dont les plis s'orientent nord-sud dans le Dévoluy, les Préalpes de Digne et les Préalpes de Nice. Mais les plis sont de direction ouest-est dans le Diois, les Baronnies, les Plans de Provence et le Lubéron. Les roches sont surtout des calcaires et des marnes. Les altitude sont moyennes (le mont Ventoux culmine à 1 912 m). Les reliefs sont variés avec des barres rocheuses comme le Ventoux, des plateaux à l'allure de causse comme les plans de Provence. Souvent, les rivières s'y taillent des vallées très encaissées, des canyons (comme les gorges du Verdon). Les violentes averses méditerranéennes érodent considérablement les roches tendres et donnent souvent à ces régions un aspect ruiniforme.
  • Les Hautes-Alpes du Sud ont des altitudes moindres que celles des Hautes-Alpes du Nord. Elle dépassent rarement les 3 000 m (il y a 3 297 m dans l'Argentera, le seul massif cristallin). On distingue le Briançonnais, le Queyras et l'Embrunais). L'enneigement est moins épais et plus court que dans les Alpes du Nord.
  • La vallée de la Durance, tout comme celles de ses affluents (le Guil, l'Ubaye, le Verdon), n'est qu'une succession de petits bassins, mais elle pénètre très profondément dans la montagne et fait office d'axe de communication.

La formation des Alpes[modifier | modifier le wikicode]

À l'emplacement des Alpes, il existait, au Mésozoïque, une fosse marine profonde. Des sédiments en couches très épaisses se sont accumulés dans cette fosse. Au début du Cénozoïque, la partie est de la fosse émergea (c'est la zone interne constituant la Vanoise et le Briançonnais). Les sédiments soumis à des forces gigantesques en pression et température se transformèrent en roches métamorphiques dures. Puis, un peu plus à l'ouest, le socle sur lequel reposaient les couches sédimentaires se souleva. Les roches cristallines qui le constituaient perdirent leur couverture sédimentaire et forment aujourd'hui la région des massifs centraux (Mont-Blanc et Oisans). La couverture sédimentaire, qui a glissé vers l'ouest, s'est plissée et a donné les massifs des Préalpes. Les roches les plus tendres ont été déblayées par l'érosion fluviale, puis glaciaire, pour donner le sillon alpin.

Au quaternaire, toutes les Alpes étaient recouvertes par la glace. Les glaciers façonnèrent les vallées (profil transversal en U), surcreusèrent des parties tendres (ombilics), mais eurent des difficultés à raboter les parties dures qui formaient des obstacles (verrous). Après la fonte des glaciers (qui ne subsistent que dans les parties les plus hautes de la chaîne), les torrents et les cours d'eau reprirent possession des vallées et durent scier les verrous pour s'écouler vers l'aval. Les moraines, abandonnées par le recul des glaciers, forment souvent des barrages derrière lesquels les eaux s'accumulent dans des lacs.

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