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Claus von Stauffenberg

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Timbre-poste de la RFA à l'effigie de Claus von Stauffenberg, 1964.

Claus von Stauffenberg, né le 15 novembre 1907 à Jettingen-Scheppach (Bavière, Allemagne), mort le 21 juillet 1944 à Berlin, est un officier allemand de la Wehrmacht, d'abord allié au nazisme mais qui s'en détourna en 1942. Il est membre d'un complot qui le 20 juillet 1944 devait tuer Hitler et renverser le régime nazi. Le complot fut un échec et Stauffenberg fut fusillé. C'est l'un des plus importants personnages de la résistance allemande au nazisme.


Une jeunesse catholique favorable au nazisme[modifier]

Né dans la grande bourgeoisie catholique bavaroise, Claus von Stauffenberg (ou Claus Philipp Maria Schenk, Graf von Stauffenberg) est issu par sa mère du comte von Gneisenau, héros prussien des guerres napoléoniennes. Très cultivé, il fréquente les milieux littéraires (notamment le cercle de disciples de l'écrivain allemand Stefan George). Hostile au traité de Versailles et à la République de Weimar, il est dans les premières années du nazisme en accord avec cette politique, pensant que c'est le seul espoir de revenir à l'Allemagne impériale. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il combat en Pologne et en France, mais, après avoir vu les agissements des SS sur le front russe en 1942, et les persécutions faites aux Juifs qui choquent le catholique qu'il est, il devient convaincu, début 1943, de la nécessité de libérer l'Allemagne du régime hitlérien.

Tentatives manquées d'attentat contre Hitler[modifier]

Mise en contact avec les autres conjurés[modifier]

En 1943, en Tunisie, où il est grièvement blessé (il perd son œil gauche, sa main droite et deux doigts de l'autre main), il rencontre Erwin Rommel, persuadé de la défaite allemande. Ensemble, ils contactent de nombreux opposants allemands au régime national-socialiste. Ils trouvent de nombreuses personnes : le général Henning von Tresckow ; Wilhelm von Canaris, le chef de l'Abwehr (c'est-à-dire les services secrets allemands) mais anti-nazi ; le général Ludwig Beck, un des créateurs de la Wehrmacht ; le banquier suédois Wallenberg ; Mertz von Quirnheim ; Werner von Haeften ; Friedrich Olbricht, etc.

Tentative du 26 décembre 1943[modifier]

Alors que Hitler devait organiser une réunion le 26 décembre 19431, Claus von Stauffenberg voulait l'y éliminer. Cependant, la réunion fut annulée et l'attentat aussi bien sûr.

Tentative d'Henning von Tresckow[modifier]

Début 1944, le général Henning von Tresckow plaça une bombe dans un avion d'Hitler, mais elle ne fonctionna pas.

Complot du 20 juillet 1944[modifier]

Le plan Walkyrie[modifier]

Au quartier général d'Adolf Hitler, à Rastenburg (aujourd'hui Ketrzyn, en Pologne), le 15 juillet 1944 : Stauffenberg est à gauche, en veste claire ; à droite, portant un dossier, le Generalfeldmarschall Wilhelm Keitel.

Avec les autres conjurés, Stauffenberg mit en place un plan très précis après la mort d'Hitler, prévoyant de renverser le IIIe Reich, de faire de l'Allemagne un pays démocratique qui arrêterait la guerre avec les puissances de l'ouest de l'Europe, mais de continuer la guerre avec les Soviétiques.

Ils veulent d'abord faire un attentat qui éliminerait Hitler, Göring et Himmler simultanément, mais le temps passe, et en juillet 1944, Stauffenberg, qui monte en grade au niveau de la Wehrmacht (en jouant un double jeu très habile, tout comme Canaris), a accès aux conférences d'Hitler.

Le 20 juillet 1944[modifier]

Position des personnes présentes autour de la table, lors de l'attentat du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler
État des lieux, le 20 juillet 1944, après l'attentat.

L'attentat[modifier]

Le 20 juillet 1944, au lieu-dit la « tanière du loup », une salle de conférences d'Hitler située à Rastenburg, Claus von Stauffenberg dépose une bombe, cachée dans une valise. Elle explose entre 12h20 et 12h30, et crée une terrible explosion, que Stauffenberg et les autres conjurés regardent de loin. Persuadés qu'Hitler était mort dans une telle explosion, ils s'envolèrent pour Berlin et déclenchèrent le plan Walkyrie, et s'auto-dénoncèrent. Mais Hitler n'était pas mort, seulement légèrement blessé au bras (même si des gens étaient morts), la valise ayant été un peu déplacée.

Arrestation et fusillade des conjurés[modifier]

Le 20 juillet 1944, à 22h30, Stauffenberg, Tresckow, Beck, von Heaften, Olbricht, etc., furent arrêtés. Canaris est envoyé en camp de concentration et y meurt en 1945. Hitler contraint Rommel de s'empoisonner sous la menace que sa femme et son fils seraient tués s'il ne le faisait pas. Les autres, dont Stauffenberg, sont fusillés. Les derniers mots de celui-ci furent : « Vive l'Allemagne sacrée !  »2. Sur l'ordre d'Himmler, les conjurés, sauf Rommel, furent incinérés. Le IIIe Reich déclara la mort de Rommel comme naturelle, et lui fit des funérailles nationales. Himmler, qui voulait tuer tous les Stauffenberg, ne put le faire, la femme de Stauffenberg étant enceinte. Celle-ci mourut en 2006.


Claus von Stauffenberg, aristocrate allemand catholique, d'abord allié au nazisme, s'en détourna en 1942 et prit l'initiative de sauver l'Allemagne en tuant Hitler. Il réunit de nombreuses personnes, mais l'attentat, le 20 juillet 1944, fut un échec et il fut fusillé. C'est donc l'un des plus importants personnages de la résistance allemande au nazisme.

Voir aussi[modifier]

Notes[modifier]

  1. Voir Comte Claus Schenk von Stauffenberg sur histoquiz-contemporain. com
  2. D'autres sources disent : « Vive la Sainte Allemagne !  », ou « Vive l'Allemagne » ou encore « Vive notre Allemagne sainte », mais cela peut être dû a de simples différences de traduction.

Liens externes[modifier]

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