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Terrier (animal)

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l'entrée d'un terrier de blaireau

Un terrier est un refuge creusé dans le sol par un animal.

De minuscules terriers d'invertébrés[modifier | modifier le wikicode]

Le grillon excite souvent notre curiosité. Nous l'entendons sans le voir, car c'est de son terrier qu'il envoie son chant : « Cri-Cri ». Si l'on a repéré l'entrée, il suffit de gratter doucement au fond avec une herbe. Prudent mais curieux, le grillon ne tarde pas à sortir la tête.

L'araignée à trappe creuse un terrier à couvercle. Elle s'y cache pour guetter ses proies. Pour n'être pas repérée, elle referme sur elle un couvercle qui reste légèrement entrouvert. Dès qu'une proie passe à proximité, l'araignée bondit, la saisit et l'emmène dans le terrier pour la sucer.

Le scorpion mâle creuse un terrier dans lequel il emmène doucement une femelle pour s'accoupler et abriter les œufs.

Un terrier peut protéger de la chaleur ou du froid[modifier | modifier le wikicode]

Dans les déserts, les petits rongeurs vivent tout le jour enfouis dans leur terrier pour se protéger de la chaleur excessive de l'extérieur. Ils ne sortent que la nuit. Sous nos climats, c'est plutôt l'inverse : le terrier protège surtout de la fraîcheur du dehors.

Un refuge pour dormir tout l'hiver[modifier | modifier le wikicode]

Certains animaux passent la saison froide à dormir profondément (on appelle cela l'hibernation). Ils recherchent donc un refuge pour l'hiver.

L'ours brun, s'il ne trouve pas de cavité naturelle, s'enfouit entre les racines d'un gros arbre.

Les marmottes, qui possèdent également des terriers d'été en altitude, descendent en automne dans les prairies plus basses, creusent une vaste chambre, garnie de foin, où elles se serrent à 12 ou 15 pour passer ensemble l'hiver, au chaud, dans un sommeil profond.

La chauve-souris se suspend la tête en bas dans une caverne ou un grenier. Comme pour la marmotte, sa température interne s'abaisse jusqu'à celle de l'air ambiant. Mais s'il fait trop froid, elle se réveille pour éviter de geler.

Sans hiberner, les campagnols des neiges passent l'hiver dans des galeries peu profondes que la neige isole du froid extérieur.

Le réseau souterrain de la taupe[modifier | modifier le wikicode]

La taupe passe sa vie sous terre, elle est pratiquement aveugle (ses yeux minuscules distinguent tout juste le jour de la nuit). Ses pattes de devant sont de véritables pelles qui lui permettent de creuser des galeries. Son terrier comporte une grande chambre entourée de deux couloirs en anneaux et surmontée d'un donjon. De la chambre partent des galeries de chasse où la taupe recherche des vers de terre et des insectes, tout en bouleversant et en rongeant les racines qui gênent son passage. Le terrier est aéré par de fines galeries communiquant avec l'extérieur. La terre retirée des nombreuses galeries est rejetée sous forme de buttes, appelées taupinières.

La pouponnière des lapins de garenne[modifier | modifier le wikicode]

Les lapins de garenne vivent en société dans des terriers à plusieurs sorties. Pour fuir l'agitation du groupe, la femelle qui va avoir des petits creuse à l'écart une galerie simple, la rabouillère. Elle y met au monde 4 ou 5 lapereaux qu'elle revient allaiter chaque nuit, pendant trois semaines. Quand elle quitte la rabouillère pour se nourrir, elle rebouche l'issue pour mettre les petits à l'abri des prédateurs (putois, belettes, fouines).

Le terrier bien propre du blaireau[modifier | modifier le wikicode]

Vivant en groupe, les blaireaux creusent un terrier à plusieurs issues, avec des chambres qu'ils garnissent d'herbe sèche et de paille. Dans la plus grande, la femelle met au monde 3 à 5 petits qu'elle allaitera un mois. Le terrier est maintenu très propre par le rejet à l'extérieur de la litière salie. Le blaireau accepte le voisinage du renard qui pourtant n'a pas les mêmes habitudes.

Le terrier répugnant du renard[modifier | modifier le wikicode]

Le renard s'approprie parfois, en le modifiant, le terrier d'un autre animal. Mais lui se trouve à l'abri d'un occupant indésirable, car personne ne lui vole son logis : il sent trop mauvais. En effet, à la grande chambre familiale, à la salle de jeux des renardeaux et au vestibule permettant d'observer l'extérieur, s'ajoute une fosse servant de garde-manger où le gibier conservé est rarement de première fraîcheur. De nombreuses galeries permettent de sortir.

Un grenier souterrain pour les réserves d'hiver de certains rongeurs[modifier | modifier le wikicode]

Comme le hamster ne trouvera plus, l'hiver, les grains qui constituent sa nourriture, il en fait des provisions dans son terrier.

Le mulot entasse également des graines et des tubercules dans son terrier. Il se réfugie parfois dans les greniers ou les écuries et puise alors dans les provisions des humains. C'est plus facile mais aussi plus risqué !

Beaucoup de galeries souterraines sont des chemins plutôt que des habitations[modifier | modifier le wikicode]

De nombreux animaux creusent des galeries dans la terre ou dans le bois des arbres. Ils vivent sous le sol ou au cœur du bois, mais on ne peut pas parler d'abri ou d'habitation. Les galeries que nous voyons ne sont que la trace de leur passage.

Ainsi, le lombric ou ver de terre se nourrit de terre et rejette à la surface, sous forme de tortillons, celle qu'il a digérée.

Des insectes, comme le scolyte, se nourrissent du bois d'un arbre et y laissent un fin tunnel vide partout où ils sont passés.

Sans avoir véritablement un abri, certains animaux se reposent dans des endroits favoris[modifier | modifier le wikicode]

Cerfs et chevreuils se reposent souvent dans un même taillis. Les chasseurs appellent cet endroit la remise parce que les bêtes s'y remettent de leur fatigue.

Le sanglier choisit sa bauge sous un buisson, à proximité d'une souille boueuse où il pourra se vautrer.

Le lièvre a son gîte dans un fourré que les braconniers reconnaissent par les coulées, chemins qu'emprunte toujours l'animal pour s'y rendre.

On appelle liteau le lieu où se repose le loup dans la journée.

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